Nous vivons une époque formidable : la remise des "Colliers d'Or" a permis de récompenser les plus belles performances de chien au cinéma. En vrai. Uggie, le chien star de "The Artist" était évidemment en course. L'animal est tendance sur grand écran, ne fait jamais grève, et demande des cachets raisonnables. D'autres animaux ont ainsi réussi à trouver leur public sur grand écran et preuve est faite que quelques animaux sympathiques dans une grosse production familiale, ça ne peut pas faire de mal. Petite liste non exhaustive de stars à poil des écrans (exit donc le Requin des dents de la mer, King-Kong ou les dinosaures de Jurassic). Et 4 bonus (c'est cadeau).

  1. "Babe le cochon", la Star.
    "Le cochon devenu berger" (1996). C'est bien fichu quand le titre raconte déjà toute l'histoire. Pas de trahison. Sauf que ce cochon superstar est en fait incarné par 48 porcelets à l'écran (un mythe s'écroule). Saurez-vous les reconnaître?

  2. "Willy l'Orque", l'unique, le seul.
    Sauvez Willy (1993) respecte tous les codes du film animalier : une bestiole majestueuse et facétieuse, un adolescent révolté et des exploitants sans scrupules. Une histoire d'amitié qui justifiera 3 séquelles. Quand même.

  3. "Air Bud", le chien basketteur.
    Les films avec des chiens, c'est bien joli, mais quand on a bien fait le tour du sujet, qu'est-ce qui empêche de mettre un maillot sur un toutou et de mettre des baskets sur ses petites pattes pour renouveler le genre ? Quand on a les moyens de Disney, on peut se livrer à toutes les folies.

  4. "Beethoven le Saint-Bernard", l'anti caniche.
    Comme le précise la bande-annonce, Beethoven (1992) alimente une bien belle tradition de film mettant à l'honneur les meilleurs amis de l'homme. Et ça marche souvent avec un gros chien bien costaud et forcément maladroit. Mais ça c'était avant "The Artist"...

  5. "Marguerite la vache", l'amitié franco-allemande.
    La "compagne" de route de Fernandel dans La Vache et le Prisonnier (1959) aura en plus du succès considérable au box-office l'honneur d'être "colorisée" pour la première fois dans l'Histoire du cinéma français. Un road-trip franco-allemand avec tout ce qu'il faut comme accent, mais très limité en effets spéciaux.

  6. "Flipper le Dauphin", celui qu'on confond 1 fois sur 2 avec une marque de chocolat blanc.
    Une série qui devient un film au cinoche en 1963. Puis un film qui devient un remake en 1996. Il n'y avait que le revenant Paul "Crocodile Dundee" Hogan et le "pas encore arrivé" Elijah "Frodon" Wood qui pouvaient accepter un tel projet.

  7. "Seabiscuit le Cheval", le PMU version Hollywood.
    Pur-Sang, la Légende de Seabiscuit (2003) ne lésine pas sur les effets pour apporter une touche dramatique à l'histoire vraie de Seabiscuit, un cheval de course qui a connu ses grandes heures dans les années 1930 et 1940. Casting prestigieux, musique pesante, on ne fait pas les choses à moitié à Hollywood.

  8. "Lassie chien fidèle", celui qui était aussi une film avant la série TV.
    Impossible de faire un top sur les animaux sans placer Lassie (2006), le collet fidèle parmi les fidèles. Avant de faire les beaux jours de la télé, il y eut un film dans les années 40 et un autre en 2006. On ne peut pas dire que le film soit une réussite (non on ne peut pas), mais avec les heures passées devant la télé à regarder ses exploits, ça aurait été injuste de ne pas la nommer.

  9. (bonus) "Winter le Dauphin", la pale copie
    Encore plus ambitieux : faire un film sur un dauphin qui ne s'appelle pas Flipper. Pour réussir un pari aussi fou, il faut sortir la grosse artillerie : Harry Connick Junior et Morgan Freeman, une histoire de dauphin handicapé et de prothèse de queue... du lourd.

  10. (bonus) "André l'Otarie", quasi Sauvez Willy mais pas vraiment non plus.
    André, mon meilleur copain (1994) nous raconte l'amitié entre une enfant et une otarie dont la maman a été tuée par des pêcheurs (certainement alcooliques, mais ce n'est pas précisé sur la jaquette). 1h30 de "lol-otarie" pour passer un bon moment en famille devant Gulli.

  11. (bonus) "Mookie le singe qui parle", pas très connu mais on n'a pas pu résister
    Alors Mookie, c'est l'histoire d'un moine (Jacques Villeret) qui rencontre un boxeur (Eric Cantona) pour sauver un singe qui parle (Mookie) depuis la chute d'une météorite. Le mec qui a proposé ce projet à un producteur pour lui demander un financement, il en avait dans le ventre.

  12. (bonus) "Zig Zag le Zèbre", parce que le cheval c'est déjà fait.
    Zig Zag, l'Etalon Zébré (2005) a cherché à surfer sur le succès de Babe. "Bon, j'ai une idée, on remplace le cochon par un zèbre, et le boulot de berger par celui de cheval de course... ça devrait marcher, non?". Oui, sur Equidia mais pas plus.

Mais aussi Crin Blanc, Les 101 Dalmatiens, L'ours de Jean-Jacques Annaud, le Cheval de Guerre de Spielberg, tous les animaux de Docteur Dolittle...

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