Tout le monde a un jardin secret. C’est normal de cacher à sa famille sa passion pour la collection de pin’s à l’effigie de Michel Gallabru. Ils ne comprendraient pas et jugeraient, alors que c’est une occupation comme une autre. Mais si votre jardin secret reste bien caché car il ne prend pas trop de place dans votre vie, l’Histoire nous a concoctés quelques petits bonhommes qui avaient besoin d’embaucher plusieurs jardiniers pour tondre la pelouse des 19 hectares que prenaient le leur.

1. La carrière la plus absurde de l'Histoire

En 2016, en Allemagne, un attentat à Cologne est évité de justesse. Le mec derrière tout ça bossait pour l’anti-terrorisme allemand, mais ça n’en faisait pas un génie pour autant : il ne s’est pas fait choper à la suite d’une longue enquête impliquant des marchands d’armes, des indics, et un détective privé alcoolique divorcé et dépressif, mais simplement en racontant sa vie sur un chat. Vous avez bien lu, ce prix Nobel expliquait le plus simplement du monde sur un forum Jihadiste qu’il était infiltré et voulait faire tout péter. Mais ça ne s’arrête pas là, ce mec est un champion du monde : marié et père de 4 enfants, il était également acteur porno gay. Comment l’a t-on su ? Son pseudo d’acteur porno était le même que celui qu’il utilisait pour raconter ses beaux projets. Je pense que Daesh n’a pas revendiqué. Je voudrais bien rajouter des blagues, mais c’est difficile de faire mieux que ça.

Source photo : Giphy

2. Rick Angel, l'étoile montante de la politique

Son véritable nom est Guillaume F., et il était conseiller UMP. Je n’en parle pas au passé parce qu’il est mort, mais bien parce qu’il s’est fait virer du parti pour sa double vie. Oui, car pour boucler les fins de mois, Guigui était un acteur et réalisateur de talent. Pardon, mon clavier a fourché, j’ai écrit talent, je pensais porno. J’aurai aimé assister au procès devant les prud’hommes, dans lequel ses supérieurs ont dû justifier leur décision. Je me demande aussi comment le mec qui l’a découvert s’en est justifié. Trop de mystère autour de cette affaire.

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3. John Leonard Orr, le pompier pyromane

Un peu de respect pour ce type svp. Il a été pendant près de 10 ans le patron de la section d’enquêtes sur les incendies criminels en Californie. Et il était sacrément bon dans son job, arrivant presque systématiquement premier sur les lieux des incendies et trouvant systématiquement l’origine du feu. Je pense qu’on est d’accord, dans un épisode des experts, il se ferait cramer en une dizaine de minutes, mais ces derniers devaient probablement être à New York à ce moment, parce qu’entre 1984 et 1991, il a déclenché plus de 2000 feux, pour un coût total de plus de 10 millions de dollars, et un paquet de morts, avant de se faire cramer par une empreinte de chaussure laissée près d’un feu. La tuile. Mais pourquoi faisait-il donc ça ? Et bien c’est simple : il aimait le feu. Comme tout le monde, vous allez me dire, qui résisterait à l’attrait d’un bon feu de cheminée, ou à celui d’un barbecue convivial ? Mais bon lui, c’était le next level : on a retrouvé chez lui un bouquin dans lequel il exprimait carrément du désir sexuel pour le feu. J’espère qu’il avait de solides capotes, parce qu’à cette température-là, le latex fond.

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4. Andrea Contin, au nom du père, du fils, et de la sainte orgie

Andrea Contin est un prêtre italien, ultra conservateur sur les questions de l’adultère, de la pornographie, et de tout ce genre de conneries. Mais Andrea est un homme avant tout, et comme tout un chacun, il a des pulsions sexuelles. Mais comme il n’organisait pas de cours de catéchisme, son seul moyen de les évacuer était d’organiser des maxi-orgies dans son église, ce qui est une technique comme une autre d’intéresser des gens à une religion en perte de vitesse ces dernières années. Plutôt malin, et on ne peut pas dire que le Seigneur n’avait pas sa place dans tout ça, vu que ces orgies étaient filmées et que chaque vidéo portait le nom d’un des papes. Quel bel hommage. A coté de ça, il encourageait aussi les femmes qui venaient le voir au confessionnal à expier leurs péchés en faisant connaissance de manière très approfondie avec des chevaux. Il a fini par se faire griller en janvier 2017, et virer des ordres.

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5. Robert Townsend, la gauchiasse journalope

Pendant la guerre d’indépendance américaine, Bobby était un marchand loyaliste, qui écrivait des articles pro-Angleterre, incitant tous les Anglais à se battre contre les Américains. Il chillait au calme dans des cafés royalistes et avait plein de potes qui mangeaient du pudding et lui faisaient confiance. Mais vous le savez mieux que moi, chers lecteurs, on ne peut jamais faire confiance à une journalope, parce qu’en scred, le mec allait balancer toutes ses infos aux Américains. Il a permis de choper un général américain qui poucavait pour les Anglais, de prévenir les Français qu’une embuscade anglaise les attendait pour leur débarquement… Il était tellement discret qu’on a découvert sa vraie identité seulement 150 ans plus tard en croisant des documents d’époque. Le type est chaud.

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6. Albert Pierrepoint, l'homme qui n'aimait pas les nazis

Albert Pierrepoint était un anglais qui, en 1946, s’est acheté un bar avec ses petites économies. Et quand même, il était sympa Bébert. Tout le monde l’aimait bien parce qu’il chantait et dansait tout le temps. Ahlala, quel déconneur. Mais au fait, comment l’a-t-il payé son bar ? Un peu comme tout le monde, il a fait un petit boulot : bourreau pour le gouvernement britannique. Entre 1932 et 1956, il a buté pas moins de 450 mannos, en Angleterre comme à l’étranger, dont une tripotée de mecs chargés tu transport ferroviaire allemand entre 1933 et 1945. C’est notamment lui qui s’est occupé du cas des condamnés à mort du procès de Nuremberg. Finalement, son nom sort dans la presse, ce qui lui fait une improbable publicité, les gens se bousculant pour aller se pinter dans le bar construit par le sang des nazis.

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7. Alfred Deakin, meilleur troll que vous ne le serez jamais

Premier ministre d’Australie entre 1903 et 1910, Deakin était un homme d’état progressiste et très efficace, qui a notamment cofondé le système de gouvernement du pays. Pourtant, pendant 11 ans, chaque semaine, un article anonyme expliquait dans le Morning Post, un journal londonien, à quel point il était con – stupide – inutile – faisait n’importe quoi (rayez les mentions inutiles). Ces articles ne le trashait pas seulement lui, mais également l’ensemble de la vie politique Australienne. Par exemple, en 1905, il le décrit comme un idéaliste littéraire qui poursuit des rêves impossibles. Bon, vous l’aurez deviné, c’est lui qui écrivait tout ça. Je salue la performance parce qu’il faut quand même une sacrée imagination pour pouvoir se vomir à la gueule pendant 11 ans. Il finit par arrêter en 1910, en même temps que sa carrière politique.

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8. Le père Sergio Benitez, tous les héros ne portent pas de cape

Toxico jusqu’à ses 20 ans, il a réussi à arrêter totalement la drogue en s’impliquant à fond dans la religion, devenant le gérant d’un orphelinat et venant en aide aux parents pauvres. Et alors ce mec devient alors l’homme le plus cool et badass de l’Histoire. Délaissé par l’Eglise et le gouvernement, il ne bénéficie d’aucune aide pour financer son orphelinat. Il fait alors ce que n’importe qui aurait fait à sa place : la nuit, il met un masque et, plutôt que d’aller combattre le crime dans les rues de Gotham, il monte sur un ring de catch et utilise l’argent qu’il y gagne pour faire manger les orphelins dont il s’occupe. Il fait ça pendant 23 ans, jusqu’à ce qu’il se fasse démasquer. Non je pleure pas, c’est les oignons. Il vit toujours aujourd’hui, mais il a pris sa retraite pour laisser de la place à John Cena.

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En tout cas si ça vous intéresse, j’ai le pin’s Gallabru lors de son anniversaire de 41 ans en double, faites une offre si vous êtes intéressés. Pas sérieux s’abstenir.

Source : Cracked, La Dépêche