Une fois l’euphorie de la découverte de ta grossesse passée, tu commences à sérieusement flipper, en te disant comme tout le monde « mais, il va falloir accoucher ? » Alors oui, c’est le but final hein, mais ce qui peut faire flipper, en dehors de la douleur des contractions, c’est de penser à la tête de ton bébé qui va devoir sortir par un tout petit trou, en défonçant tout sur son passage, notamment ton périnée. Heureusement, il existe une méthode appelée Epi-No, qui pourrait t’éviter une déchirure ou une épisiotomie.

1. C’est une méthode qui vient de l’Ouganda

Cette méthode serait ancestrale, et les femmes enceintes de l’Ouganda s’entraîneraient à accoucher en insérant puis en expulsant des calebasses (c’est des grosses courges) de plus en plus grosses, afin de préparer leur périnée à expulser un bébé. Un peu trash vu de l’extérieur, mais l’idée vient de là.

2. Ça se présente sous la forme d’un petit ballon

Aujourd’hui, c’est un petit objet qui se présente sous la forme d’un ballon à gonfler à l’aide d’une pompe et à s’insérer dans le vagin, en le faisant grossir de semaines en semaines, afin qu’il atteigne le volume de la tête d’un bébé, pour que le Jour J le périnée soit déjà au taquet et ne se déchire pas.

3. Ça ne dilate pas le vagin, ça muscle le périnée

On ne parle pas de dilatation hein, mais juste de musculation avec son périnée, ton futur meilleur pote depuis que tu sais que tu es enceinte. C’est lui qu’il faut préserver le plus possible, qu’il faut entraîner pour l’accouchement, et qui se chargera de retenir tes organes après expulsion du lardon (tu pourras lui dire merci).

4. Il faut une validation de l’équipe médicale encadrante

On ne fait pas ça comme ça, il faut être sûre que l’équipe médicale qui t’accompagne pendant ta grossesse est ok avec cette méthode car si tu as un col court avec une menace d’accouchement prématuré ou un placenta recouvrant bas-inséré par exemple, c’est niet pour toi ma pov’dame, tu ne pourras pas utiliser cet appareil. Dans tous les cas, il faut en parler avec ceux qui te suivent médicalement.

5. Ça n’empêche pas la rééducation périnéale

Tu pensais que tu étais peinarde niveau rééducation, parce que tu avais utilisé cet appareil pendant ta grossesse ? Que nenni, tu y auras droit aussi. Peut-être moins, mais tu ne louperas pas ce passage obligé (et comme ça tu ne feras pas pipi quand tu entendras une blague drôle à 50 ans, merci le périnée musclé).

6. Ça coûte 125€ environ, mais c’est un peu remboursé

Oui c’est un coût, mais c’est remboursé un petit peu par la Sécurité Sociale (25€ environ), et peut être aussi par ta mutuelle, il faut te renseigner, sait-on jamais.

7. Il faut commencer l’exercice avant le terme

A partir de la 37ème semaine, d’après le site officielle www.epi-no.fr . Bien sûr, ta sage femme pourra te donner plus de précision en fonction de l’avancée de ta grossesse, ça dépend de quelques facteurs personnels. Ca peut aussi être bien de commencer vers 5 mois de grossesse pour avoir le temps de bien te préparer.

8. Les exercices sont quotidiens

Tu pourras faire des séances pendant 15 à 30 minutes. Le tout en étant pépouze sur ton lit, à bouquiner ou à mater un épisode d’une série sur Netflix.

9. Ça ne provoque pas d’accouchement prématuré

En cas de doute, parles-en à ta gynéco / sage femme, mais il ne faut pas paniquer : si c’est recommandé par les docteurs c’est que c’est ok.

10. Le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français est contre cette méthode

Le GNGOF pour les intimes, a produit deux études en 2015 et 2016 qui mettraient en évidence l’inefficacité de cette méthode, et qui recommande seulement le massage périnéal au cours de la grossesse pour aider à éviter une déchirure, ou une épisio.

Et vous, vous avez testé cette méthode ?