On vous a déjà parlé des origines cheloues, voire glauques, de nos objets du quotidien. En revanche, on se rend compte qu’on ne vous a pas assez mis en garde, pas assez protégés, qu’on a pas suffisamment tenu notre rôle de bonne étoile envers vous… On est vraiment désolé, mais on se rattrape tout de suite. FAITES GAFFE, certains de vos compagnons de tous les jours vous veulent du mal. Beaucoup de mal.

1. Les tote bags

Kézako : les sacs en tissus réutilisables.

Pourquoi c’est pas ouf : premièrement, personne ne lave suffisamment ces trucs, et ça devient rapidement bien crado. Secondement, et contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce n’est pas vraiment écolo. Leur production demande des tonnes d’eau, et ils ne sont pas toujours recyclables, à cause des logos contenant du PVC. Bilan : c’est bof. Des bof bags.

Crédits photo (CC BY-SA 4.0) : Jacklee.

2. Les coupes menstruelles

Kézako : plus communément appelées « cups », il s’agit d’une protection hygiénique réutilisable.

Pourquoi c’est pas ouf : plus que « pas ouf », les cups peuvent s’avérer dangereuses. Le sang bloqué dans le récipient reste chaud et devient un milieu de culture parfait pour la bactérie du staphylocoque doré, si la femme en est porteuse. Et ce n’est pas tout : la croissance de la bactérie est aussi favorisée par le taux important d’air (et donc d’oxygène) que laisse passer la coupe. Contrairement à ce que l’on pense, la coupe menstruelle peut donc, comme le tampon, provoquer un choc toxique.

Ne jamais porter une "cup" la nuit, la vider régulièrement, les règles sont simples mais figurent encore trop peu sur les emballages

Posted by Le HuffPost on Thursday, May 28, 2020

3. La lingerie en dentelle

Kézako : bah… Pas besoin d’un dessin, si ? Les sous-vêtements, quoi.

Pourquoi c’est pas ouf : la dentelle ne laisse pas la peau respirer et retient l’humidité. Même chose pour la soie, le polyester et toutes les matières synthétiques. Résultat : au mieux, une simple irritation. Au pire, une mycose ou une infection, l’humidité étant idéal pour que les bactéries se multiplient tranquillou. On préfère donc le coton. Ou la full liberté, à oilp et c’est tout.

4. Les lingettes

Kézako : petit papier humide, pratique à première vue, autant pour nettoyer les surfaces que pour se débarbouiller un peu.

Pourquoi c’est pas ouf : ça bute la planète, tout simplement. Si « écologie » avait un antonyme, ce serait sûrement « lingette ».

Le nombre de déchets générés par ces lingettes jetables, qui pour certaines sont dites "biodégradables", s'élève à une dizaine de milliards en France

Posted by Le HuffPost on Friday, May 31, 2019

5. Les dentifrices blanchissants

Kézako : un truc trop peu utilisé par certains de tes collègues, qui te permet de nettoyer tes dents, de les rendre plus blanches et de pas puer l’ail frais à 8h du mat.

Pourquoi c’est pas ouf : le dentifrice, c’est très bien, mais les agents blanchissants, c’est souvent moins ouf. Ceux qui contiennent des microgranules pour blanchir et polir l’émail sont les plus dangereux ! En effet, ces granulés, parfois en microplastiques, peuvent contenir des toxines (très) nocives pour notre santé.

Crédits photo (CC BY-SA 3.0) : Thegreenj

6. Les cotons démaquillants

Kézako : aussi appelés « disques démaquillants », ce sont ces petits bouts de coton jetables que vous utilisez pour vous démaquiller. Je vous apprends un truc de ouf, là, non??

Pourquoi c’est pas ouf : outre l’aspect écolo catastrophique, sachez que ces derniers irritent votre peau et votre doux minois. Le coton, aussi doux soit-il au toucher, est en réalité abrasif, encore plus, car il est d’abord séché pour fabriquer ces disques ou carrés. Bref, on se bouge le derche, et on investit 5?euros dans des cotons réutilisables, plus doux et tellement mieux pour la planète. Merci !

Si toute notre vie, on nous a appris à nous démaquiller chaque soir avec du coton, il va falloir désapprendre et changer ses habitudes. Le coton est un désastre écologique et dermatologique. ?

Posted by ELLE on Thursday, November 12, 2020

7. Les purificateurs d'air ioniseurs

Kézako : c’est un appareil qui produit des ions négatifs en grandes quantités dans l’air ambiant. Objectif : débarrasser l’air qu’on respire des molécules et micro-particules polluantes, qui sont, elles, chargées positivement en suspension. Très scientifique, on n’a rien compris, mais en gros, ça purifie l’air quoi.

Pourquoi c’est pas ouf : même si ces ions négatifs ont des effets positifs sur notre santé, ils ne sont pas naturels. Générés par la méthode de « la décharge électrique », ils peuvent dégager de l’ozone au cours du processus de production. Or, l’ozone, lorsqu’elle dépasse une certaine concentration, peut-être très nocive, voire toxique. Dans la même lignée, ils peuvent augmenter la quantité d’acétone et d’éthanol dans l’air. Pas si dingue, quoi.

Crédits photo (CC BY-SA 4.0) : Air-interieur

8. Le papier alu

Kézako : des feuilles en aluminium, comme son nom l’indique si bien. Aussi l’incontournable du tiroir de la cuisine, celui juste à côté de l’évier.

Pourquoi c’est pas ouf : parmi les erreurs à ne pas faire avec l’aluminium : l’utiliser pour la cuisson d’aliments au four. Lorsqu’il est chauffé, l’aluminium dégage des sels d’aluminium, neurotoxiques et nocifs pour notre organisme. Miam.

9. Les planches à découper en bois

Kézako : de jolis « plateaux » de bois, sur lesquels vous pouvez découper vos aliments sans défoncer votre plan de travail. L’outil indispensable pour ne pas vous faire sucrer votre caution.

Pourquoi c’est pas ouf : le bois absorbe toutes les bactéries et peut ainsi contaminer les aliments que vous découperez ensuite. Pour limiter les risques : changer la régulièrement, ayez une planche pour les fruits et légumes différente de celle des viandes, laver la au vinaigre blanc. Ça ne réduit pas les risques à 0, mais ça limite la casse. Spoiler : les planches en plastique ne sont pas mieux. Solution : dire adieu à votre caution. Ou couper dans une assiette.

Crédits photo (CC BY-SA 3.0) : Donovan Govan.

10. Les capsules de café

Kézako : bah… des capsules, de café, quoi. Je ne sais pas quoi vous dire de plus… What else ?

Pourquoi c’est pas ouf : trois choses : premièrement, elles vous exposent à une surdose de caféine. Elles contiennent effectivement 95 à 184 milligrammes de caféine pour 100 grammes de café, contre environ 50 pour les machines à filtres. Ensuite, selon une étude de 60 millions de consommateurs, des traces de furane, c’est-à-dire, un produit classé « cancérogène possible », ont été détectés dans tous les échantillons. Enfin.. C’EST PAS ECOLO PUNAISE.

#CheckNewsLe café contient du furane, molécule toxique pour le foie à haute dose. L'exposition, selon certaines études, pourrait être plus importante dans le café en capsule

Posted by Libération on Monday, November 26, 2018

11. Les crayons de couleur

Kézako : roh bon je vais pas vous définir le truc que vous avez tous utilisez au moins 1000 fois dans votre vie, hein.

Pourquoi c’est pas ouf : selon une étude, près de la moitié de ces crayons contiennent des polluants dangereux. Parmi eux : des plastifiants et des amines aromatiques soupçonnées d’être cancérigènes. ARRÊTEZ DONC TOUT DE SUITE DE LES METTRE A LA BOUCHE.

Crédits photo (CC BY-SA 2.5) : btr

12. Les vernis à ongles

Kézako : produit cosmétique destiné à embellir les ongles. Voilà. Onnnnngle, manucuuuuuuure. (Vous avez la ref ?)

Pourquoi c’est pas ouf : alors ce n’est pas vrai pour tous, mais certains vernis sont bourrés de produits chimiques. Au mieux, ils irritent (toluène, acrylate). Au pire, perturbent la distribution des hormones dans le corps (dibcétylphtalae). Parfois, ils sont même cancérigènes (formaldéhyde). On préfère donc le vernis à base d’eau !

13. Les paillettes

Kézako : la plus belle chose sur terre, de loin.

Pourquoi c’est pas ouf : ok, alors là, je vous avoue que mon monde s’écroule complètement. Les paillettes sont ULTRA dangereuses, en fait. Bordel de nouille, je ne vis que pour ça moi… Elles sont conçues à base d’aluminium et de polyéthylène téréphtalate, des dérivés du pétrole. Ces dernières libèrent des produits chimiques ultra nocifs pour notre organisme, capables de perturber nos systèmes hormonaux (et je suis pas sans vous apprendre qu’elles sont ultra volatiles, et donc, que les inhaler ou les avaler est très courant). De cette façon, les paillettes peuvent être à l’origine de cancers, ou de maladies neurologiques, en plus d’être un cata environnementale. Des paillettes dans ma vie Kevin… Mais pas trop non plus !

Des questions qu’on ne se pose plus vraiment dans les pays qui ont carrément interdit certains de nos objets du quotidien. RIP petite capsule de café argentine.