hooligan
source photo : Back to the movies

    Le football, c’est d’abord un sport. Puis c’est un bizness. Enfin, c’est de la passion. Une passion qui peut s’avérer débordante, voire très, très malsaine. Violente et meurtrière. La faute à des groupes de supporters dégénérés qui gâchent le spectacle, en particulier dans les dix clubs suivants.

  1. Les Peacocks de Leeds, Angleterre
    Peacocks, ça veut dire « paons » en français. C’est plutôt mignon un paon. C’est beau et puis ça vit pas en bande. Sauf à Leeds où le groupe du même nom est réputé comme l’un des plus violents d’Angleterre, c’est dire. Même si le club a disparu du haut de l’affiche depuis une décennie, les Peacocks continuent de faire parler d’eux. En moyenne, une centaine d’arrestations par an. Une belle bande de champions.
  2. Atlético Nacional, Colombie
    Dans les années 1980, l’Atlético Nacional, club de Medellín, est repris en main par le baron de la drogue (et bien plus encore) Pablo Escobar. L’homme n’y injecte pas seulement des milliers de dollars, il y importe une violence sans nom qui perdure depuis. Les coups de fusil y sont fréquents pendant les matchs, et les morts s’y comptent par dizaines tous les ans. Emmener les enfants au stade relève de la déficience mentale. On n'a pas le même maillot et on n'a pas la même passion non plus.
  3. Al-Masry, Égypte
    Fondé en 1920 à Port-Saïd, Al-Masry a toujours eu mauvaise réputation, la faute à l’un de ses groupes de supporters ultra-violents. Cette caractéristique peu glorieuse a éclaté aux yeux du monde entier un jour de février 2012, lors du derby face au rival du club de Al-Ahly. Une véritable scène de guerre qui va durer plus de vingt-quatre heures, pour un bilan effroyable : 74 morts et 1500 blessés. Oui on parle bien de foot là.
  4. Boca Junior, Argentine
    En Argentine (et plus globalement en Amérique du Sud), on appelle les groupes de supporters violents les « Barras Bravas ». Tous sont dangereux, mais historiquement, ceux de Boca Junior sont les plus redoutés. À chaque derby de Buenos Aires, face au rival River Plate, la capitale est placée sous très haute tension, ce qui n’évite pas les affrontements, et les morts... Une vingtaine depuis le début des années 2000.
  5. Ks Cracovie et Wisla Cracovie, Pologne
    Bienvenue chez les fous ! Le derby de Cracovie, ce n’est pas du football, c’est de la violence pure. Point culminant de cette rivalité haineuse, le derby de 2006 : huit morts et plus d’une centaine de blessés. Pour deux clubs aux palmarès ridicules.
  6. Olympiacos, Grèce
    Le groupe de supporters le plus violent de Grèce se nomme « Gate 7 » et porte les couleurs du club de l’Olympiacos Le Pirée. S’ils n’étaient qu’idiots, cela pourrait encore passer. Le problème, c’est qu’ils aiment tuer, surtout s’il s’agit de supporters du club rival, le Panathinaikos. En 2011, douze hommes ont ainsi été massacrés par le Gate 7.
  7. Milwall, Angleterre
    À Milwall, on compte moins de buts par saison que d’arrestations parmi le groupe de supporters le plus violent du club, les Bushwackers. Ils ne sont pas nombreux, moins de 200, mais chaque année ils font la une des journaux par leur comportement ultra-violent. À noter qu’ils aiment particulièrement se battre contre deux autres groupes de supporters très violents, les Headhunters de Chelsea et l’Inter City Firm de West Ham.
  8. AS Rome, Italie
    Ah ! Rome, l’Italie, la dolce vita...Que du rêve, sauf quand il s’agit de football. Les supporters de la Roma sont ainsi considérés comme les plus violents d’Italie, surtout quand il faut se foutre sur la gueule avec les rivaux de la Lazio. Mais pas que : en 2001, deux supporters de Liverpool sont assassinés dans un bar à proximité du Stade olympique. En 2006, ce sont au tour d’une dizaine de supporters de Middlesbrough d’être gravement blessés.
  9. Étoile Rouge de Belgrade, Serbie
    Parmi les supporters de l’Étoile Rouge de Belgrade, la violence est une tradition, en particulier quand le club a la chance de jouer une coupe d’Europe. Le groupe le plus violent se nomme « Delje ». Ses membres sont d’anciens paramilitaires serbes ayant « servi » durant la Guerre des Balkans dans les années 1990.
  10. Galatasaray, Turquie
    En Turquie, le club de Galatasaray (Istanbul) est un club prestigieux, au palmarès imposant et aux joueurs brillants. Seul gros problème, la centaine de hooligans qui, depuis au moins les années 1980, fait régner la terreur chez les supporters adverses. Les fans du Milan AC (1999), de Leeds (en 2000), du Borussia Dortmund (en 2014)… s’en souviennent encore.

Après ça normalement, vous avez le droit de préférer le badminton...

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