Est-ce que les fantômes existent ? À en croire certaines histoires, et même certaines photos de fantômes flippantes : oui. Heureusement, la science est là pour nous calmer un peu, et nous aider à garder les pieds sur Terre. Pas sûr qu’un empoisonnement au monoxyde de carbone soit plus agréable qu’une dame blanche dans l’angle de votre chambre, mais au moins c’est plus facile à expliquer.

Une mauvaise interprétation d'un feu follet

On a tous déjà chanté « Terre de Feu, Terre de Feu, Terre de Feu, feu, feu / Feu follet, feu follet, feu follet, let, let » au détour d’une partie de « 3 petits chats », sans même savoir ce que c’était, un « feu follet ». Eh bien heureusement, on est là pour éclairer votre lanterne ! C’est un phénomène qu’on observe généralement dans les zones marécageuses et les cimetières (ambiance), et qui se résume par une sorte de boule de lumière verte, bleue ou jaune, dont la taille va d’une flamme de bougie à celle de la tête d’un homme. Elle se déplace par va-et-vient, recule si vous avancez et vice versa. C’est flippant, mais pourtant naturel.

Parmi les hypothèses scientifiques sur leur manière de se former : une oxydation de plusieurs composés issus de la décomposition organique, qui peuvent engendrer des émissions de photons. Parmi ces composés : la phosphine et le diphosphate, qui s’enflamment au contact de l’oxygène. Ils embrasent alors le méthane, ce qui créé ces feux.

Pour d’autres, les feux follets pourraient simplement être le résultat de la bioluminescence de certains micro-organismes et insectes vivant dans les zones boisées.

Le sentiment de malaise peut être lié à certaines fréquences sonores

Normalement, en dessous de 20 Hertz, les sons sont imperceptibles pour les humains. Or, durant un concert, des fréquences de 17 Hz ont volontairement été diffusées. Conséquences : près d’un quart des spectateurs disent avoir ressenti un sentiment de malaise, de peur, ou de tristesse. Ce type de fréquences peut être émis par certaines machines que nous utilisons, comme des moteurs ou turbines, ou par des animaux pour communiquer entre eux. En somme, certains sentiments de malaise en arrivant dans un lieu, peuvent simplement être liés à des fréquences sonores.

Les démences et peurs irrationnelles peuvent être liées à certaines formes de moisissures

Dis comme ça, c’est pas clair, je vous l’accord. En fait, en s’exposant à certaines formes de moisissures, le cerveau peut subir différents dommages neurologiques, conduisant à la démence. Entre une maison construite l’an passé, et le vieux manoir au fond de la cambrousse, devinez lequel est susceptible de présenter le plus de moisissure de ce type ?

La paréidolie peut aussi être à l'origine d'hallucination

La paréidolie est un phénomène naturel durant lequel le cerveau a un problème dans sa conscience de soi. Vous avez déjà observé un morceau de pain en trouvant qu’il « ressemble à un bonhomme qui sourit » ? Eh bien voilà, c’est un exemple de paréidolie ! C’est pour cette raison que notre cerveau peut interpréter certaines lumières, ombres, formes éloignées,… De manière irrationnelle ! Si on est face à une forêt un matin brumeux et qu’un animal passe au loin, notre cerveau y placera peut-être une forme flottante, qui, en réalité, n’existe pas ! Bref, calmez-vous les cortex, là.

Crédits photo (CC BY-SA 2.0) : Nottsexminer

La paralysie du sommeil peut être responsable de visions

La paralysie du sommeil, forme de parasomnie, est un moment fort désagréable, où la personne qui s’endort ou se réveille est conscient, mais absolument incapable de faire quelconque mouvement volontaire. Le phénomène est souvent associé à des expériences hallucinatoires (visuelles, sensitives ou auditives), à des impressions d’oppressions, de suffocation, de présence maléfique ou de mort imminente. Ces événements sont d’autant plus angoissants que le sujet et dans l’incapacité physique de prévenir qui que ce soit.

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Crédits photo (Domaine Public) : Johann Heinrich Füssli

Si vous entendez des voix, gare à l'intoxication au monoxyde de carbone

L’empoisonnement au monoxyde de carbone entraîne bien des effets nocifs sur notre corps, facilement assimilables à des perceptions de fantôme. Parmi eux : la démence, les troubles émotionnels, les hallucinations auditives comme visuelles, des sentiments de peur, et parfois même, des morts soudaines. Une « maison hantée » est peut-être parfois juste une baraque avec une fuite de monoxyde de carbone, et résultat : les habitants se mettent à voir et à entendre des trucs bizarres, ils sont pris par des angoisses, et finissent parfois par clamser, comme ça.

Crédits photo (Domaine Public) : Wojciech Gerson

Les traumatismes jouent aussi un rôle

Selon le Dr Lenore Terr, la perception de fantômes peut être liée à des traumatismes et expériences horribles. Parmi les personnes souffrant de stress post traumatique, nombreuses sont celles qui déclarent avoir vu, entendu ou ressenti une présence fantomatique. En fait, après un traumatisme grave, certaines hallucinations viennent bousculer le cerveau. Lorsque ce dernier essai de les traiter, elles se manifestent intérieurement sous forme de « voix » ou « d’images ».

Les visions peuvent être liées à une perturbation du mécanisme de perception spatio-temporelle

Beaucoup de mots compliqués pour décrire un mécanisme… Compliqué, aussi. On n’est pas sorti de l’auberge, si vous voulez mon avis. Normalement, le cerveau détient plusieurs représentations du corps humain, et il les rassemble pour former une perception unitaire de chacun. En cas de dysfonctionnement, en revanche, il se peut que le cerveau ne parvienne pas à former un « Un » unitaire, mais qu’il fasse jouer une deuxième représentation de notre corps, que nous ressentons alors comme un inconnu, une « présence ».

(Source)

Crédits photo (Domaine Public) : Labeauce et Minne

Alors fantôme ou pas fantôme ?