Vous me voyez venir avec South Park, Beavis et Butt-Head et autres trucs malsains. Et bah non: le glauque se cache dans les détails, et les adorables héros qui ont peuplé nos rêves d’enfants sont pour certains d’immenses tocards véhiculant des valeurs de merde. Prenez Oui-Oui, toujours content, toujours à dodeliner sa grosse tête : un gosse qui conduit un taxi pour payer son loyer parce qu’il a été abandonné, vous trouvez ça éducatif, vous ?

1. Renart chenapan

Le dessin animé Moi, Renart est librement adapté du Roman de Renart. Voilà, c’est dit. Sinon, Renart arrive chez son oncle Ysengrin qui lui offre un boulot et part directement avec la caisse. Trop sympa, Renart. Ensuite, Renart vole d’autres trucs, ment, porte une veste trop grande pour être cool, conduit une moto n’importe comment et fuit la police, harcèle sexuellement une renarde qui finit par succomber à son charme façon syndrome de Stockholm et, précisons-le, ne reverse absolument rien de ce qu’il vole aux pauvres. En plus, le générique laisse entendre qu’il est cocké.

2. Nicky Larson

Nicky Larson passe son temps à picoler, à essayer de sauter tout ce qui bouge en se prenant des stops et à tirer avec son flingue. Ce pervers polymorphe accepte de remplir des missions pour une copine de la police contre rémunération sexuelle. Plus beauf, tu meurs. « Tu viens à mon déménagement? » « D’accord, mais tu me suces? » Vous imaginez le tableau.

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3. Splinter, des Tortues Ninja

Un vieux célibataire poilu qui se promène en peignoir ça ne vous rappelle pas un ancien candidat à la présidentielle? Le titre original des tortues ninja, c’est Teenage Mutant Ninja Turtles. Teenage. Splinter, a beau se la jouer philosophe grec, un vieux célibataire poilu qui se promène en peignoir avec une cour d’adolescents, ça fout quand même mal à l’aise.

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4. Casper

Casper est un enfant mort ET dépressif qui fait peur à tout le monde sans le vouloir. Oui, c’est triste pour lui. Mais c’est aussi glauque à souhait. Heureusement, il se lie d’amitié avec deux enfants, bien vivants, eux. « Mon seul ami est un enfant mort. » Première étape d’une longue série qui conduit à porter des colliers à clous, écouter Marilyn Manson, puis à s’ouvrir les veines en première S4. Sans compter qu’on ne sait pas exactement ce qu’il fait aux enfants quand ils dorment la nuit.

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5. Les zinzins de l’espace

4 débiles bouffent des chips et regardent non-stop « Les gendarmettes en string » à la télé, pendant qu’un cinquième, qui se casse le cul à fabriquer une machine pour retourner sur leur planète, passe pour un gros con prétentieux. Le seul personnage efféminé est EVIDEMMENT celui qui fait le ménage. La pire colocation du monde.

6. Mademoiselle Bille-en-tête, du bus magique

Valérie Bille-en-Tête est une instit sous LSD qui kidnappe une classe entière pour l’entraîner dans sa folie de camée à bord d’un bus incontrôlable. Qu’est-ce qu’on se marre ! Personne ne parle des parents éplorés, du coût pour la collectivité quand les flics lanceront l’alerte enlèvement, de l’empreinte carbone d’un bus de 1995 qui se met à voler.

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7. Billy Ze Cat

Ce n’est pas tant Billy lui-même qui pose problème, mais la morale de l’histoire ; un gosse de 10 ans s’amuse à martyriser les chats. Pour bien qu’il comprenne que c’est pas gentil, un magicien-je-me-mêle-des-affaires-des-autres le transforme en chat de gouttière et le laisse comme une merde sur le trottoir, soumis à la loi du plus fort. Pour toujours.

C’est éducatif : d’ailleurs, quand le petit Théo m’a ramené un 8 en géométrie, je lui ai matraqué la gueule à coups de pompe, au petit con.

8. Widget

L’autre héros écolo, moins connu que Captain Planet. Widget est un petit monstre violet ultra-culpabilisateur qui veut sauver la Terre des mains de Megaslang. Megaslang cherche simplement à récupérer des animaux et des plantes pour sauver sa propre planète, Titanium. Widget va tout faire pour l’en empêcher, sur ordre d’un gourou intergalactique en cape, en foutant la maxi-merde dans des réserves écologiques. En plus, Widget passe son temps à bouffer végétarien en culpabilisant les gosses qui acceptent de l’aider.

9. Courage le chien froussard

Parmi les ambiances les plus glauques de la télévision. Comme avec Billy ze Cat, le problème concerne moins le personnage que la série elle-même. Courage est un chien complètement dégueulasse qui vit dans la maison des horreurs, où il est confronté à des démons, des zombies, des monstres et des rêves absolument terrifiants. Cartoon Network ciblait les enfants de 8 ans. Ils n’ont pas dû avoir la même enfance que les autres.

10. Oui-Oui

Bon, c’est un gosse. Un gosse en bois, mais un gosse quand même. Il vit dans sa « maison-pour-lui-tout-seul » et fait le taxi pour la payer, sa « maison-pour-lui-tout-seul », à Miniville, où les loyers doivent grimper. On a dû lui proposer, il a répondu ouioui. En fait, c’est le triomphe absolu du capitalisme, Oui-Oui : on fait bosser les gosses, ouioui, puis on leur file une bagnole pour qu’ils ferment bien leur gueule. Allez, il est sept heures, au boulot le môme.

11. (Bonus) Bender

Bender n’a aucune empathie, boit de la bière en continu, vole, triche et ment, martyrise Frye et ses amis, n’est absolument jamais fiable et est un voyeur sexuel. Mais au moins, il ne fait pas semblant. Rien à dire, Bender est cool.

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J’en discutais justement avec Pikachu l’autre jour de tout ça. Enfin, j’en discutais… Il répétait « Pikachu » en boucle, quoi. Egotrip, cocaïne: faut qu’il aille voir un psy.

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