Quand tu n’es pas toi-même parent, il peut y avoir tout un pan de leur langage qui t’échappe au premier abord. Et puis, quand tu regardes de plus près, tu ne comprends toujours pas ! C’est normal, ce sont des phrases dont le sens ne nous parvient que lorsqu’on accède à ce drôle de club pas du tout select qu’est la parentalité. Mais pas de panique, on vous explique tout.

1. « Attention, Timothée, je vais m’énerver »

Alors, outre le fait qu’au moment où le parent dudit Timothée est déjà en train de crier au moment où il énonce cette menace, on a du mal à en comprendre l’intérêt. Quelle est la pertinence de prévenir qu’on va s’énerver – alors qu’en plus on est déjà en train de crier depuis 5 min ? En revanche, jamais vous ne les entendrez prévenir : « Attention, Agathe, je vais te faire un câlin, là ! »

2. Le merveilleux, le fameux, l’indétrônable : « Je compte jusqu’à 3 »

Comment ça se fait que ça marche ce truc, sérieux ? On aurait pu penser que la première fois il s’est passé quelque chose d’inavouable à la fin du compte à rebours qui a passé l’envie à l’enfant de goûter à nouveau au châtiment. Mais non. Pas besoin. C’est juste un truc magique. On aimerait tellement pouvoir faire la même chose en se pointant dans le bureau de la direction pour obtenir une augmentation. Attention, M. Bertin, je compte jusqu’à 3…

3. Les phrases où l’on épelle tous les mots pour établir un langage codé

C’est bien quand le co-parent n’est pas illettré parce qu’au risque de passer pour les rabat-joie de service, les T.E.T.I.N.E., ça prend un putain de S, bordel ! C’est déjà suffisamment compliqué de surveiller son orthographe quand on écrit, est-ce bien la peine de se rajouter des problèmes de pluriel et d’accord du participe passé à l’oral ?

4. Les phrases en langage codé bis : parler anglais

Encore faut-il que les deux protagonistes de la conversation aient le même niveau… Et puis bon, pour peu que votre gamin soit dans une super crèche méga hype, on n’est pas à l’abris qu’il parle mieux anglais que vous en réalité et qu’il fonce direct vers le placard où vous aviez planqué les bonbons que vous vouliez vous enfiler en douce ce soir.

5. « Une cuillerée pour maman… »

Mais enfin, à quel moment peut-on penser que ça marche ce truc ? Tout ce qu’ils doivent se dire les mômes c’est « Si tu la veux ma cuillerée d’épinards, je te la laisse, hein. ». Ce qui est la version polie de « Tu sais où tu peux te la mettre ta cuillère ? ». De toute façon, si ton enfant ne veut pas manger, c’est jamais une bonne idée de le forcer.

6. Les dialogues des parents avec leur bébé qui ressemblent plutôt à un monologue déguisé

Attention, on n’est pas en train de dire que tant que le bébé ne parle pas la même langue que nous il ne nous comprend pas et n’est pas capable de s’exprimer. Simplement, on voit bien les parents qui en profitent un peu trop pour parler tout seul et prêter à leur nourrisson des intentions qu’il n’a pas. Les gars, sinon la thérapie c’est très bien aussi. Et l’avantage c’est que vous n’aurez pas à changer la couche du psy.

7. « Tu lui as donné son bib ? » et autres abréviations douteuses

Donc pour les novices, le bib c’est le biberon hein. On pourrait nous trouver un peu dur. C’est vrai, quoi, si à un moment donné, c’est un mot qu’on emploie tout le temps, on a bien le droit de l’abréger si on veut ? Certes mais c’est le début de la débandade. Si on commence à tolérer « bib », on a vite fait de se retrouver à prendre sa « temp’ » s’il n’a pas fait « cac’ » depuis 2 jours. Est-ce qu’on a vraiment envie de faire entrer la start-up nation dans le monde de la parentalité et de la petite enfance, franchement ?

Crédits photo : Topito

8. Les parents qui s’appellent « papa » et « maman » entre eux même en l’absence de leurs enfants

Juste NON. Un grand NON. On n’a même pas envie de faire allusion à vos jeux érotiques douteux du soir. Ou à vos complexes d’Œdipe non résolus. On est même prêt à tolérer des « Mamour » ou « Chaton » si vous voulez mais pitié, si vos enfants ne sont pas là, appelez-vous comme vous auriez fait avant leur naissance. On vous assure que la petite personne qui se cache encore en vous sous la casquette de parent appréciera.

9. « Demande à ta mère »

Bon alors on va rester sur un schéma un peu traditionnel pour le bien fondé de notre exemple mais on croit bien que sa mère, c’est ta meuf, gars. Et même qu’à vous trois, vous formez comme qui dirait une famille. Donc n’essaye pas de faire comme si ça ne te concernait pas, hein. Surtout si c’est pour aller l’appeler « Maman » dès que vous serez enfin seuls tous les deux. NOOONNNN, on avait dit qu’on ne voulait pas savoir !

10. « Je vais te donner une bonne raison de pleurer »

Oui parce qu’on fait des blagues, tout ça tout ça mais tout le monde est bien au courant que les violences éducatives ordinaires telles que la fessée ou la gifle sont punies par la loi depuis 2019 ? Allez, tout le monde respire, bien sûr que notre patience est mise à rude épreuve et qu’il est humain de perdre patience. Mais ça ira mieux après un petit bib’ !

Evidemment, nous on dit tout ça mais on ne juge personne, hein. Parce que comme tout le monde s’en doutait, on s’inclut dans le lot de ce drôle de langage. Et vous, quelles sont les phrases de parents qui vous paraissent les plus absurdes ?