Tic tac, tic tac… Le premier tour des élections présidentielles 2022 arrive à grands pas ! 12 personnalités politiques sont candidates à la fonction de chef de l’État, mais comme dans Koh-Lanta, il n’en restera qu’un d’ici quelques semaines. Si l’heureux gagnant rejoindra l’Élysée et deviendra la figure du pays pendant les 5 prochaines années, sa vie sera aussi bouleversée. Un chamboulement qui n’est pas agréable sur tous les points… Eh oui, être président, c’est aussi renoncer à une petite routine tranquille de Mr Tout le Monde et accepter certaines contraintes.

1. Il ne prend pas de vraies vacances

Ça ne leur est pas interdit, mais les présidents ne prennent que quelques jours de recul dans l’année. Il faut dire que ce n’est pas easy-easy de déconnecter complet quand ton pays fait face à une épidémie, ou à des crises en tout genre… Le dernier à avoir pris de longs repos, c’est Pompidou (1 mois et demi, généralement. Oui, comme nous tous.) ! En revanche, il n’a pas besoin de passer par le service RH pour poser ses congés payés ! La raison est toute simple : il n’est pas sous contrat de travail, mais sous mandat institué par le Conseil constitutionnel.

2. ... le mot "vacances" n'a d'ailleurs plus la même symbolique pour lui

Si je vous dis « vacances », vous pensez sable chaud, palmier, barbecue entre potes, grosses soirées et baignades, right ? Eh bien, quand on est président, ce mot à une saveur bien moins exotique. Si l’article 7 de la Constitution prévoit bien que les fonctions présidentielles soient reprises par le Président du Sénat en cas de « vacances de la Présidence », ce terme décrit simplement une période d’absence prolongée. En gros, on l’utilise principalement si le Président est malade, démissionne, ou… meurt. Moins fun.

3. Il ne cuisine plus

Quand on est président de la République, on a des chefs réputés, des commis et toute une équipe qui s’investit tous les jours en cuisine, pour satisfaire nos papilles. Du coup… bah… On ne cuisine plus. Dans le livre Les Invisibles de l’Elysée, Juliette Mayri, une commis de cuisine du palais, raconte qu’Emmanuel Macron ne serait pas bien compliqué et réchaufferait lui-même ses plateaux repas. WAW. Mais quel homme déconstruit ce Manu !

4. Il peut se retrouver parrain d'un enfant qu'il ne connaît absolument pas

Il ne s’agit pas d’une obligation, mais d’un usage. Même s’il s’est perdu, la mesure avait pour but de soutenir la natalité en France. Ainsi, les parents de treize enfants (oui, il fallait quand même se donner pour avoir ce privilège) pouvaient demander à ce que le président soit parrain du petit dernier. Lebrun et De Gaulle l’ont pratiqué.

5. Il reçoit beaucoup (trop) de courrier

Bah… En même temps, on n’a rien à perdre à lui écrire… Pas même le prix d’un timbre, puisque c’est gratuit ! En effet, le code des Postes est très clair sur le sujet : on peut écrire au président sans apposer aucun timbre et c’est l’État (donc un peu nous quand même) qui rembourse le manque à gagner au service. Pour exemple, entre 2008 et 2011, Sarko a reçu 242 000 courriers par an, en moyenne. 663 par jour. Ça fait pas mal de lecture.

6. Il n'est plus jamais seul

Et on ne parle pas de ses copains qui sont toujours là pour lui, ça, c’est LE RESPECT DE SA VIE PRIVÉE, EN FAIT. Non, nous, on fait allusion au fait que, où qu’il aille (ou presque), le président de la République est entouré de gardes du corps et de personnes en charge de sa sécurité. D’après divers responsables de la sécurité de l’Élysée, chaque président peut quand même imposer une souplesse personnelle dans la façon de gérer cette contrainte.

Protéger la vie du président, une mission ultra sensible

Posted by Vrai ou Fake on Monday, October 21, 2013

7. Il ne prend plus le train

Même si, comme on vous l’expliquait dans ce top sur les privilèges accordés au président, il peut disposer à sa guise du réseau SNCF, il ne le fait que très peu. Vous vous demandez pourquoi et criez déjà « bah, mais c’est parce que l’avion, c’est plus confort, heeeeein » avec beaucoup d’ironie ? Je vous comprends, mais désolée de vous apprendre que ce n’est pas la vraie raison (pas l’officielle en tout cas hihi). Si le train est délaissé, c’est parce qu’il demande en réalité BEAUCOUP (trop) d’organisation, pour des raisons de sécurités évidentes. Déjà, aucun dirigeant ne peut privatiser TOUT un train, seulement une partie et voyage donc avec des inconnus. Ensuite, ce moyen de transport passe souvent sur des ponts. TOUTES ces infrastructures doivent alors être vérifiées, avant le passage de la machine, manière d’être sûr qu’il n’y ait pas de bombes cachées quoi. Enfin, voilà, il y a des tas d’autres d’explications (dont des raisons économiques !!!) que vous retrouverez dans cette vidéo. Retenez surtout que prendre le train, quand on est chef d’État, c’est beaucoup trop de bordel.

8. Il ne peut plus se balader tranquillou billou

Quand on devient président, on ne passe plus inaperçu, où qu’on aille. Les gens nous reconnaissent, les paparazzi nous suivent, la sécurité (confère point 6) nous accompagne et on retrouve souvent ses moindres faits et gestes en extérieur exposés sur la toile ou dans les magazines. Je ne vous apprends rien, mais ça fait quand même partie des trucs un peu relous quand on devient président. Exit les curages de nez en public, la tenue jogging / t-shirt honteux du dimanche, ou les grosses caisses dans les bars miteux. Dur.

9. Ses enfants n'auront plus jamais la même vie

Et c’est assez dur, en tant que parents, de savoir que parce qu’ils sont « fils ou filles de président(e) », ils seront souvent critiqués. S’ils y arrivent, on dira « merci papa/maman ». S’ils échouent, on en fera une risée. Ce n’est pas cool. Vraiment pas cool. Hollande en a d’ailleurs récemment parlé dans l’émission « le QG » sur YouTube (à 19 minutes).

10. Il n'a pas le droit d'avoir la fève (dans la galette des rois)

Eh oui, si depuis la tradition instaurée par Valéry Giscard d’Estaing en 1975, un boulanger livre trois immenses galettes (1,2 m de diamètre) au président de la République le jour de l’épiphanie, il n’y jamais de fève à l’intérieur. INTERDIT. La raison est toute bête : personne ne peut être nommé roi, même pour la journée, au sein de l’Élysée.

Vous avez une idée ?

Posted by La Voix du Nord on Sunday, January 3, 2021

Bon y’a quand même pas que des trucs relous quand on devient chef d’Etat hein… On a aussi pas mal de privilèges bien cool quand on est en fonction…. et même après !