Il y a des génies, des auteurs, des personnalités historiques, à qui l’on doit pas mal d’avancées. Si ces points sont indiscutables, que leurs travaux ou passages sur Terre ont marqué d’une manière ou d’une autre l’histoire, on oublie parfois un trait moins glorieux de leur personnalité : leur manière bien misogyne de concevoir la femme. Youpi youpi.

Attention, il faut toutefois penser à prendre le recul contextuel nécessaire. Les mentalités et sociétés d’autrefois étaient, malheureusement, bien plus fermées d’esprit sur leur conception du monde, des femmes et des différences. Après, quand on parle d’un mec comme Picasso qui a vécu au XXe siècle, qui a vu le passage au droit de vote pour les femmes, bah… Ouais. On a plus de mal à prendre de la distance, ouais.

1. Albert Einstein donnait des ordres et règles de conduite à sa femme

Einstein était un physicien théoricien, lauréat du prix Nobel de physique en 1921, contribuant largement au développement de la mécanique quantique et de la cosmologie et présentant au monde la théorie de la relativité. Ça fait presque rêver, hein ? Bah croyez-moi, vous allez vite déchanter. En 1914, alors qu’il traverse une période compliquée avec son épouse Mileva Maric, il a la merveilleuse idée de mettre en place une liste de règles strictes, pour améliorer la situation. Évidemment, ces dernières ne s’appliquaient qu’à son épouse. Les règles en question ? « Vous veillerez à ce que mes vêtements et mon linge soient en bon état », « Vous n’attendrez de moi aucune intimité, et vous ne me reprocherez rien », « Vous vous engagez à ne pas déprécier devant nos enfants, que ce soit par des mots ou un comportement », et « Vous arrêterez de me parler si je le demande ». Bah alors Albert, va ptetre falloir se détendre un peu, non ? Par la suite, après son divorce, il a épousé sa cousine. Ok, avant, c’était moins mal vu qu’aujourd’hui, mais notez que ce chaud lapin n’a pas hésité non plus à aller voir ailleurs régulièrement, durant ces deux unions. Quel chic type.

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2. Aristote pensait que les femmes étaient largement inférieures à l'homme

Au IVe siècle avant JC, Aristote écrivit trois traités, intitulés « Histoire des animaux, Génération des animaux et Parties des animaux ». Il en profite pour élaborer une théorie sympa sur le corps des femmes, avançant notamment que le sexe féminin est strictement inférieur au masculin, à cause d’un développement embryonnaire imparfait et inachevé. On peut y lire « Les femelles sont par nature plus faibles et plus froides, et il faut considérer leur nature comme une défectuosité naturelle ». Bah tiens, logique, ouais ! Merci Aristote pour cet enseignement éclairé.

(Source)

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3. Pour Confucius, "Cent femmes ne valent pas un seul testicule"

Eh oui… Vous avez (malheureusement) bien lu. Assez cocasse comme philosophie, de la part d’un mec également à l’origine de l’adage «Ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse, ne l’inflige pas aux autres.» Mon cher Confucius, célèbre homme politique, philosophe et éditeur chinois, dois-je en conclure que comparer ton existence à un centième de couille ne te froissera pas ?

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4. Martin Luther, considérait la femme comme "une épouse ou une prostituée"

On parle bien du Martin du XVIe siècle, à l’origine du protestantisme, et non pas de Martin Luther King. Selon lui, les femmes doivent rester à la maison, s’en occuper et avoir des enfants. D’ailleurs, d’après lui « Si les femmes meurent en couches, cela ne fait aucun mal. C’est pour cela qu’elles sont faites. » Il a également déclaré que « La parole et les œuvres de Dieu sont très claires, les femmes ont été faites soit pour être des épouses, soit pour se prostituer. ». Bah voyons… Les femmes sont donc uniquement là pour procréer et pour le sexe ? Magnifique.

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5. Le Pape Grégoire Ier, pensait les femmes intellectuellement faibles

Selon les dires de l’homme d’Église, ayant vécu au VIe siècle : « La femme est lente à comprendre et son esprit instable et naïf la rend par voie de faiblesse naturelle à la nécessité d’une main forte dans son mari. Son « utilisation » est double ; le sexe animal et la maternité. » Ils se sont passé le mot, ou quoi?

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6. Thomas d'Aquin pensait aussi que la femme était simplement un utérus sur pattes

Et il l’a fait savoir par des mots simples : « La femme n’a été faite que pour aider à la procréation. » Une phrase aussi simple que son esprit est arrêté. Comme quoi, on peut être frère et prêtre dominicain italien, philosophe, théologien, juriste et misogyne à la fois.

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7. Napoléon, a installé la misogynie dans le code civil

Le code civil consacrait alors « la puissance du père de famille sur la femme et les enfants ». D’ailleurs, jusqu’en 1970, on ne parlait pas « d’autorité parentale » mais de « puissance paternelle ». Parmi les articles du code civil promulgué par Napoléon en 1804 : « Le mari doit protection à sa femme, la femme obéissance à son mari » (article 23).

Dans le code pénal de 1810, on « excuse » le meurtre d’une femme par son mari, s’il se justifie d’un adultère et d’un « flagrant délit dans la maison conjugale » (article 324). Pour le cas inverse, monsieur reçoit une simple amende. Niceeee. Nous ajouterons enfin que ce monsieur avait… 60 maîtresses officielles, et terminerons par l’une de ses déclarations : « Nous autres peuples d’Occident, nous avons tout gâté en traitant les femmes trop bien […] Elles ne doivent pas être regardées comme les égales des hommes, et ne sont, en réalité, que des machines à faire des enfants […] Il vaut mieux qu’elles travaillent de l’aiguille que de la langue. » Magistral.

Napoléon, un homme moins doué pour l’amour que pour la guerre ! Sa misogynie se retrouve dans le Code Civil : l’homme...

Posted by L'Histoire en citations on Wednesday, August 17, 2016

8. Norman Mailer, jugeait le viol comme "normal" et a poignardé sa femme

Norman qui ??? Norman Mailer était un célèbre écrivain américain, notamment à l’origine des biographies de Monroe et Picasso. La misogynie est un mot bien trop faible, pour qualifier un type capable de féminicide. En 1960, au beau milieu d’une soirée, Adèle Morales fait une réflexion à son époux. Le mec pas trop sanguin, extrême et violent lui saute dessus, et lui assène un premier coup de couteau rouillé dans le dos, puis dans la poitrine, à quelques centimètres de son cœur. S’est-il rendu compte immédiatement de l’horreur de son geste ? Eh bien non ! Il aurait déclaré aux invités encore présents « Ne la touchez pas. Laissez la chienne mourir ». Adele a survécu à ses blessures, a quitté l’homme, mais n’a jamais déposé plainte. Avant de parler de la réalité des faits, elle a prétexté avoir glissé sur du verre.

Pour couronner le tout et ajouter de l’horreur à l’atroce : ce mec aurait déclaré « Un peu de viol est bon pour l’âme d’un homme. » devant un public de l’Université de Californie à Berkeley, en 1972.

Crédits photo (Domaine Public) : Carl Van Vechten

9. Picasso, était également misogyne et violent

Ce n’est plus un secret pour personne. On ne peut même plus compter toutes ses sorties misogynes, ses actes de violences, et les anecdotes glauques qui existent autour du personnage et de ses tableaux. Même sa petite fille, Marina Picasso, dans son livre « Picasso : mon grand-père » décrit le rapport de l’artiste aux femmes par les mots « Il les a soumis à sa sexualité animale, les a apprivoisés, ensorcelés, ingérés et écrasés sur sa toile. Après avoir passé de nombreuses nuits à extraire leur essence […] il en disposait. » Glaçant. Parmi les sorties du peintre : «Chaque fois que je change de femme, je devrais brûler la précédente. Comme cela, j’en serais débarrassé. Elles ne seraient pas toutes là à compliquer ma vie. Et puis, cela me redonnerait peut-être la jeunesse» ? Envie de lui faire bouffer ses pinceaux par le nez, et vous ?

Crédits photo (Domaine Public) : Argentina. Revista Vea y Lea

Si ce top a créé en toi une vraie remise en question (c’est bien) et que tu veux savoir si tu es misogyne, voici un quiz élaboré selon les propos d’Eric Zemmour, cet homme déconstruit.

Source : Ranker, Libération, La presse