Les cultures sont différentes et les pratiques avec ; on ne mange pas la même chose, on n’écoute pas la même chose, on ne vote pas pareil et on n’a pas les mêmes toilettes. Pour autant, il y a des choses extrêmement communes d’un bout à l’autre de la planète : des réflexes sociaux, certains rites et certaines caractéristiques biologiques qui nous poussent à adopter des comportements sociaux identiques.

1. Le haussement de sourcil

Le fait de lever les sourcils en signe de reconnaissance quand on aperçoit quelqu’un et qu’on s’apprête à le saluer est un signe sociale inconscient que tout le monde fait, partout, sur tous les continents. Le geste dure à peine un cinquième de seconde, mais on voit bien à quoi il correspond : une étude empirique de 1987 a montré des différences dans la pratique selon les régions, mais elle est commune à tous les humains.

Crédits photo (creative commons) : Georges Biard

2. "Maman et papa"

Il y a un point commun à presque toutes les langues que compte la planète (6000, quand même) : la désignation des parents par les mots « papa » et « maman », surtout « maman ». « Mama » en espagnol, « mummy » en anglais, « mama » en mandarin, « mama » en swahili, « mam » en gallois… Les linguistes pensent en réalité que ces mots sont des babillages communs à tous les bébés car faciles à prononcer. Le (a) ne demande pas d’efforts d’élocution, et le son (m) est produit sans la langue, avec les lèvres. Dès lors, ce sont les parents qui, entendant le bébé prononcer le mot, pensent que celui-ci les désigne. Une construction sociale universelle née d’une réalité biologique.

3. Le sourire

Pareil : on sourit partout sur la planète. Ce comportement est inné et génétiquement codé. On le sait, parce que les enfants sourds et aveugles de naissance sourient. Pourtant, ils ne peuvent reproduire quelque chose qu’ils ont vu et entendu. Et dans toutes les cultures, le sourire a la même signification positive et engageante. Pratique.

4. "Hein ?"

Une étude de 2013 a montré que toutes les langues du monde avaient un mot en commun : « hein ? » prononcé de la même manière, sur le même ton, avec une sonorité légèrement différente mais tout de même très proche et dans le même contexte. Les biologistes suggèrent que c’était le son le plus adapté pour traduire l’incompréhension : rapide, court, facile à prononcer et très clair. Tout le monde s’y serait accordé.

5. L'attendrissement devant les bébés

Y compris les chatons. La vue de bébés génère un afflux de dopamine dans le cerveau humain. Par ailleurs, si nous sommes plus attirés par des bébés à tête ronde et grands yeux, c’est sans doute du fait d’une mutation génétique qui a poussé nos ancêtres à mieux valoriser ces bébés paraissant mieux portant. Plus dingue, les grands singes aussi manifestent une émotion positive devant des images de bébés, même quand ce ne sont pas des bébés de leur espèce…

6. La musique

C’est un élément absolument universel et propre au genre humain. On en retrouve dans TOUTES les cultures, sous différentes formes, évidemment, mais dans TOUTES les cultures. Il existe un débat au sein de la science pour savoir si la possibilité de produire et d’apprécier la musique est une compétence culturelle ou biologique. Vous pouvez vous y référer ici.

7. L'organisation de rites

L’invention du rite est liée à l’humanité. Les tous premiers hommes pratiquaient déjà des cérémonials liés à la mort, à la naissance, à l’union. Si ces rites peuvent différer d’une culture à l’autre, ils s’attachent à codifier le social et à créer des points de repères au sein d’un groupe. Religieux ou sacrés au départ, ils ont mué pour certains. Les horaires de travail relèvent du rite ; les vacances, le weekend également. L’apéritif. Le dîner. Tout est ritualisé, codifié, réglé. Or, on retrouve cette organisation partout.

8. Le fait de ne pas mesurer 11 cm

On trouve très très peu d’humains de 11 cm.

Human after all.

Source : Psychology Today