Ça commence à bien faire de toujours taper sur les Américains sans raisons. Sous prétexte qu’ils font la guerre partout, pillent le pétrole de pays pauvres et font assassiner les gens qui les dérangent, on les considère comme les gros méchants du film ? Excusez-moi, mais c’est un peu trop facile. Et puisque vous êtes vraiment de mauvaise foi, je vais vous donner quelques points sur lesquels ils sont carrément en avance sur le reste du monde : le code du travail. Croyez-moi que vous allez fermer vos petites gueules après ça.

1. Pas de contrat obligatoire

Déjà voilà, excusez-moi mais ça en jette : aucun besoin de signer un contrat pour commencer à travailler, parfois une poignée de main suffit, on appelle ça un contrat « at will ». Du coup pas obligé de perdre trois heures à lire le bout de papier incompréhensible qui valorise soit-disant les droits des travailleurs, on arrive et on bosse direct. D’autant que ça protège l’employeur, et on a trop souvent tendance à l’oublier l’employeur.

2. Du coup pas de motif de fin de contrat obligatoire

Ça c’est le bon point : vu qu’on ne signe pas de contrat, on n’a pas vraiment besoin de raison pour y mettre fin, on peut le faire sans motifs et surtout sans préavis sauf si c’est pour un licenciement de masse. Il y a seulement trois cas pour lesquels on n’a pas le droit de virer quelqu’un : en guise de vengeance après que l’employé a dénoncé des choses sur l’entreprise, pour discrimination ou pour violation de l’intérêt public, ce qui ne veut assez rien dire pour vouloir tout dire. Du coup, c’est un truc fourre-tout, si on doit vous virer on le fera.

3. Pas de durée de travail légale

Si en France la plupart des contrats comptent jusqu’à 35h de travail par semaine certaines exceptions peuvent dépasser cette durée. Aux États-Unis on ne s’emmerde même pas avec une durée moyenne, la plupart des employés travaillent en moyenne 40h par semaine et encore ça c’est les loosers, les vrais le font en trois jours et ne se plaignent pas.

4. Des salaires minimums très bas

Selon le travail que vous faites et l’état dans lequel vous vous trouvez le salaire minimum risque de bouger énormément. Si un employé de bureau aura une base salariale fixe à peu près respectable certains métiers ont un système bien meilleur pour l’employeur : les pourboires. Vous embauchez quelqu’un et le payez une misère parce que ce sont vos clients qui lui filent sa paye, le rêve des patrons.

5. Le code du travail est partagé entre celui des lois fédérales et des lois des États fédérés

Ça a l’air d’être un bordel sans nom dit comme ça et c’est complètement le cas. Selon l’État dans lequel vous travaillez vous n’allez pas avoir les mêmes droits ou les mêmes avantages et cela dépend de quelle législation a été privilégiée. Cependant, en cas de litige, on remarque que d’après les textes, on doit généralement favoriser le règlement qui avantage le salarié. Bon, c’est ce que disent les textes hein, faut pas non plus croire que c’est tout le temps respecté.

6. À peu près 10 jours de congés annuels

Déjà, il faut savoir que les congés payés ne sont pas obligatoires, on parle plus d’un avantage que d’une obligation, mais dans la moyenne presque tous les Américains ont des congés payés. Par contre, oubliez les cinq semaines des Français, aux USA c’est entre 9 et 10 jours. Franchement ça vous remet à votre place un système pareil vous ne trouvez pas ?

7. Presque pas d'autorisations de grève

Si vous bossez dans un milieu qui pourrait « paralyser » le pays si vous ne remplissez pas votre travail vous n’êtes pas autorisé à faire grève. Au hasard comme ça je vous donne un exemple : les compagnies ferroviaires ne peuvent pas faire grève. Même si les grèves ça peut être galère à gérer pour les utilisateurs, ça reste quand même un droit plutôt essentiel.

8. Le beau bordel des arrêts maladies

Plus vous allez faire un métier peu payé, moins vous allez être couvert. C’est un résumé un peu extrême, mais c’est à peu près comme ça que ça se passe. Selon les métiers, on peut toucher son salaire jusqu’à 7 ou 8 jours dans l’année pour des arrêts maladie, mais ce n’est pas la norme. Enfin un truc qui empêche ces fainéants de salariés de rien foutre dans leur canapé au premier rhume venu.

9. Des outils de travail internes de plus en plus performants

La société Amazon aurait trouvé la solution pour le bien-être de ses employés : enlever certains mots de son application de chat interne. « Travail forcé », « syndicat », « prison », « salaire décent », « travail d’esclave » et même le mot « toilettes » auraient été tout simplement supprimés de l’application. Vous vous demandez pourquoi « toilettes » y est ? Parce qu’apparement les chauffeurs livreurs de l’entreprise ont des objectifs tellement serrés dans leurs journées de travail qu’ils pissent dans des bouteilles directement dans leur camion.

10. Avoir la chance de travailler pour des patrons iconiques

Imaginez bosser pour Elon Musk qui dit à ses employés qu’ils peuvent télétravailler pendant la crise du covid mais décide de licencier ceux qui le font dans la foulée ou encore pour Zuckerberg que ses propres employés appellent l’oeil de Sauron tellement il les surveille en permanence. Le rêve de pouvoir travailler quotidiennement avec des personnalités si inspirantes. Et riches.

Et vu que vous semblez adorer l’american model, on vous propose d’aller voir les moves sympas d’Elon Musk et les grands patrons qui ne sont pas adorés de leurs employés, c’est assez souvent des ricains.

Sources : Wikipédia, Code du travail, French Radar, Technitribune.