Coluche disait : « j’arrêterai de faire de la politique quand les politiques arrêteront de faire de l’humour ». Bon, par la force des choses (et un virage un peu trop serré), Coluche ne fait plus de politique. Du côté des femmes et des hommes politiques, en revanche, on continue à faire dans la déconne, et bien souvent, ce n’est pas volontaire. Après les meilleures punchlines politiques de 2019, voici les pires lapsus politiques de tous les temps.

1. Rachida Dati et la fellation quasi nulle

26 septembre 2010. Rachida Dati est invitée d’Anne-Sophie Lapix pour l’émission Dimanche+. Tout se passe pour le mieux pour l’ancienne ministre de la Justice jusqu’à ce qu’elle s’emporte et confonde « inflation » et « fellation ». Y a des mots comme ça.

Sans oublier la belle histoire du « Gode » constitutionnel. Cela dit Claude Guéant a fait la même en 2011 en parlant du « gode » électoral. Chauds lapins.

2. Jean-Marie Le Pen et la « Pine de mort »

Jean-Marie Le Pen, président du Front national, est invité en février 1984, à l’émission L’Heure de vérité. Parmi les questions qu’on lui pose vient celle sur la peine de mort : pour ou contre ? Comme à son habitude, JMLP fonce dans le tas et trébuche : « Je suis effectivement partisan de la pine… de la peine de mort ». Quand t’en as la tête…

3. Brice Hortefeux et ses empreintes génitales

Alors ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux confond le fichier des empreintes « digitales » avec celui « des empreintes génitales », le 17 octobre 2010 sur RTL. on me dit dans l’oreillette que sa femme n’a pas réagi.

4. Besson et l’invasion du Maghreb

Tout juste nommé ministre de l’Immigration, de l’Intégration et de l’Identité nationale (janvier 2009), Éric Besson prononce un discours sur le sujet en déclarant qu’il y a eu « une invasion en provenance d’Afrique et du Maghreb », au lieu d’une « immigration ». Avec certains quand même, on se demande s’il s’agit de lapsus…

5. Nicolas Sarkozy et les 10 petits singes

« On ne peut plus rien dire mon pauvre monsieur, dans quelle société on vit« … Et c’est vrai que « les 10 petits nègres » d’Agatha Christie a dû changer de nom. Mais par contre, faire un petit amalgame un bin gênant entre « 10 petits singes » et « 10 petits nègres », ça manifestement, on n’a pas trop le droit non plus. Finalement, moins en dire, c’est bien aussi.

6. Dominique de Villepin demande la démission du Conseil Constitutionnel

En pleine tempête sociale au sujet du CPE (Contrat Première Embauche) en 2006, le Premier ministre d’alors demande à l’Assemblée nationale et à ses députés d’attendre « l’avis » du Conseil Constitutionnel. Alerté par les rires qui descendent des travées, il se rend compte qu’il a en réalité demandé la « démission » du Conseil. Quand ça veut pas…

7. La bravitude de Ségolène Royal

« Qui vient sur la Grande Muraille conquiert la bravitude ». En visite en Chine en 2007, la candidate PS à l’élection présidentielle tente une sortie philosophique. Et c’est la dramitude.

8. Eric Woerth prône la fraude fiscale

Éric Woerth, alors ministre du Budget, est interrogé sur RTL à l’été 2010. Il déclare vouloir renforcer la lutte contre la fraude fiscale, mais se plante : « J’ai lancé toutes les procédures pour au contraire renforcer la fraude fiscale ». Jérôme Cahuzac l’a bien entendu.

9. Vivien demande au ministre de durcir son sexe

En 1975, en plein débat à l’Assemblée nationale sur la classification des films pornographiques, le député RPR Robert-André Vivien prend la parole : « Monsieur le Ministre, il faut durcir votre sexe… euh, pardon, votre texte ! ». Ou comment perdre toute crédibilité…

10. Quand Borloo veut défendre Villepin

Jean-Louis Borloo, ministre de l’Emploi, de la Cohésion sociale et du Logement, en avril 2006, prend la défense de Dominique de Villepin à l’Assemblée nationale. Sauf que Jean-Louis va plutôt le flinguer en l’appelant le… « Premier Minus ». Un verre ça va, deux verres…

11. Georges Marchais ne se branle pas

Georges Marchais, alors secrétaire général du Parti communiste français, est interrogé en duplex dans le journal d’Hervé Claude, en décembre 1989. Celui-ci lui demande s’il n’est pas ébranlé de voir les démocraties populaires de l’ancien bloc de l’Est rejeter le communisme. Réponse de Georges : « Non, cela ne me branle pas dans mes convictions communistes ». Manquerait plus que ça !

12. Edouard Philippe envoie les Français sucer

En mars 2018, le Premier Ministre prend la parole pour le lancement officiel du comité d’organisation de la Coupe du monde de rugby 2023. Son discours aurait pu être très chiant, il est finalement devenu très drôle.

13. Stéphane Le Foll passe un p'tit message à son bro Bruno le Relou

Bruno Le Roux, alors patron du groupe PS soûle un peu Stéphane Le Foll, alors porte parole du gouvernement en 2016 en se déclarant chaud patate pour modifier l’article 2 du projet de loi Travail. Relou le gars.

14. Manuel Valls veut apprivoiser les Français

Le Premier ministre s’exprime alors sur les pénuries d’essence et espèrent que les Français pourront s’apprivoiser. Euh non « s’approvisionner », déso j’ai mal lu. Oupsie.

15. François Fillon défoncé au gaz de shit

Faut dire que gaz de Schiste, gaz de shit… c’est un peu blanc bonnet, bonnet blanc.

16. Pierre Bérégovoy voulait baiser l'impôt et ça c'était hyper sympa

Nous sommes le 14 octobre 1992. Le ministre de l’Économie du gouvernement tente de défendre son projet de loi de finances au Sénat. Ses arguments sont imparables : « Nous avons aussi décidé de baiser… de baisser l’impôt sur les sociétés, excusez-moi… ». Mais non, continuez, ça nous intéresse.

17. Martine Aubry et son projet "vague"

Si même toi Martine tu ne crois pas à ton projet un peu fumeux, ça va etre compliqué. On sent un chouilla d’énervement quand on lui signale sa petite bourde.

C’est pas évident de prendre la parole en public, mais sachez qu’il est aussi bien possible de commettre des bourdes par texto, quand ton correcteur automatique se joue de toi. Et sinon, avec quel politique auriez-vous envie de boire des coups ?