Contrairement aux marques qui ont changé leur logo raciste et qui ont très bien fait, d’autres marques ont changé leur logo sans réfléchir aux conséquences et se sont complètement plantées. Parce que c’est bien sympa de vouloir se moderniser et changer d’image mais si derrière les consommateurs suivent pas, bah tu te retrouves un peu concon. Retour en images sur ces grosses boulettes du rebranding.

1. Gap

En 2010, la marque GAP a voulu se refaire une tite beauté en changeant son logo, bien qu’elle n’en avait pas trop besoin. Le problème c’est que rien n’allait dans le nouveau design qui ne correspondait ni à la typo ni aux couleurs de l’ancien logo. Ce changement a suscité la colère des clients (il en faut peu) et six jours plus tard, GAP revenait à l’ancien modèle. Rapide et efficace.

2. Tropicana

La marque de jus n’a pas eu l’idée du siècle en rebrandant totalement le packaging de ses bouteilles et en changeant son logo en 2009. À cause de ces grosses modifications, les clients n’ont pas reconnu les bouteilles dans les rayons de supermarchés et les ventes de Tropicana ont bien chuté. Faut dire que le nouveau design était assez loin de ce que l’on connaissait. Au final, Tropicana est revenu à sa ptite orange familière et tout est bien qui finit bien.

3. Mastercard

En 2015, les équipes de Mastercard ce sont dit que ça serait trop une idée de fifou de mettre en place un nouveau logo un peu plus moderne. Le problème, c’est qu’ils ont un peu trop pris la confiance en se disant que les gens connaissaient trop bien les deux cercles de couleur et qu’ils comprendraient forcément. Sauf que ça n’a pas du tout été le cas et que les ajouts ont juste complètement dérouté les consommateurs. Au final, ils ont décidé d’utiliser un nouvel autre logo et ont conservé le deuxième pour leurs communications internes (vraie preuve que c’est bien de la merde).

4. Weight Watchers

Weight Watchers a bien raté sa campagne de rebranding de 2018 parce que la marque ne s’appelle plus Weight Watchers mais personne ne le sait. Son nouveau nom est en fait Wellness that Works (le bien-être qui marche) sauf que comme les initiales sont aussi WW et que certaines communications continuaient d’utiliser le nom Weight Watchers, le rebranding est complètement tombé à l’eau.

D’un côté, les anciens clients n’avaient pas connaissance du changement d’identité et de l’autre, les nouveaux clients n’étaient pas sûrs des services offerts. Bref, une vraie catastrophe pour un message qui n’est pas du tout pas passé. Certainement comme ton dernier message jamais ouvert par ton crush, obligé c’est pas un vent du tout, t’inquiète.

5. Sears

Le chaîne américaine de grands magasins Sears a décidé de changer son logo en 2019 pour booster ses ventes. Mais big problemo : son petit élément ajouté dans le nouveau logo à côté du nom ressemblait fortement à celui d’Airbnb (je suis sûre que vous l’aviez remarqué, je vous connais, vous êtes trop forts). Finalement Sears a cédé et a quelque peu modifié son logo pour qu’on y reconnaisse plus une maison qu’une copie du site de location de baraques. Ce qui est, semble-t-il, une bonne idée.

6. British Petroleum

En 2000, après 70 ans avec le même logo, la compagnie pétrolière a décidé de s’offrir une nouvelle identité visuelle. Ce qui était plutôt une bonne idée jusqu’à ce qu’ils décident de changer leur ancien logo du tout au tout, en gardant juste leur palette de couleurs.

Mais ce qui est le plus comique, c’est que BP a choisi comme nouveau symbole le soleil pour représenter la croissance verte. Assez drôle quand on sait qu’une compagnie pétrolière est difficilement écologique et que BP est responsable de la grande marée noire de 2010 dans le Golfe du Mexique. C’est pas beau de faire du greenwashing.

7. Le club de foot Leeds United

Le changement de logo du club de foot de Leeds United en Angleterre en 2018 n’a pas fait que des heureux chez les supporters. Beaucoup d’entre eux n’ont pas du tout apprécié cette initative de changer le logo traditionnel pour ajouter le « Leeds salute », le geste opéré dans les tribunes par les supporters du club dans les années 80. En quelques heures, près de 60 000 personnes ont signé une pétition demandant à retirer ce nouveau logo. Ce que le club a rapidement fait vu le carnage. Pensez-y à deux fois si vous voulez changer un logo adulé par des milliers de supporters.

8. Celui des JO de 2012

Le logo des JO de 2012 de Londres a beaucoup fait parler de lui à l’époque, notamment sur les réseaux sociaux. Le comité organisateur a eu la mauvaise idée de se débarrasser complètement du logo proposé au moment de la candidature pour faire un truc très cheum avec les chiffres de 2012.

Le problème, c’est que si on regarde bien, on peut quand même voir quelqu’un pratiquer la fellation sur une autre personne (me dites pas que j’ai l’esprit mal placé, ce sont les critiques qui ont été émises par la moitié de la planète à l’époque, j’y suis pour rien). Bref, pas la meilleure idée de logo pour une compétition internationale.

9. Celui des JO de 2024

Idem que pour les JO de 2012, les JO de 2024 et notamment Paris, la ville organisatrice, se sont beaucoup faits critiquer pour leur logo carrément hideux. Alors que le logo avancé lors de la candidature de la ville de Paris était très propre et assez bg, on se retrouve maintenant avec une flamme en mode Marianne complètement sexualisée, qui ressemble beaucoup trop au logo de Tinder. Appelez-moi les graphistes, je vais leur dire deux mots.

10. Yahoo!

En 2013, le moteur de recherche Yahoo a lancé une campagne beaucoup trop cool pour annoncer son nouveau logo. Pendant trente jours, la marque a partagé des logos envisagés pour leur nouvelle identité visuelle ce qui a suscité plein de réactions très positives… Jusqu’à ce que Yahoo dévoile finalement le vrai logo choisi, qui était plutôt laid en plus d’être assez proche de l’ancien (tout ça pour ça). Je vous raconte pas la déception des gens. Depuis Yahoo a rechangé son logo et on préfère mille fois cette version-là.

11. NBC Universal

En 2011, NBC Universal a fait la grosse erreur de changer son logo avec les authentiques plumes de paon colorées pour un truc beaucoup plus sobre. Les critiques ne se sont pas faites attendre : logo illisible, absence de leur emblème, trop simple… L’entreprise a donc vite fait marche arrière et depuis, le logo n’est utilisé que dans des communications internes (ouch, ça pique)

12. Hershey

Après 120 ans avec le même logo, la marque de chocolats Hershey a décidé, en 2009, de se moderniser. Le problème, c’est que le petit chocolat mignon emballé s’est transformé en masse brune informe ressemblant à s’y méprendre à un caca fumant, comme l’ont bien souligné les internautes à l’époque. En même temps, c’était quand un peu obvious non ?

13. Syfy

Le chaîne de télévision Syfy, dédiée à la science-fiction et au fantastique, n’a pas toujours porté ce nom. De base, elle s’appelait Sci-Fi (ce qui semble assez logique quand on connaît les domaines sur lesquels elle porte) mais en 2009, la chaîne a décidé d’opérer un petit glow-up. Qui s’est avéré être en fait un gros glow-down car « Syfy » est l’abréviation de maladies sexuelles dans les pays d’Europe de l’Est (et fait aussi bien penser à syphilis par ailleurs).

Pas l’idée du siècle quand on veut éviter les moqueries et le bad-buzz. Mais rendu-là, autant assumer et c’est pour ça que la marque a continué de porter ce nom un peu ridicule même à leur changement de logo suivant.

14. Pepsi

En 2014, le nouveau logo de Pepsi (qui a quand même coûté 1 million de dollars) a suscité beaucoup de critiques et de jugements de la part des utilisateurs. En plus de ne pas conserver les codes de leur vieux logo et d’être incohérent, le nouveau logo ne représentait pas du tout les sourires sur des visages qu’il était censé symboliser (ouais nous aussi on a cherché). Pepsi a malgré tout décidé d’adopter ce logo, probablement parce qu’il leur avait déjà coûté beaucoup trop cher.

Voilà des gens qui qui c’est qu’ils s’y connaissent très beaucoup en logos foireux. Pour savoir si vous auriez fait mieux, vous pouvez toujours faire notre quiz « Es-tu graphiste ? ».

Source : Affde.