Chez Topito, pas de poil dans la main quand il s’agit de lutter contre les clichés. Non, nous, on s’engage, on se bat, on les prend à bras-le-corps (poilu ou non) et on n’a pas peur de démonter toutes vos idées reçues. Je vous vois, vous êtes déjà à un poil de crier qu’on vous raconte des bobards, mais NON. Les bobards, c’est ce qu’on vous assure depuis votre plus tendre enfance. Bref, time to know what is la vérité pilleuse, grâce à ce top… au poil !

1. Les poils ne servent qu’à nous pourrir la vie

Aussi relous qu’ils puissent être, les poils sont en réalité bien plus nos amis que nos ennemies ! Oui, vous venez de passer une heure à les épiler, en alternant crises d’hystérie, de larmes et hurlements de douleur, mais je vous jure que pourtant, ils sont là pour nous faciliter la vie. Ils protègent notamment notre corps des irritations, font barrières aux bactéries, régulent l’humidité du corps et retiennent la transpiration, par exemple.

2. Les poils sont un tue l’amour

Chacun son rapport personnel avec les poils, on aime, on déteste ou on s’en fou. On a le droit d’aimer comme de ne pas du tout apprécier, mais la chose est ainsi : ils ont une fonction aphrodisiaque. Le pubis et les aisselles sont en effet des parties du corps qui émettent des phéromones, et les poils permettent de fixer ces substances. Conséquence : ils favorisent l’attraction sexuelle. Eh oui !

3. Le rasage fait pousser les poils plus drus...

Les clichés ont la dent dure, mais les poils ne le sont pas plus si on les rase ! Selon Adam Boulding, directeur de communication scientifique pour Gillette Vénus, si nos poils sont plus noirs et épais après un rasage, c’est parce que leur pointe est coupée net. Dans tous les cas, après la puberté et la ménopause, ils changent naturellement d’aspect et s’épaississent.

4. … et surtout, plus nombreux !

Peu importe la manière dont on s’en débarrasse, les poils repoussent exactement en même nombre : 10 de perdus, 10 de retrouvés. Alors, pourquoi 2/3 de la population pense que le rasage augmente leur nombre ? Eh bien, à cause de leur forme ! Les poils sont « effilés », c’est-à-dire plus larges à la base qu’à l’extrémité. Quand on rase on les coupe à la partie la plus large, et ils repoussent donc avec un plus gros diamètre. On a ainsi l’impression qu’il y en a plus, mais non !

5. Le rasage fait repousser les poils plus vite que l’épilation

Eh non ! En se rasant, on coupe le poil en surface, en l’épilant, on arrache même le bulbe. À la repousse, le poil épilé mets donc plus longtemps à apparaître à la surface puisqu’il doit d’abord sortir du follicule pileux, et passer la barrière de la peau. Le poil rasé, lui, repousse directement à la surface et nous fait donc « coucou » plus rapidement. C’est juste une question de distance quoi. Deux voitures qui roulent à 130 km/h ne sont pas plus ou moins rapide l’une que l’autre. Mais celle qui part de Poitiers arrivera plus vite à Paris que celle qui part de Toulouse. Vous avez compris ?

6. L’épilation laser ne fonctionne pas sur les peaux foncées…

C’était peut-être vrai dans les années 90-2000, mais la technologie a bien avancé depuis ! Désormais, il existe un laser avec une longueur d’onde adaptée à chaque carnation. En clair, que vous ayez la peau claire ou foncée, vous pouvez avoir recours à l’épilation définitive, et ça fonctionnera aussi bien pour l’un que pour l’autre.

7. …. D’ailleurs, l’épilation définitive est vraiment définitive

Désolée de nous décevoir, mais non, pas vraiment. En fait, il s’agit plus de traitement (très) longue durée que d’une épilation ad vitam æternam (enfin, je peux utiliser mes cours de latin.). Selon les experts, il s’agit d’une disparition de 80% des poils sur 5 ans. Dans certains cas, pour les plus chanceux, ce pourcentage peut s’étendre à 99% sur de nombreuses années, mais c’est loin d’être une majorité. Voilà, avant de craquer votre PEL en laser, soyez bien conscient de ça. Et achetez un vélo électrique, plutôt. C’est plus fiable.

8. Une aisselle poilue transpire plus qu’une aisselle épilée

Nope, toujours pas ! On transpire autant, qu’on ait les dessous-de-bras totalement épilés, semi épilés (ce qui témoigne souvent d’une panne d’épilateur électrique, ou d’une douleur trop intense pour achever le boulot) ou pas du tout épilés. En revanche, l’odeur de transpi est effectivement plus forte côté velue puisque les poils retiennent les odeurs.

9. Les hommes sont plus poilus que les femmes

Eh nooooon les guys ! Les poils ne sont pas des humains, donc ils ne font aucune discrimination, eux ! La différence : les poils des femmes restent à l’état de duvet sur certaines parties du corps (moustache et barbe, notamment) alors que ceux des hommes se développent à la puberté. Des fois. Pas toujours.

10. Arracher les poils incarnés est sans risque

Au mieux, vous risquez une irritation, au pire, une bonne infection sa mère ! La tentation est grande, mais on range sa pince à épiler ou son aiguille, et on attend sagement. On exfolie sa peau, on la nourrit et on l’hydrate, mais on ne va rien récupérer dessous ! Merci.

11. Les sourcils ne servent qu’à décorer

Si bien que certains s’en débarrassent et préfèrent se les faire tatouer (ne faite jamais ça, s’il vous plaît). Déjà, premier point non-négligeable, ils protègent nos petits yeux en empêchant la sueur de dégouliner dedans (beurk). Ensuite, ils nous permettent de communiquer une large palette d’émotion sans avoir à parler (plus on les fronce, plus on a l’air VNR, plus on les abaisse, plus on a l’air triste, plus on les hausse, plus on a l’air étonné. Comme vous, en lisant ce top). MAIS CE N’EST PAS TOUT. Cette communication par les sourcils a permis de… Sauver des vies ! Celles de nos ancêtres, les hommes préhistoriques. Grâce aux sourcils, ils pouvaient communiquer rapidement leurs intentions, signifier qu’ils ne voulaient de mal à personne, et donc, éviter de se faire dézinguer. Selon l’archéologue Penny Spikins (université de York) les hommes aux fronts plus plats et sourcils plus mobiles ont mieux survécus que les autres.

12. Les Portugais sont plus poilus que le reste du monde

Ahhhh vous l’attendiez, ce point, hein ? Il y a des clichés bien bien encrés dans l’imaginaire collectif, et le problème de celui-ci, c’est qu’il est un poil (lol) raciste. Il existe bien un facteur ethnique dans la distribution de la pilosité et les hommes ou femmes de typé méditerranéen ont bien une tendance plus marquée à la pilosité exacerbée. En revanche, ce n’est pas propre au Portugal, mais à plusieurs pays méditerranéens. So : les Portugais ne sont pas plus poilus que leurs voisins. Merci d’en prendre note.

Je sais, pas facile de se rendre compte qu’on nous a pris pour des cons toute une vie… Mais je compte sur vous pour reprendre du poil de la bête rapido (ou razmo) ! Pour vous aider : je vous propose d’en apprendre encore en plus sur les poils (et pas sur les poêles), et de relativiser en découvrant pourquoi c’est cool d‘en avoir plein le dos (des poils hein, pas d’en avoir marre. Ça, c’est pas cool).