Crédits photo (creative commons) : dollen
La pause déjeuner, c’est l’occasion de déjeuner, mais aussi, et surtout, l’occasion de faire une pause. Et à la pause, les collègues deviennent des relations, voire des amis, et c’est sur ce petit réseau social que vous comptez pour passer un moment agréable avant de reprendre les tâches laissées en plan ce matin. Et comme toute boite, la masse salariale de votre entreprise compte ses brebis galeuses, ces collègues qui ont le pouvoir étonnant de vous pourrir votre repas et de vous faire attendre la reprise du boulot avec une impatience non contenue. En fait, il y en a 10.
- Le radin
Celui à qui il manque tous les jours 1 ou 2 euros. Il attendra le dernier moment pour vous dire qu’il est embêté, mais qu’il vous rend ça demain, promis. Comment le repérer ? Il met des rince-doigts dans sa poche et prend du pain au-delà du raisonnable. - Le néo-végétarien
Les végétariens de longue date sont en général tolérants. Ceux qui ont rejoint depuis peu ce mouvement sont encore portés sur le prosélytisme : « Ta cuisse de poulet, là, elle a l’air gorgé de farines animales, ça fait froid dans le dos… et tes frites, elles sont cuites à l’huile végétale ? Tu sais pas ? Si tu veux mourir à 40 ans, c’est ton problème… » Comment le repérer ? Il vous le dit depuis 9h ce matin, « Je sais pas si je te l’ai dit, mais je suis végétarien, moi…« - L’apprenti cuisinier
Il a regardé « Top Chef » hier, et il peut t’affirmer que cette béchamel est en dessous de tout. Est-ce que tu savais que lorsqu’on ajoute du fromage pour lier une béchamel on a une sauce Mornay ? Non, tu ne le savais pas, et tu t’en foutais, parce que là, tu veux juste finir ton poisson tranquille. Comment le repérer ? Il demande au serveur du self si le hachis parmentier a été assaisonné à la Fleur de Sel de Guérande. - L’alcoolique chronique
Il a attaqué l’apéritif quand tu prenais ton café à 10 heures, et il a jugé utile de s’enfiler un demi pour « éviter la cohue » devant le restaurant d’entreprise. Il ne touchera pas à son plateau, parce que « manger, c’est tricher ». Comment le repérer ? Il t’explique d’emblée que ce serait plus économique de partager une bouteille plutôt que de prendre deux verres, même si tu ne bois pas. - Celui qui fait des blagues de cul entre chaque plat
La convivialité ultime, selon lui, c’est l’extrême vulgarité de ses bons mots. « T’as pris la mousse au chocolat? Fais gaffe, c’est aphrodisiaque, le bureau va se lever tout seul cet après-midi, HAHAHA... » La dernière fois que vous lui avez dit qu’il était lourd, il vous a dit « Oh, ça va, pète un coup !« … Comment le repérer ? Il prend toujours des clémentines et une banane sur le plateau de fruits, au cas où. - Celui qui a besoin de parler
Un divorce, une injustice au bureau, un client qui lui a dit qu’il était le pire commercial qu’il ait jamais vu de sa vie, un contrôle fiscal ou un devis ahurissant pour le contrôle technique de son monospace… Toutes ces misères, il faut que ça sorte, idéalement devant une macédoine de légumes ou une salade piémontaise. Comment le repérer ? Un journal à la main, un article repéré, il a déjà fomenté son plan. « Hausse de la TVA ?… Ça pouvait pas mieux tomber… avec mon divorce qui se prépare… Tu sais que je vais devoir vendre la maison avec cette histoire ?… Non, pas l’histoire de TVA je te parle du divorce !« - Celui qui finit toujours ton dessert
Il a une conception « communautaire » de votre assiette. Il dit « Tu permets ? » 83 fois par repas et tente d’apaiser votre irritation par des bons mots bien sentis : « T’inquiète pas, j’ai pas la gale! » Comment le repérer ? Il prend systématiquement le plat alternatif, « Tu prends quoi toi ? L’île flottante ? Ok, je vais tenter la mousse alors.« - Le maniaque de l’hygiène
La petite lingette humidifiée sortie en début de repas vient chaque midi interférer avec l’appétissante odeur des flageolets. Le maniaque brique consciencieusement sa table, son plateau et ses couverts en roulant des yeux, exaspéré par l’hygiène déplorable qui règne dans cette salle commune. Comment le repérer ? Il saisit son plateau avec des mouchoirs en papier. - L’animateur de tablée
Vous n’avez pas eu une matinée facile et vous comptez décompresser le temps de la pause déjeuner. Raté : votre voisin de table a décidé de vous raconter une anecdote hilarante qui lui est arrivée pas plus tard que ce matin en garant sa bagnole. À tout hasard, il vous conte sa mésaventure suffisamment fort pour attraper un public nouveau sur les tablées voisines. Comment le repérer ? il est déjà plié de rire avant d’avoir commencé à raconter. - Celui qui a des médicaments à prendre
On a tous, à un moment de notre vie, eu à avaler des comprimés à chaque repas. Alors pourquoi celui qui en prend juge indispensable de justifier le contenu de son ordonnance ? « Je suis obligé de prendre ça, à cause de mes problèmes de transit… et du coup, j’ai ces gélules pour les gaz… ça, c’est autre chose, c’est un complément vitaminé… » Comment le repérer ? Un sachet blanc dans une main, la notice fraichement dépliée de ses comprimés dans l’autre, le malade mime en général une pathologie plus visuelle que celle qu’il a vraiment : il renifle, il tousse, voire il boite.
Et vous, vous avez des bêtes noires du déjeuner ?
Commentaires au top
T'as quelque chose à dire, une réaction ? C'est ici. Oui, c'est bien fait hein ?
Serais-je preum’s ?
Personnellement, je peux dire que je détèste aussi les trois filles qui parlent entre elles de (au choix) séries américaines à l’eau de rose/garçons/roman de gare/people non stop, en empêchant tous le reste de la tablée de se voir et donc, de communiquer.
Sinon, je plaide coupable pour le point huit.
Celui qui continue à parler boulot à un moment où on voudrait juste se détendre.
Ah ah… Il y a aussi le boulet multi-fonctions (le dernier que je connaissais cumulait les 1-5-6-7-9), que tout le monde a déja repéré et donc que tout le monde évite… Pour l’eviter, il faut bien faire gaffe de se mettre sur une table ou il n y aura plus aucune place de libre, histoire qu’il ne s’incruste pas lorsqu’il arrivera tout seul 5 minutes plus tard, avec son blue tooth a l’oreille pour faire croire qu’il a des amis qui l’appellent tout le temps (surtout au cas ou il finirai a une table tout seul).
@Prince_tole : Ah ouais, ça y est, la Journée des Femmes est terminée, on repart pied au plancher!
@Gaston Starman : Oui, mais là, tu parles d’un type qui n’est pas que boulet du midi; c’est carrément un gros connard qu’il faut éviter 24h/24 (facile à repérer avec son oreillette bluetooth).
il y a aussi le gros dégueulasse qui manche comme un cochon… et qui parle la bouche pleine. Il faut leur dire au gens : On mange la bouche vide et on parle la bouche fermée. Ou l’inverse.
et l’accro au portable? comment l’oublier? Il a son telephone qui sonne/vibre toutes les 3 minutes et garde un bout de patate sur sa fourchette pendant toute la durée où il tape son message
Les fautes sont vraiment obligatoires ?
Celui qui te fait te poser la question si il y avait de la brandade de morue au menu vu l’odeur qu’il dégage ^^
Celui qui, si tu te met en face va gentiment parsemé ton plateau d’échantillon du sien avec ses postillons…
Genial ce top!
Moi je plaide coupable pour la 6, mais on est tous un peu pareil, non ??????
Sinon excellent le top ^_^
Je plaide coupable pour la 9 :’D
Autre énergumène : celui qui sait comment régler tes problèmes (s’assied généralement à portée d’oreille de celui qui a besoin de parler, mais pas directement à côté pour bien gêner la communication des autres) : il sait tout, voire il a déjà tout vécu, et il veut absolument t’aider à te sortir de ta situation, que tu lui demandes de l’aide ou non (celui qui a besoin de parler a généralement seulement besoin de se débarrasser d’un poids, mais est rarement prêt à suivre les conseils de celui qui sait comment régler tes problèmes)
J’ajouterais volontiers et en numéro 1 le collègue écolo-crado qui ne prend une rapide douche qu’une fois par semaine… et qui choisit de préférence les andouillettes parce que « le gaspillage, c’est mal ».
fichtre je suis la 1 et la 7, serais je radin au carré ?
LE RELOU… celui qui prends 2 entrees + plat + 2 desserts avec quatre fruits, une carafe d’eau et 25 tranches de pains… du coup pas assez de place sur son plateau il squatte le votre…et évidement il prendra la peine de s’asseoir a coté de vous pour récuperer la marchandise avant d’installer son mini camping sur la table….
Excellent ! Quand ça parle de bureau j’aime bien regarder ce blog (http://www.amha.fr/tag/entreprise) votre top m’y fait penser ;)
Celui qui a besoin de parler est également très fatiguant quand tu veux te poser pénard
Ceux qui parlent tout le temps, fort et qui vous empechent de bouffer tranquillou, car mince, il y a déja assez de cruit dans un bureau, si en plus on doit se taper des boulets sur-bruyants le midi, y’en a marre!!!
(bon top au passage)
Il y en a un très fréquent qui m’énerve beaucoup : le gâcheur.
Il prend une entrée, un plat, un fromage, et un dessert, et il laisse la moitié de tout ce qu’il prend dans son assiette. Si t’as pas faim, prends juste un plat !
Il faudrait mettre toutes ses personnes à la même table, ce serait très drôle à mon avis !
j’ai aussi pensé a l’accro au portable et au postilloneur
Il y a celle qui parle tout le temps de son enfant et de rien d’autre: « Mon enfant a fait ci, mon enfant a fait ça… » Je comprend que les parents sont en adoration pour leurs enfant, mais il faut s’intéresser à d’autres sujets de temps en temps… Puis celui qui ne parle que de sports et de bagnoles. Mais encore plus ennuyant, est celui qui parle des choses qu’ils s’achète ou qu’il projette de s’acheter. Comme par exemple, cette conversation pendant toute l’heure du déjeuner sur les tondeuses à gazon. Mais le pire de tous, c’est celui qui ne parle jamais, qui écoute les autres, mais ne dit rien. Je soupçonne qu’il nous juge et se croit tellement supérieur qu’il ne veut pas s’abaisser à notre niveau, en participant à nos conversations.
Celui dont les passions dans la vie sont la musique classique et le nascar
Ajouter mon commentaire