Vous faites du sport et vous êtes nul(le) ? Plus aucune solution ne se présente à vous ? Vous vous entraînez jour et nuit et pourtant il n’y a aucun avancement ? Eh bien sachez qu’il existe plein de formes de dopage possibles et imaginables, certaines relativement accessible (genre le café), et d’autres un peu plus exclusives.

Après le dopage c’est mal, je ne vous encourage pas, et seul la pratique intensive du sport vous sédentarisera peut-être sur la plus haute marche du podium.

1. Les agents anabolisants

En gros ça c’est si vous voulez passer de Paul Mirabel à Dwayne Johnson en un claquement de doigts.Les agents anabolisants, plus connus sous le noms de stéroïdes, sont des hormones stéroïdiennes liées à une hormone naturelle, la testostérone. Bref, si vous en prenez, vous augmenterez significativement votre taux de testostérone et ainsi la taille de vos muscles, jusqu’à avoir les gros bras de JCVD.

Les athlètes qui en ont déjà pris : le tennisman Petr Korda, l’athlète Marion Jones ou encore Lance Armstrong.

Crédits photo (CC BY-SA 2.0) : https://www.flickr.com/photos/tfa/ Thomas Faivre-Duboz

2. Les EPO (Erythropoïetine)

Si vous vous intéressez un peu au sport vous avez sûrement entendu ça déjà une fois dans vos vies les « EPO », sans vraiment comprendre ce que c’était.

Pour simplifier les choses, l’érythropoïèse est une hormone qui entraîne une augmentation du nombre de globules rouges dans le sang, c’est-à-dire qu’elle améliore le transport de l’oxygène. En conséquence, elle rend la personne qui se dope, plus endurante, capable de faire un effort plus long sans être sous-oxygénée.

Les athlètes qui en ont déjà pris : La sauteuse en longueur et détentrice du record d’Afrique du 100m, Blessing Okagbare, le célèbre cycliste Lance Armstrong (oui oui).

Crédits photo (CC BY 3.0) : Citizen59

3. Les modulateurs hormonaux et métabolique

Les modulateurs hormonaux et métaboliques sont utilisés dans le sport pour plusieurs fonctions.La première fonction est que ces « médicaments » peuvent permettre de bloquer ou de réguler les récepteurs d’œstrogènes (les hormones féminines), qui sont directement liés au taux de graisse.

Ensuite, ils peuvent aussi permettre de contrôler la production de myostatine, qui est une protéine produite par le corps humain permettant de limiter la croissance musculaire et évitant ainsi la croissance incontrôlée des muscles. En gros prendre ces régulateurs va permettre de stopper les myostatines pour favoriser la croissance exponentielle des muscles.

Enfin, ces modulateurs permettent aussi d’empêcher les effets secondaires indésirables des stéroïdes anabolisants.

Un petit cokctail qui fonctionne assez bien somme-toute.

Les athlètes qui en ont déjà pris : la tenniswoman Maria Sharapova, qui avait été testée positive au meldonium (utilisé dans la prévention des infarctus, le meldonium est classé parmi les hormones et modulateurs métaboliques). Rappelons que le meldonium n’est considéré comme dopant que depuis 2016 et que Sharapova prenait le traitement depuis une dizaine d’année déjà pour des problèmes de santé qui n’étaient pas liés au sport.

Crédits photo (Domaine Public) : http://www.howmuchdotheyweigh.com/wp-content/uploads/2011/02/maria-sharapova.jpg by Andrew Huse

4. Les diurétiques et agents masquants

Alors on explique tout de suuuuite, il s’agit là de compléments à d’autres substances dopantes.Les diurétiques sont des substance qui entraînent une augmentation de la sécrétion urinaire et qui peuvent être utilisés notamment pour traiter l’hypertension artérielle ou les insuffisance cardiaque. Mais utilisés en compléments d’autres substances, elles peuvent en fait servir à être des agents masquants. Ainsi, elle sont utilisés pour fausser les résultats de tests antidopage et pour cacher la prise d’autres substances dopantes interdites.

Vous imaginez bien que la plupart des athlètes ayant eu recours au dopage sont aussi passé par cette case là. Ces substances sont aussi utilisées pour perdre du poids rapidement, notamment dans certains sports où il est préférable d’avoir un poids léger. C’est pourquoi en 2001, on recense dans la discipline du saut à ski un cas positif avec Dmitri Vassiliev.

Crédits photo (CC BY-SA 3.0) : Clément Bucco-Lechat

5. Les agents stimulants

Dans les agents stimulants, on retrouve pas mal de trucs : les amphétamines, la cocaïne (et ouais c’est aussi interdit dans le sport à la surprise générale) ou d’autres psychostimulants.

Bon les raisons sont assez évidentes, et comme vous le savez peut-être, les amphétamines permettent de réduire la sensation de fatigue, quand la cocaïne peut par exemple améliorer le temps de réaction et la concentration. Ça vous aurait bien servi pendant le 3x500m au bac ça, bande de larves.

Les athlètes qui en ont déjà pris : Le cycliste Fausto Coppi qui a avoué avoir plusieurs fois utilisé les amphétamines pour battre le record de l’heure (épreuve qui se déroule généralement sur piste et qui consiste à parcourir la plus grande distance possible en une heure).

Crédits photo (Creative Commons) : J.D. Noske (Anefo)

6. Les narcotiques

Comme pour les agents stimulants, vous connaissez sûrement quelques narcotiques. On retrouve notamment tous les médicaments à base d’opioïdes, comme la morphine, la codéine ou encore le fentanyl. Ces agents ont des propriétés euphorisantes ou calmantes, et permettent surtout de bloquer la sensation de douleur.

Les narcotiques sont notamment utilisé dans les sports de combat pour calmer les douleurs, ou dans le cyclisme (encore) en association avec des stimulants. En effet on retrouve un certains nombres de ces produits dans ce que l’on appelle le « pot belge », un mélange d’amphétamines, d’antalgiques, d’héroïne et de cocaïne (sympaaa), utilisé dans le cyclisme.

Les athlètes qui en ont déjà pris : les cyclistes Laurent Roux, un des meilleurs coureurs de sa génération, ainsi que Christophe Dupouey, l’ex-champion du monde de VTT.

Crédits photo (CC BY-SA 3.0) : Eric HOUDAS

7. Les cannaboïdes

Ça aussi vous connaissez bien heeein (on dira rien, toujours pas d’accusations ici).Toujours pas étonnant, le cannabis et tout ce qui s’en rapproche est considéré comme un dopant, même si en soi ça ne développe pas vraiment les capacités sportives. La seule chose que les cannaboïdes peuvent à la limite faire c’est : détendre avant un grand événement et détendre les muscles.

Les athlètes qui en ont déjà pris : Le nageur Michael Phelps, le footballeur Fabien Barthez, ou encore la sprinteuse américaine Sha’Carri Richardson.

Crédits photo (CC BY-SA 2.0) : JD Lasica

8. Les bêtabloquants

Les bêtabloquants sont interdits dans certains sports comme les fléchettes, le golf ou encore le tir à l’arc, tous les truc où il faut être très précis et concentré quoi. Effectivement, les bêtabloquants permettent de réduire l’anxiété, la fréquence cardiaque, et les tremblements tout en améliorant la coordination.

Ce sont des sports dans lequel le dopage est quand même bien moins courant tout d’abord parce que pendant assez longtemps, il n’y avait pas de test antidopage (le test antidopage sanguin est introduit dans le golf professionnel seulement en 2017), mais aussi parce que ce sont des disciplines moins physiques et donc dans lesquelles les dopants classiques n’ont pas tellement lieu d’être. Ainsi il y a très peu de cas avérés de dopage dans ces disciplines (et puis de toutes façons vous les connaitriez pas donc on s’en fout).

9. Les glucocorticoïdes

Les glucocorticoïdes sont des corticoïdes qui ont une action sur le métabolisme, ils sont à la base utilisés comme des anti-inflammatoires, des analgésiques (anti-douleur), des anti-allergiques ou antipréptyque (contre la fièvre). Cependant, dans le sport, ils peuvent avoir des effets psychostimulant, mais aussi favoriser une augmentation de la performance en endurance et de la tolérance à la douleur.

Pendant l’effort, les corticoïdes aident à fournir le glucose nécessaire pour la poursuite de l’effort. Ils peuvent permettre par ailleurs à limiter l’inflammation tissulaire et la sensation de douleur liée à cette inflammation MÊME si peu d’études ont prouvé le lien entre l’augmentation des performances et la prise de corticoïdes.

Les athlètes qui en ont déjà pris : Lance Armstrong (ah boooon)

10. Et enfin, les agonistes bêta-2 adrénergiques (toujours plus compliqué le truc)

Ils sont utilisés pour traiter et prévenir la contraction anormale des muscles de la paroi des bronches, pour simplifier c’est un peu de la ventoline. Certains sont autorisés sur avis médical, et d’autres sont tout simplement tout le temps interdits. Utilisés dans le sport, ils permettent d’améliorer les fonctions respiratoires, et d’augmenter la capacité d’effort et de résistance.

Encore une fois, c’est surtout le cyclisme qui était touché par ce type de dopage.