Vous avez probablement appris la nouvelle : on sait enfin qui est Le Grêlé, ce tueur en série qui a sévi entre 1983 et 1994. Il a été retrouvé mort dans le Gard cette semaine pour le plus grand malheur de ceux qui espéraient le voir jugé un jour. L’homme a laissé derrière lui une lettre pour avouer ses crimes, et on connaît donc maintenant mieux son histoire. C’est l’occasion de vous la raconter, mais on préfère vous prévenir, ça peut être un peu dur à lire. Il est encore temps de fermer cet article.

1. Il a commis 4 meurtres et 6 viols entre 1983 et 1994 en Île-de-France

Celui qu’on appelle « Le Grêlé » est à l’origine de plusieurs affaires sordides et meurtres et de viols. La plus connue d’entre-elles est celle de Cécile Bloch, une petite fille de 11 ans qu’il a violée et tuée alors qu’elle allait se rendre à l’école en 1986. À l’époque, on relie très vite cette affaire à d’autres crimes commis dans la région et on se rend compte qu’un véritable prédateur sévit tout en demeurant insaisissable.

2. L'homme avait la peau grêlée, d'où son surnom

Au fil de l’enquête, les policiers ont recueilli pas mal de témoignages qui s’accordaient tous sur ce point : le meurtrier avait la peau abîmée, grêlée. Un portrait robot a alors circulé absolument partout pour tenter de retrouver le serial killer, mais sans succès.

3. On a pu recueillir son ADN sur les scènes de crime

A plusieurs reprises, les enquêteurs ont pu prélever des traces de l’ADN du Grêlé sur les victimes, ce qui leur a permis de relier tous les crimes entre eux. L’une des victimes, une fillette de 8 ans qui a été laissée pour morte par le Grêlé et qui a survécu, a aidé d’une aide précieuse pour les enquêteurs puisqu’elle a pu faire une description de son agresseur et qu’on a recueilli sur elle des traces biologiques qui indiquaient encore une fois le même auteur.

4. On n'a jamais retrouvé Le Grêlé après 35 ans de recherches

Oui, depuis ses premiers crimes découverts en 1986, Le Grêlé n’a jamais vraiment été inquiété par les recherches des enquêteurs. Pourtant, on avait son ADN et une description d’un visage assez peu commun, mais le mec a réussi à échapper à la police pendant tout ce temps. Ça relève de l’exploit, même si on n’a pas vraiment envie de le féliciter.

5. On sait enfin qui est Le Grêlé

Cette semaine, François Vérove, un ancien gendarme et policier, s’est suicidé dans le Gard. Avec lui, il y avait une lettre : Vérove y reconnaît qu’il est Le Grêlé et qu’il a commis les crimes qui lui sont attribués. Tout ça a été confirmé par l’ADN qu’on a prélevé sur son cadavre. Fin de 35 ans de mystère. Un nouveau cold case résolu. Pas une fin hyper satisfaisante, certes, mais ça on ne peut plus rien y faire.

6. Les enquêteurs se doutaient qu'il s'agissait d'un policier ou d'un gendarme

Plusieurs indices avaient mis les enquêteurs sur la piste d’un policier ou d’un gendarme. À plusieurs occasions, Le Grêlé avait été vu en train d’utiliser une carte tricolore, et il utilisait un langage qui faisait penser aux professions des forces de l’ordre. De sacrés indices qui n’ont pas permis de le coincer à temps.

7. Vérove avait été convoqué pour un prélévement ADN

Récemment, la Justice avait convoqué 750 gendarmes qui bossaient en région parisienne à l’époque des crimes pour les soumettre à des tests ADN. François Vérove, qui avait reçu aussi une convocation, devait se présenter au prélèvement cette semaine. Sentant qu’il allait enfin se faire coincer, il a pris ses affaires et s’est rendu dans un AirBnb en Camargue où il s’est donné la mort avec des médocs. Il a préféré mourir plutôt que de se laisser arrêter et juger.

8. Vérove a donné quelques explications sur ses crimes dans sa lettre

On l’a dit, l’ex-gendarme s’est suicidé et a laissé derrière lui une lettre d’aveux où il reconnait être Le Grêlé. Il a aussi tenté d’expliquer ses actes : il aurait tué et violé à causes « pulsions » liées à son enfance, mais se serait « pris en main » à partir de 1997. Selon lui, le fait d’avoir trouvé une femme qu’il aime et d’avoir eu des enfants a « apaisé ses démons ». Peut-être que tout ça est vrai, mais quand on parle de meurtres et de viols d’enfants, on a du mal à se satisfaire de ce genre d’explications.

On peut au moins enfin rayer Le Grêlé de la liste des criminels encore en liberté.

Sources : BFM, Wikipedia, Huffpost.