« C’est pas la p’tite bête qui va manger la grande »… Voilà le genre de phrases qu’on a tous entendues 850 000 fois dans sa vie alors qu’on gigotait de panique face à un être vivant de type insecte. Et pour cause, on s’excite souvent sans aucune raison car la majorité des insectes ou des araignées (je les distingue parce que BREAKING NEWS : LES ARAIGNÉES NE SONT PAS DES INSECTES CAR ELLES N’ONT NI ANTENNE, NI AILES, CE SONT DES ARACHNIDES COMME LES SCORPIONS FIN DE LA BREAKING NEWS) ne sont pas dangereux. Pourtant, on a beau le savoir c’est plus fort que nous, la vue d’un de ces rampants/volants/marchouillants nous fait tomber en pâmoison. On vous explique le pourquoi du comment.

1. C'est un héritage de l'évolution pour pas se faire piquer par des vilaines bêtes en pleine jungle

Si les très jeunes enfants sont moins flippés que les adultes à la vue de petites bestioles, une étude a toutefois montré que les bébés dès l’âge de six mois avaient les pupilles qui se dilataient fortement à la vue d’un arachnide (alors que le bébé en question d’avait jamais vu le téléfilm de tous les traumatismes : Arachnophobia). Ce symptôme du stress serait en fait un héritage évolutif datant de l’époque où on vivait dans des grottes et que les insectes qu’on croisait faisaient notre taille et pouvaient nous faire cuire sur un barbeuk. La méfiance nous aurait aider à survivre et voilà le résultat. Donc quelque part, c’est la faute de nos ancêtres qui étaient de grosses flippettes.

2. Psychologiquement, on rejette les insectes parce qu'ils nous apparaissent comme incontrôlables et imprévisibles

Quand tu regardes un chat (déjà tu pousses des couinements parce que quand même les chats cé crominion bouhhh cest a qui ça ? gouzi gouzi) tu es à peu près capable d’appréhender ses mouvements. Sauf quand tu ouvres la porte parce qu’il veut rentrer et que finalement il ne rentre pas. Mais bon en dehors du fait que les chats sont de gros pète-couilles, il y a peu de chance pour qu’ils fassent un bond et courent sur le plafond avant d’aller se cacher dans le tube du rouleau de pq.

Voilà le souci avec les insectes : on se sait pas du tout ce qu’ils vont faire et comment ils vont se mouvoir. D’autant plus qu’ils sont tout petits, peuvent se cacher n’importe où et malgré notre grande taille, o flippe justement parce qu’on les imagine nous rentrer dans les narines, les oreilles ou la bouche.

3. Toute la littérature de fiction (à commencer par la Holy Bible) a entretenu cette crainte d'invasion

Si le film Les Dents de la Mer a fait beaucoup de mal aux requins, on peut dire qu’à peu près tous les films d’horreur mettant en scène des insectes ou des arachnides ont entretenus notre phobie avec virulence. Les insectes, ça grouille, il y en a beaucoup (environ 200 millions d’insectes pour un être humain) alors forcément l’angoisse de l’invasion flingue tous nos éventuels rapports d’amitié.

4. On ne se reconnaît pas du tout dans un insecte

Oui je sais ça semble con mais c’est une véritable explication. OK l’ours polaire n’est pas exactement notre sosie, mais il y a 4 pattes, une tête, des yeux, il grogne, il mange de la viande, il a une belle fourrure. Bref on trouvera plus de similitudes entre nous et un ours polaire qu’en nous et une guêpe dont le corps est divisé en 3 parties (la tête, le thorax et l’abdomen). En fait, il est plus difficile de nous projeter sur un insecte dont le fonctionnement de la pensée (s’il y en a une) nous est totalement étranger.

Du coup, c’est tout de suite plus simple d’imaginer que la pensée unique d’une guêpe, c’est : NUIRE AUX HUMAINS.

5. On est totalement incultes des insectes

Le fait de ne rien y connaître sur le fonctionnement des insectes (ou de confondre tout simplement les arachnides avec les insectes) ne peut qu’accroître notre peur envers ce monde inconnu. Déjà, quand on sait quels insectes peuvent piquer ou mordre, on est un peu plus aguerri pour faire la distinction entre eux.

6. Les moustiques font une mauvaise presse

En butant 800 000 personnes par an on peut pas dire que le moustique fasse un super boulot de comm’ pour la commu des insectes. Le truc cool c’est qu’ils font certainement partie des seuls insectes qu’on peut butter sans regret. Par ailleurs, si les moustiques te mènent la vie dure, on a pour toi tous les accessoires anti-moustiques.

7. On a du mal à appréhender l'importance des insectes dans la survie de notre propre espèce

On fait un dangereux délit de faciès avec les insectes. Et notre méconnaissance tout aussi dangereuse nous empêche de faire le lien entre l’importance de l’araignée et le fait qu’on soit bien portant dans notre salon.

Petit rappel : les insectes en chient des ronds de chapeau. Leur population diminue vertigineusement (40 % des espèces d’insectes sont menacées d’extinction à l’échelle planétaire) en grande partie à cause des pesticides mais de la pollution en général et de la diminution des espaces verts.

ET C’EST SUPER GRAVE : comme à peu près tous les êtres vivants sur cette maudite planète, les insectes ont un rôle fondamental dans la chaîne alimentaire et aussi un rôle protecteur pour nous. Par exemple les araignées sont de grosses voraces de moustiques, donc sans elles on s’expose à plus de danger de transmission de maladies par les moustiques. Par ailleurs la disparition des insectes entraîne également la disparition des oiseaux, mais aussi une forte baisse de récoltes puisqu’ils sont moins nombreux à jouer leur rôle pollinisateur. Bref ça fout le bordel dans la biosphère et à la fin on n’aura plus rien à bouffer.

8. Les insectes sont associés à la saleté

On vous avait parlé il y a peu des cafards. Bon alors c’est normal de tirer la tronche quand on a des cafards chez soi OK, mais sachez que ce n’est en rien un signe de saleté. Les cafards tapent l’incruste quand ils le peuvent point final. Et l’eau de Javel : ils adorent ça, donc n’allez pas les asperger avec.

Au contraire, la présence d’insectes dans un appart ou une maison est plutôt le signe que le lieu est en bonne santé puisqu’il respecte l’écosystème. Le tout désormais c’est d’apprendre à gérer cette colocation sans chier dans ton ben.

9. Les parents y sont pour beaucoup

A l’âge adulte on écoute bien plus nos peur qu’en étant enfant. Et le drame c’est qu’on transmet toutes nos frayeurs à nos chérubins alors qu’ils étaient en train de tisser des liens d’amitié d’une rare intensité avec une bergère. Donc si vous avez des mioches, restez stable, protégez le des frelons (ça ok ça passe) mais ne lui collez pas une trouille irrationnelle du reste.

10. BONNE NOUVELLE : on peut arrêter de flipper comme des cons devant une araignée ou un mille-pattes

OK je dis ça mais c’est peut-être plus facile à dire qu’à faire. Toujours est-il qu’on peut apprendre à maîtriser nos phobies. Pour cela, il suffit déjà qu’on se renseigne un peu, plus on en saura sur le monde des insectes plus on sera en mesure de l’appréhender. Ensuite, l’habitude est bien sûr la clé de tous les maux, plus on voit des araignées moins on flippe. Donc la prochaine que vous voyez une bestiole qui vous déplaît, observez-la, respirez, chantez une chanson, vous allez finir par vous calmer.

Promis, bientôt je vous envoie un selfie avec mon bourdon BFF.

Source : Ça m’intéresse, Psychologies