OK, qui n’a jamais rêvé (ou eu un pote qui rêvait) de devenir astronaute, enfant?? Aller dans l’espace, défier les lois de la pesanteur, voler, toucher les étoiles (non), et tous ces trucs qui avaient l’air super fun. Je n’irais pas jusqu’à dire tout le monde, mais je suis prête à parier que vous étiez nombreux (ouais, je me mouille, ouais) ! Pour savoir si ce rêve est vraiment réalisable, il est l’heure de vérifier si vous êtes éligibles… Spoiler : non. Courage.

1. Avoir entre 27 et 50 ans

On commence par un critère assez easy, qui est quand même à portée de pas mal de monde, non?

Pourquoi ces âges ? On y reviendra après mais il faut un minimum de diplômes, d’expériences pros, passer par un an de recrutement puis un an de formation en interne avant de partir dans l’espace. Donc même si on a sauté une classe et qu’on a obtenu son BAC à 16 ans, on ne peut pas vraiment devenir astronaute avant. Pour la limite des 50 ans, elle n’est pas rédhibitoire, mais Agence Spatiale Européenne souhaitent que les personnes recrutées restent au moins 15 ans à leurs côtés, l’âge limite pour voler étant de 63 ans. L’idéal, en fait, c’est d’avoir entre 27 et 37 ans.

2. Être diplômé d'un master scientifique (au moins)

Bah voilà, je vous avais bien dit qu’on y reviendrait à la question des diplômes ! Un astronaute est avant tout un opérateur de machine, qui doit donc maîtriser les techniques, les mathématiques et les équations. De fait l’ESA exige un niveau Master (ou supérieur) en Ingéniérie, Médecine, Sciences Naturelles (Sciences physiques, Sciences de la Terre, Sciences de l’atmosphère, Sciences océaniques, Biologie), en Mathématiques ou en Informatique. Sont aussi acceptés : les pilotes d’essai et les ingénieurs de vol s’ils proviennent d’une école certifiée de pilotes d’essai. Le niveau « doctorat » est un plus, mais n’est pas obligatoire. Bref, il faut être une tronche. Deux points, et déjà, deux « non » pour moi… Et vous, c’est comment ?

3. ... et avoir minimum trois ans d'expérience professionnelle

L’expérience professionnelle en question doit avoir un lien avec les études, mais peut être réalisée dans différents environnements : un laboratoire, un hôpital ou encore des travaux de recherches. Eh non… Vos 3 ans d’équipiers polyvalents chez McDo ne comptent pas… Oui, je sais, c’est pas juste, mais c’est comme ça.

4. Être citoyen(ne) d'un pays membre de l'ESA

ESA, traduisez « European Space Agency ». Traduisez encore (oui, ça fait beaucoup de traduction, mais ça vous fait bosser un peu, merde) « Agence Spatiale Européenne ». Traduisez encore et toujours E… Non, je rigole. Au total, 22 États sont membres de l’ESA dont l’Allemagne, le Danemark, l’Espagne, la France, l’Italie, le Luxembourg, ou encore la Norvège.

5. Mesurer (de préférence) entre 1m55 et 1m90

Ça vaaaa, c’est large comme fourchette ! Ils attendent quoi pour foutre la même chez Miss France, sérieux ? Des années que mon mètre soixante-huit me prive de mon titre, putain. En parlant de taille, vous saviez que les astronautes gagnent environ 4cm dans l’espace ? Eh oui Jamie, en apesanteur, le phénomène du tassement des disques n’existe pas. Ainsi, la colonne vertébrale se relâche et s’allonge (un peu). Trop ouuuuf. Je peux concourir à Miss ISS en fait !!

Le coupable brille en fait par son absence. ??

Posted by Futura - Explorer le monde on Saturday, August 25, 2018

6. Être bilingue en anglais

Because you need to comprendre very bien your compagnons de vol, qui viennent de everywhere et qui ne speak pas forcément very well le french. En somme, si vous parlez comme ça, c’est NO. Il faut au minimum un niveau C1. ET CE N’EST PAS TOUT ! Il faut aussi maîtriser une autre langue, avec un niveau B1-B2 (niveau lycée, quoi). À titre d’exemple : Pesquet parle anglais, russe, espagnol, allemand, français, et même un peu chinois. Balaise. Contrairement à ce que l’on a tendance à croire, maîtriser le russe n’est plus un critère de sélection, mais fera bien partie du cursus de formation !

7. Avoir une bonne condition physique

Autrefois, les astronautes faisaient de brefs allers-retours dans l’espace (quelques jours). Aujourd’hui, ils y passent des mois. Dans quelques temps peut-être, des années. De fait, et parce que la vie là-haut est quand même assez éprouvante, il faut remplir tout un panel de conditions physiques et médicales pour être éligibles… Il faut dire que faire venir un médecin dans l’espace en cas de bobos ou de maladies, c’est pas easy peasy en fait.

Bonne nouvelle, en revanche ! L’agence spatiale européenne a lancé, fin mars 2021, sa toute première campagne de recrutement d’astronautes en situation de handicap. On parle de « parastronautes ». Pour le moment, seuls 4 types de handicaps sont retenus : un handicap d’un ou deux membres inférieurs, de préférence en dessous du genou, une jambe plus courte que l’autre et les personnes de petite taille (moins de 1m30).C’est un premier pas. L’objectif, à terme, étant d’ouvrir encore plus.

C’est une première et ça se passe en Europe !

Posted by Ouest France on Friday, September 24, 2021

8. Ne pas être claustrophobe

Rapport au fait que vous passerez des mois dans l’ISS, et que sa surface habitable est à peu près celle d’une maison. Une « maison » partagée avec plusieurs autres personnes (ils étaient 7 lors de la mission Crew-1), sans jardin, et avec vue sur… L’espace. Le vide. Le néant. La Terre vu du ciel. Rien que d’y penser, ça me donne la nausée. Pour la petite histoire, l’ISS n’a que 6 « chambres » (des cabines, en fait). Le 7ème membre dormait donc dans « Résilience », le vaisseau abord duquel ils sont arrivés. Vous aussi, cette projection vous angoisse de ouf ?

L’espace de vie et de travail à bord de l’ISS représente à peu près la taille d’une maison avec 6 « chambres » (qui ressemblent à des cabines) ? L'équipage actuel, lui, est composé de 7 membres

Posted by Numerama on Wednesday, November 25, 2020

9. Être très motivé, flexible et résister à la pression

Et je ne vous parle pas de pression atmosphérique, ptdr (vous l’avez ?). Pour ce qui est de la flexibilité… Bah… Y’a pas trop le choix en fait. Vous êtes propulsé dans l’espace, donc forcément, c’est pas vraiment l’endroit pour quitter le bureau à 18h et avoir tous vos week-ends, en fait.

10. Ne pas être tête en l'air, et avoir les pieds sur terre

Un comble.

Alors, sur 10, vous cochez combien de cases ? Perso… 2. C’est mieux que rien, non?