Qui n’a jamais rêvé quand il était gamin d’être un explorateur comme Indiana Jones et de découvrir des contrées inexplorées, des temples historiques abandonnés et se battre contre des nazis ? Ok la dernière partie est peut-être très spécifique à Indiana Jones, mais pour le reste ça fait forcément rêver plein de gens d’être aventurier / explorateur. Si sur le papier ça a l’air sympa il faut quand même se rappeler qu’être explorateur c’est une galère à cause des moustiques et du scorbut, d’autant que certains des plus célèbres ont fait des choses pas vraiment jolies jolies, on vous propose une plongée parmi les plus cruels d’entre eux.

1. Hernan Cortés, le destructeur du peuple aztèque

Les conquistadors n’étaient pas des timides quand il s’agissait de massacrer à tout va pour obtenir des terres. Dans cette catégorie l’une des plus grosses enflures reste probablement Hernan Cortés, qui a décidé de partir avec 500 hommes bien remontés pour conquérir le Yucatan.

Si les Aztèques n’étaient pas connus pour être des tendres, ils ne méritaient probablement pas non plus d’être massacrés par milliers, mais c’est ce qui est arrivé. Après s’être arrangé pour arnaquer ce bon vieux Montezuma, Cortés a littéralement décimé des populations sans défenses avant de placer un autre empereur au pouvoir qui n’a clairement pas arrangé les choses. Regardez-moi cette ganache de méchant de James Bond en même temps.

Crédits photo (Domaine Public) : Artiste inconnuUnknown artist

2. Christophe Colomb l'énorme enfoiré (désolé pour les fans)

Le mec n’est pas seulement connu pour avoir soit disant découvert l’Amérique alors qu’il essayait d’aller en Inde (gros teubé déjà), mais aussi pour avoir terrorisé, réduit à l’esclavage et décimé des populations entières. En tant que gouverneur des Indes, Colomb n’a pas essayé d’instaurer le catholicisme de manière pacifique mais préférait par exemple couper les oreilles d’un natif pour dissuader les autres de se plaindre de l’esclavage dont ils étaient victimes.

Il y a aussi la fois où comme ça il a balancé une pauvre femme native à son équipage pour qu’ils la violent sans aucune raison. Près de 56 ans après son arrivée sur l’ile d’Hispaniola la population était passée de 300 000 natifs à 500 à cause des morts d’épuisement, des exécutions et des suicides, ça vous donne une idée des retombées qui restaient sur son passage.

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3. James Jameson, le type qui a donné une gamine à manger à des cannibales

Petit fils de John Jameson, fondateur de la célèbre distillerie de whisky du même nom, James Jameson aimait voyager et dessiner des trucs. En pleine période colonialiste du XIXème siècle il voyageait énormément en dessinant des scènes du quotidien des différents peuples qu’il rencontrait. C’est en 1888 au cours d’une expédition au coeur du Congo qu’il a entendu parler de cannibalisme et a fait part de son envie de dessiner une telle scène.

Son guide s’était donc rendu le lendemain dans un village pour « acheter » une petite fille de dix ans et la faire conduire devant une tribu cannibale à laquelle on a expliqué qu’un monsieur souhaitait les regarder la manger pour la dessiner. Si l’histoire a été rapportée par un témoin et qu’on n’a pas la possibilité de l’authentifier à 100%, avouez que ça fait froid dans le dos.

4. Francisco Pizzaro, celui qui a fait tomber l'empire Inca

Lorsque les conquistadors de Francisco Pizarro sont arrivés une première fois chez les Incas en 1527 les échanges furent cordiaux car les Incas prenaient Pizarro pour une représentation de leur Dieu Viracocha. Mais les Espagnols ont amené avec eux la variole qui a commencé à décimer la population locale.

En 1533 Pizarro est revenu avec 180 hommes et les Incas les ont accueillis amicalement, mais l’Espagnol avait d’autres projets que de se faire des potes et a capturé « l’empereur dieu » Atahualpa. Ils ont massacré allègrement la population de plusieurs villes pour en prendre le contrôle et lorsque les Incas ont appris que l’empereur était captif ils n’ont plus osé répondre de peur qu’on tue leur chef.

Pizarro a alimenté les conflits et joué de la situation politique pour retourner certaines villes et tribus contre les autres. Lorsqu’il a assez foutu la merde chez les Incas, il a demandé à ce qu’on remplisse une salle entière d’or comme rançon pour libérer Atahualpa. La population a accepté de collaborer en pensant que cela leur rendrait leur empereur, mais lorsque Pizarro a obtenu ce qu’il voulait, il a fait exécuter Atahualpa et a volé les richesses avant de conquérir les terres. Une belle merde ce type.

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5. Ferdinand Magellan pas forcément bien vu aux Philippines

Si vous portez un tee-shirt « I love Ferdinand Magellan » aux Philippines vous allez probablement passer un sale quart d’heure et pour cause, le type s’est mesuré à Lapu-Lapu, l’un des héros nationaux avant de mourir pendant le combat dans la bataille de Mactan. S’il n’était pas le plus monstrueux de la liste, Magellan était quand même une belle saloperie qui voulait persuader les populations de lui obéir et changer leur foi par la force et par la mort, une deuxième option assez contre-productive. Certains avancent que c’est le héros local qui aurait finalement buté Ferdinand, mais d’autres théories d’historiens disent qu’ils se serait fait poignarder par ses propres lieutenants. Si même son équipe ne le kiffait pas c’est un signal.

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6. Pedro de Alvarado, le meilleur élève de Hernan Cortés

Quand on a eu comme mentor et formateur un type aussi cruel que Cortés on prend forcément quelques automatismes de connard. Le Pedro est donc aujourd’hui considéré comme l’un des pires conquistadors ayant jamais existé tant il faisait souffrir les indigènes. Mais son plus beau coup de pute en dehors de bien des atrocités diverses reste probablement le massacre du temple de Toxcatl. Un jour pas foutu comme un autre De Alvarado a décidé qu’il allait se rendre au temple de cette ville et littéralement massacrer tout le monde sans aucune raison : hommes et femmes non armés mais aussi enfants et nouveaux-nés sont alors tombés sous les coups de ses soldats.

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7. Hernando de Soto, le calvaire en deux temps

À la tête de l’une des premières explorations de conquistadors, De Soto est toujours revenu de ses multiples voyages pesé par ses échecs. La découverte de montagnes d’or qu’il pensait trouver n’a jamais eu lieu, et c’était pas faute d’essayer de buter tout le monde sur son chemin pour avoir des informations. Les populations indigènes croisées n’étaient pour la plupart pas menaçantes, mais devant la violence de Soto certains ont commencé à se défendre.

Mais non content d’avoir tué pas mal de monde avec ses hommes et ses armes, de Soto a aussi ajouté des morts à son compte d’une manière plus inattendue : en repartant vers l’Espagne son équipage a laissé plusieurs animaux sur place, notamment des porcs qui portaient des parasites auxquelles les populations locales n’étaient pas immunisées, ce qui a causé de grosses épidémies.

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8. Bonus : Christophe Colomb et l'arnaque de l'éclipse (encore ce gros bâtard)

Alors qu’il était en Jamaïque avec son équipage depuis six mois suite à un naufrage, il souhaitait que les Jamaïcains continuent à nourrir et approvisionner son équipage, ce que ces derniers commençaient à refuser parce que bon, faut pas abuser de l’hospitalité des gens. Plutôt que de s’en aller poliment, Colomb a tenté un bon gros bluff grâce à un calendrier lunaire.

Il savait qu’une éclipse allait avoir lieu le 29 février 1504 et il demanda une rencontre avec le chef de la tribu (appelé le cacique) et lui dit qu’en gros son Dieu était très en colère de la décision des Jamaïcains et qu’il allait montrer son mécontentement en faisant apparaître une lune « enflammée de colère ». Lorsqu’une lune rouge se montra ce soir-là ce fut la panique.

C’est le fils de Colomb qui décrivit l’évènement en racontant qu’en hurlant de peur les indigènes leur apportaient des vivres en pagaille et imploraient Colomb de calmer son Dieu. Il se rendit alors dans sa cabine prétextant aller prier (il allait en réalité calculer le temps restant de l’éclipse) et revint quelques minutes avant la fin pour leur dire que le Dieu était calmé. Un bluff certes, mais surtout un coup de pute.

Crédits photo (Domaine Public) : Ridolfo del Ghirlandaio

Et si vous aimez l’histoire je vous conseille aussi les explorateurs disparus mystérieusement et les explorateurs les plus badass, parce qu’on pouvait aussi avoir la classe.

Sources : Les echos, Classic Influence, Culture Trip, Pimmerton, History Collection, Thrillist.