Vous en avez plein le cul d’avoir un corps basique ? Vous voulez de l’originalité, du folklore, de l’unique ? Rien de mieux que de se faire un petit tatouage ou un piercing (parce que de toute façon, ça coûte toujours moins cher que de faire de la chirurgie esthétique). Mais attention à ne pas faire nimp dans vos choix, car si les tatouages ont une signification cachée, les piercings aussi, he oui ! Alors posez ce glaçon et cette aiguille tout de suite et lisez plutôt ce top.

1. Le daith piercing

Ce piercing de beau-gosse n’est pas juste fait pour rendre bien mais est aussi utilisé pour soulager la migraine. Et oui car il appuierait sur un point d’acuponcture, au niveau du cartilage près du canal auditif. En activant les vaisseaux sanguins de la zone, ce piercing permettrait de faciliter la circulation du sang dans les tissus. Les acuponcteurs eux mêmes se concentreraient sur ce petit point pour soulager les gros mots de tête. Alors si un jour vous avez un peu trop maté la télé, faites vous un petit trou dans le cartilage d’oreille avec un cure-dent (non, ne faites clairement pas ça).

2. Le septum

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le piercing septum n’a rien à voir avec la Vache qui rit ou un quelque autre animal à cornes. Le septum est surtout une référence au piercing très pratiqué par les peuples indigènes qui consistait à se mettre des morceaux d’os ou des défenses de porc dans le nez. Ce piercing était surtout visible chez les guerriers car c’était un truc de gros bonhomme pour paraître viril. Chez les femmes, il était utilisé pour aplatir le nez et paraître plus séduisante (pour appâter le chaland, t’as capté).

3. Le piercing à la langue

Attention, gros scoop de fifou : le piercing à la langue était pratiqué il y a fort fort longtemps par les aztèques et les mayas qui s’en servaient comme rituel de temps à autre pour entrer en contact avec les Dieux. Askip ça facilitait la communication, j’ai pas bien compris comment mais bon. Par contre, tout le monde n’avait pas le droit de se faire percer à cet endroit, c’était juste pour les riches, sinon c’est pas marrant.

Aujourd’hui, ce piercing a une grosse connotation sexuelle, car il est associé à l’érotisation, à une volonté d’assumer sa sexualité et à la recherche de plaisir lors de certaines positions comme les cunnis ou les fellations. Il représente aussi la survie, parce que se percer la langue serait un genre de rite initiatique qui fait tellement mal que ça prouverait que tu tiens à la vie. C’est pas moi qui le dit, c’est les étoiles.

4. Le piercing à la narine

Le sachions-vous ??? Le piercing à la narine est le deuxième piercing le plus porté au monde après ceux sur les lobes d’oreille. C’est en partie parce qu’il est très ancré dans certaines cultures. En Égypte, à l’époque des pharaons, seules les personnes avec un haut rang social portaient ce piercing. Aujourd’hui, en Inde, il est porté par tradition : les femmes se font percer la narine gauche avant le mariage car selon la médecine Ayurveda, cela réduirait les douleurs lors de l’accouchement.

Ce piercing a aussi une signification psychologique car il représente un attachement à l’image parentale : à la narine gauche, c’est l’image maternelle tandis qu’à la narine droite, c’est l’image paternelle. Cet attachement peut être assumé mais aussi rejeté (genre comme un ado qui se fait un piercing pour bien faire chier ses darons).

5. Le piercing à la lèvre

Un peu comme pour le piercing à la langue, le piercing à la lèvre est associé au désir de plaire, à la sexualité (parce que les lèvres c’est seggsy tu vois). Mais ce piercing représente aussi la ténacité et la détermination d’une personne. Donc si vous avez un piercing à cet endroit, c’est globalement que vous êtes quelqu’un qui se donne beaucoup de mal pour arriver à ses fins (par exemple chez mamie, vous faites tout pour finir votre repas. Enfin je crois que c’est ça que ça veut dire…).

6. Le piercing au nombril

Le piercing au nombril peut refléter l’égo, la confiance en soi (parce qu’on dit « se regarder le nombril », eh oui) mais pas que. Il est aussi vu comme un cadenas pour le corps, qui fait que la personne qui le porte cherche à se protéger car elle est mal dans sa peau. Il y a aussi l’idée de chasteté derrière ce piercing, qui fait que la personne aurait du mal à s’épanouir sexuellement parlant. Après moi je suis pas dans votre lit hein, c’est vous qui me dites.

7. Le piercing au sourcil

Ce piercing est apparu à l’initiative du mouvement punk pour rejeter la société et ses normes (mort au capitalisme let’s gooo). Si on retrouve cette idée dans le piercing à l’arcade sourcilière, celui-ci est aussi associé à une volonté de plaire, de renvoyer une belle image aux autres. Vous aussi vous voulez être aimé en fait, y a pas de raison, on peut vouloir faire la bagarre mais aimer recevoir de l’amour !!

8. Le piercing au téton

Dans les anciennes civilisations d’Amérique centrale, le piercing au téton était réalisé sur les hommes comme rite de passage à l’âge adulte. Aujourd’hui et depuis l’époque victorienne, il est surtout associé à la séduction, à l’érotisme. La personne qui le porte est globalement à l’aise avec son corps. Enfin c’est ce qui se dit quoi, moi je vous connais pas personnellement après tout.

9. Le piercing à l'oreille

Alors là, grosse surprise les amis, parce que vous n’allez pas croire ce que je vais vous raconter. Les piercings aux oreilles ont pour origine l’esclavagisme : durant l’Antiquité, un maître perçait en effet l’oreille de son esclave pour montrer son obéissance, sa servitude (pas cool du tout). Chez les marins, une oreille percée représentait un accomplissement personnel. Puis dans les années 80, après avoir été portés par les hippies et avant d’être utilisés par les punks, ces piercings servaient à afficher discrétos sa sexualité. Un petit cours d’histoire, ça fait pas de mal de temps en temps.

Des petits trous, des petits trous, toujours des petits trous, mais pas n’importe lesquels puisqu’il y a des erreurs à ne pas faire avec ses piercings.

Sources : Santé+, Voici, Piercing dealer, Les Échos du Faso, Wikipédia.