Quand on passe à la télé, on a un micro. Quand on a un micro, tout est enregistré. Mais parfois, on pense que les trucs ne sont pas diffusés, que les micros sont coupés ou tout autre moment d’intimité. Et on se trompe. Et on dit des trucs qu’on n’aurait pas aimé dire publiquement. Et on passe pour un gros con.

1. Denis Balbir au terme de OM-Leipzig

A la fin du match, oubliant que son micro est allumé, Balbir allume les joueurs de Leipzig. Seul hic, ses propos sont homophobes, puisque le commentateur du match les traites de pédés, entre autres. Autant dire qu’on a déjà vu plus classe. Et qu’il va lui arriver des bricoles. Pas sûr qu’on le verra commenter le match contre Salzbourg qu’il appelle de ses vœux.

2. Dominique Strauss-Kahn en 2006

On l’a oublié, mais avant d’incarner le plus grand retournement de situation de l’histoire politique française en 2012, DSK avait déjà tenté le coup en 2007. Avant sa primaire perdue contre Ségolène Royal, l’ancien ministre de l’économie faisait la tournée des plateaux en essayant d’avoir l’air cool. En pleine Coupe du monde, le voilà qui fait l’objet d’un reportage sur les dessous de sa campagne diffusé par Canal. Storytelling à mort. Et voilà que DSK oublie son micro HF quand son dircom lui explique ce qui va suivre : il doit emmener les journalistes le lendemain à la Fnac et acheter Zidane il va marquer pour son petit-fils et un CD de Coltrane pour lui, pour faire cool. DSK ne sait même pas qui est Coltrane. Ridicule, DSK est gêné en plateau.

3. Robert Durst avoue trois meurtres en oubliant son HF

Héritier d’un magnat de l’immobilier New Yorkais, Robert Durst a tué au moins trois personnes : sa femme dans les années 80, son amie d’enfance en 2001 et son voisin en 2000. Mais il n’a jamais été condamné pour AUCUN de ces meurtres, grâce à son argent, ses avocats, son intelligence et pas mal de bol. En 2016, il accepte de rencontrer un réalisateur pour donner sa version des faits : c’est la naissance d’une série documentaire, The life and deaths of Robert Durst, dans laquelle toute son histoire est retracée minutieusement et entrecoupée d’interviews de l’intéressé. Lors de la dernière, confondu par une preuve irréfutable de sa culpabilité, Durst nie ; puis se rend aux toilettes en oubliant son HF. On l’entend alors avouer ses crimes. C’est glaçant.

4. Ce conducteur de train

Qui manifestement passe un bon moment. Un très très bon moment.

5. François de Rugy

En 2016, le président de l’Assemblée nationale passe la parole à un député communiste. Et il oublie les micros. Et il chuchote mais on entend. Et il est saoulé. Parce que « Putain, il est chiant, lui. »

6. Ce maire du Texas

Un moment d’absence pour aller aux toilettes, un micro oublié, et c’est toute une salle d’audience qui se retrouve à profiter en direct et en stéréo du bruit du pipi qui tombe dans la cuvette.

7. Rachida Dati

Le 16 décembre 2009, l’ancienne garde des Sceaux reconvertie député européenne ne voit pas que des micros traînent alors qu’elle se trouve à son poste, au Parlement européen. Alors qu’elle téléphone, la voilà qui se met à expliquer que le Parlement, c’est l’enfer, qu’elle s’emmerde, qu’elle en peut plus, qu’elle a envie de se flinguer, tout ça tout ça.

8. Marc-Olivier Fogiel

Micro encore ouvert pour Marc-Olivier Fogiel en 2010, en marge de Roland Garros 2010. A l’époque, la numéro 1 française s’appelle Marion Bartoli et tout le monde s’en fout ; future vainqueur à Wimbledon, un reportage lui est consacré et met en avant le peu de ferveur dont lui témoigne le public. Fogiel a une explication pour ça, comme il le dit supposément en privé : « Elle est grosse, Marion Bartoli ». La classe.

Oupsie.