Plutôt que des bonbons, eux parlent de confiseries. De friandises. De mignardises.

Désuétude. Un jour, ils mourront, mais les confiseries resteront et avec elles un lot de caries mal soignées, développées à force de porter la main du paquet à la bouche. On ne sait pas pourquoi on perpétue la tradition. On y prend du plaisir. On se sent devenir vieux.

1. Les Vichy

« Tu veux une pastille Vichy pour accompagner ton verre d’Hépar ? Tu verras, c’est rafraîchissant ! Un petit Vichy… »

Phrase entendue à l’hospice Saint-Geneviève des Celestins le 10 mars 1947. Réentendue à la maison de retraite des Lilas le 28 mai 2017. Les temps changent, le Vichy reste.

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2. Les Werther's Original

Il paraît que Père Castor en raffole. Si je savais comment on appelle les bébés castor, je dirais qu’ils en raffolent aussi. Et je suis moi-même un genre de castor.

Crédits photo (creative commons) : Paul Hurst

3. Les berlingots de Carpentras

Fruit confit. Carpentras. Tous les éléments de la tristesse étaient réunis. Et pourtant, pourtant, j’en reprendrais bien un ou deux, moi, de berlingots.

Crédits photo (creative commons) : Stéfan Le Dû from Nantes, France

4. Les caramels mous

« Vous aimez les caramels mous ? », équivalent des citations de Kaamelott pour enfants des années 50. Mais oui, j’aime ça les caramels mous.

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5. Les violettes de Toulouse

Ce n’est sans doute pas en raison de l’arôme violette qu’on en reprend. Ce n’est pas non plus en raison de la texture médicamenteuse de ce truc un peu rêche. Ce n’est pas vraiment par plaisir. Ce n’est pas non plus par imitation. On ne sait pas pourquoi on en reprend, mais on en reprend.

Crédits photo (creative commons) : Morburre

6. Les La Vosgienne

Effet addictif incompréhensible. Tout est déplaisant : cette référence aux Vosges, la texture, la forme, la boîte, le bruit quand ça craquelle. Je serais bien capable de m’en faire une boîte, pourtant.

7. Les calissons d'Aix

C’est tellement bon, les calissons, qu’on a envie de rajouter un accent circonflexe sur le a pour rapprocher le calisson du câlin. Un bon gros câlin qui sent la peau de vieux et la mort proche.

Crédits photo (creative commons) : Mathsci

8. Les pralines

On est au cœur de l’univers de la confiserie. Nos ancêtres les Gaulois en mangeaient déjà à la Foire du trône ou au jardin d’acclimatation le dimanche, avant d’aller faire la guerre et manger du sanglier. 100% sucre. Les générations réconciliées.

Crédits photo (creative commons) : Romainbehar

9. Les bêtises de Cambrai

Personne ne sait exactement où se situe Cambrai, pas même les Cambrésiens, trop occupés à s’enfiler des bêtises pour faire attention à leur localisation géographique. On ne sait pas trop ce qu’il y a dedans ; on sait simplement qu’elles sont nées d’une erreur. Un peu comme toi.

Crédits photo (creative commons) : myself (Bernard Leprêtre)

10. Les bonbons au coquelicot

« Gentil coquelicot. Mesdames. Gentil coquelicot. »

Ainsi chantait mamie cherchant à nous endormir, tandis qu’on songeait à l’héritage que l’on ferait à sa mort en se gavant de bonbons au coquelicot.

Si l’on répète plein de fois le mot confiserie, il paraît qu’on maigrit.

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