Y a des entreprises qu’on aime d’amour, comme les marques qui disent merde à Photoshop ou les marques drôles sur Twitter. Et puis il y a les autres, celles qui sont un peu rabat-joies parce qu’elles n’aiment pas qu’on utilise leur nom n’importe comment. Attention, certaines ont de très bonnes raisons de le faire, mais d’autres, bon voilà… Attention, je ne vise personne, oulà, attendez, me faites pas dire ce que je n’ai pas vraiment dit ! Voilà donc la liste des entreprises dont il ne faut plus prononcer le nom sinon elles apparaissent au fond de votre cuvette.

1. Kärcher a demandé à Valérie Pécresse d'arrêter d'utiliser la marque dans ses discours

Début 2022, la candidate à la présidentielle Valérie Pécresse a dit vouloir « sortir le Kärcher de la cave pour nettoyer les cités ». Bien mal lui en a pris car la marque n’a pas trop trop apprécié que la candidate des Républicains souhaite faire du ravalement de façade à Saint-Denis. L’entreprise a dénoncé des « propos déplacés » et a répété que « la marque n’avait pas sa place sur la scène politique française », demandant à ce que tous les politiques arrêter d’utiliser son nom dans le milieu.

2. Kärcher a aussi demandé à la secrétaire d'État Fadela Amara de ne pas parler de la marque en 2010

Pauvre petit Kärcher qui n’a rien demandé à personne et qui voit ses valeurs se faire rouler dessus par les politiciens. En 2010, Fadela Amara s’est fait épinglée par la marque pour avoir elle aussi dit qu’il fallait «nettoyer au Kärcher cette violence qui tue nos enfants dans les cités». Cette phrase faisait écho aux propos de Nicolas Sarkozy, prononcés 5 ans plus tôt. En effet, en 2005, Nicolas Sarkozy avait sorti LA phrase qui a inspiré Pécresse et Amara, puisqu’il avait dit, en tant que ministre de l’Intérieur rendant visite à une famille victime d’un règlement de comptes à la Courneuve, « on va nettoyer au Kärcher la cité des 4000. » Décidément, y en a qui devraient penser à se reconvertir dans l’entretien de la maison plutôt que de tenter de conquérir l’Élysée.

3. Louboutin a demandé aux candidates des Marseillais de flouter leurs chaussures

En 2018, un scandale a fait trembler les candidats de télé-réalité (rien à voir avec du harcèlement ou des agressions sexuelles, ça ils en ont rien à foutre). Plusieurs candidates se sont en effet plaintes d’être interdites de porter des Louboutin. Si ce n’est pas vraiment le cas, la marque de luxe a quand même appelé la société de production des Marseillais, Banijay, pour rappeler « les bonnes pratiques concernant l’utilisation de la marque, en particulier lorsque celle-ci est utilisée sans son accord, dans le cadre de programmes télévisés ». Banijay devait donc, comme tout autre logo, flouter les semelles rouges, mais trouvant ça trop compliqué, la production a demandé aux candidates de ne plus porter ces chaussures.

4. Abercrombie & Fitch a voulu payer Jersey Shore, un candidat de télé-réalité américain, pour qu'il ne porte plus la marque

Un peu comme avec Louboutin et les Marseillais, Abercrombie & Fitch n’avait pas très envie de bénéficier de la « mauvaise pub » de la télé-réalité envers sa marque. En effet, en 2011, l’entreprise a voulu payer Michael Sorrentino de l’émission « Jersey Shore » pour l’empêcher de porter des joggings et sous-vêtements de la marque. Abercrombie & Fitch ne voulait plus que la vulgarité du jeune homme choque les fans de la marque. Sacré retournement de veste quand on sait qu’Abercrombie & Fitch a sorti en 2010 un tee-shirt sur lequel on pouvait lire « Fitchuation », rappelant le surnom de Michael Sorrentino, The Situation.

5. La marque de bonbon H*r*bo a demandé à Topito de ne plus écrire leur nom dans ses tops

Alors ça c’est vraiment pas gentil, parce que moi j’aime beaucoup les Dragi***, les Ours **** et les Taga** (par contre les Rotel** peuvent aller se faire foutre). Donc si ça ne tenait qu’à moi, je leur aurais bien fait les raisons de se mettre leurs bonbons en intraveineuse. Mais l’amour n’a pas l’air réciproque et c’est bien triste.

6. Thierry Ardisson ne veut plus qu'on utilise un seul mot de la langue française

Vous pensiez que le mot « queer » faisait partie du lexique LGBTQ+ mais pas du tout mes petits potes, à chaque fois que vous le prononcez, Thierry Ardisson reçoit un SUV à son domicile. Et oui car la marque « Queer » est la propriété de l’animateur depuis 1999 et a été cédée en 2005 au groupe TF1. Entre temps, Ardisson a aussi déposé les mots « Escabeau », « Couenne de jambon » et « Trigonométrie ». C’est chaud pour le futur. Encore un bon dépôt de marque vraiment abusif tiens.

7. Sc*tch a aussi demandé à Topito d'utiliser les mots "ruban adhésif" plutôt que leur marque dans ses tops (ça commence à être galère notre vie)

À deux doigt d’écrire « anneau de carton supportant un long ruban de plastique transparent fin et adhésif permettant de fixer pour une durée souhaitée une matière à une autre » dans mes tops.

8. De nombreux chanteurs et groupes de musique ont demandé à Donald Trump d'arrêter d'utiliser leurs chansons

Je ne vais pas vous faire toute la liste, sinon on en a pour jusqu’à la fin de la semaine, mais Adèle, Les Beatles, Elton John, Pharell Williams, Linkin Park, les Rolling Stones, Rihanna, Phil Collins, Queen ou encore les Village People ont interdit à l’ancien président des États-Unis d’utiliser leurs musiques pour ses campagnes ou ses rassemblements politiques. Je peux vous dire que Trumpy était pas hyper content, mais bon, comme il n’allait pas lâcher un freestyle, c’était compliqué pour lui de faire autre chose que d’accepter sa sentence.

9. Beethoven a demandé à Zemmour d'arrêter d'utiliser ses sons pour faire sa propagande

Le mec est carrément sorti de sa tombe pour prendre Zemmour par le col et lui dire « Tu repiques encore une fois une de mes musiques, tu me rejoins prochainement dans ma boîte », et il ne parlait pas d’une discothèque. Il était salement vénèr, faut pas le chercher le gars. Je pense que Zemmour a compris la leçon, il est reparti avec la queue entre les jambes le petit bonhomme.

10. L’entreprise de vêtements Fred Perry a stoppé la vente d’un de ses produit pour ne plus qu’il soit utilisé par des groupuscules d’extrême droite

Aux États-Unis et au Canada, l’entreprise de fringues sportwear britannique Fred Perry a arrêté sa vente de polos noirs à liserés jaunes et couronnes de lauriers. Ce haut était en effet utilisé par les Proud Boys, une milice d’extrême droite américaine particulièrement violente. Pour bien appuyer son rejet de ce groupuscule, la marque a publié un communiqué disant : « Que ce soit clair, si vous voyez du matériel des Proud Boys avec notre couronne de lauriers ou une tenue qui s’inspire du polo Black/Yellow/Yellow, ils n’ont absolument rien à voir avec nous. » Ça a le mérite d’être net et précis.

11. La château de Versailles a demandé à Natoo de ne plus twerker dans son palais

L’éditeur de la youtubeuse Natoo a reçu un gentil petit mail lui demandant qu’on ne diffuse pas d’images d’elle en train de twerker (ou dwerker, comme elle le dit si bien, c’est comme twerker mais avec le dos au lieu du derche) dans les appartements de Marie-Antoinette. Mais c’est arrivé un petit peu trop tard parce qu’elle avait déjà publié le petit TikTok ci-dessous. Désolé pour les Versaillais coincés du cul.

À deux doigts de faire déposer mon faciès pour que personne ne puisse réaliser de publicités sans accord de ma personne sur de jolies fleurs. Parfois, il faut prendre de vraies mesures.

Sources : Le Parisien, France Info, L’Express, Wikipédia, Libération, Komitid.