Pour décanter un match où on s’ennuie ferme, rien ne vaut un bon tacle assassin à hauteur du genou, ça donne des blessures sympa à regarder, et l’hémoglobine nous on adore. Les esprits s’échauffent, l’arbitre voit rouge et la rencontre s’emballe enfin. Le coupable de cet attentat est lui marqué au fer rouge et devient pour tous LE BOUCHER ! Top 10 de ces apôtres de geste sale.

1. Marco Materazzi, le gros bad boy Italien

Le prototype du bad boy dans le football. L’ancien défenseur de l’Inter était un roi de la découpe, le genre de boucher qui n’hésitait pas à remettre quelques coups de lame dans sa bavette pour satisfaire ses clients. A son actif : des genoux brisés, des coups de coude à l’aveugle, et quelques visages ensanglantés les week-end de Serie A. Le connard qu’on aime adorer.

Bref Materazzi n’est pas un mec sympa , et il était tout à fait capable de faire disjoncter sa victime à l’usure comme c’était le cas avec Zidane en finale de Coupe du monde.

2. Roy Keane, le bad boy Irlandais

Un autre bad boy, Irlandais cette fois, « le meilleur milieu de sa génération » selon Ferguson, entraîneur et joueur de football écossais. Et aussi l’un des plus habiles briseurs de rotules de l’histoire. Celui qui avait aussi l’habitude de se bagarrer en dehors des terrains (Keane était réputé pour chercher l’embrouille dans les pubs mancuniens) a fait du tacle un art à part entière. Demandez ce qu’en pense Alf-Inge Håland, qui subit la colère du capitaine des Red Devils lors d’un derby mancunien en 2001. Résultat des courses : tacle vissé au genou droit, crachat sur le Norvégien gémissant à terre… et carrière terminée, une ambiance conviviale ma foi.

3. Mapou Yanga-Mbiwa sur Samir Nasri

C’était dans un match face à Manchester City que l’ancien Montpelliérain a un peu peté un câble et littéralement attaqué Samir Nasri. Un vilain tâcle au genou qui fait que le Nasri sort du match sur une civière et devrai faire 2 mois de rééducation. A seulement cinq mois d’une Coupe du Monde, ça fout la pression.

Histoire de se faire remarquer sans doute, Yanga-Mbiwa s’est donc fendu d’un vilain tacle au genou le week-end dernier, qui au pu priver Samir Nasri du Mondial.

4. Andoni Goikoetxea, le boucher de Bilbao

Le boucher de Bilbao. Ce n’est pas le funèbre surnom d’un serial killer de la côte Basque, mais plutôt celui donné à Andoni Goikoetxea. Probablement un des collectionneurs de ménisques les plus connus.

En bousillant le genou de Bernd Schuster, joueur du FC Barcelone qui aura neuf mois d’invalidité à cause Goikoetxea, il a donné ses lettres de noblesse au tacle assassin. Et pourquoi pas briser la cheville de Maradona, tant qu’on y est ? Eh bien figurez-vous que c’est exactement ce qu’il fait en deux secondes lors d’un match opposant l’Athletic Bilbao (équipe dans laquelle il évoluait) au FC Barcelone lors de la saison 1983-1984. L’agresseur ne récolte qu’un simple carton jaune, tandis que Maradona sera indisponible pour trois mois et demi.

Et voilà comment arrêter une attaque d’El Pire de Oro pour Goikoetxea, il suffit de lui casser la cheville, et c’est ce qu’il a fait.

5. Nicolas Gillet et son attentat sur le pauvre Cédric Mionnet

Nicolas Gillet, l’homme qui avait brisé le genou de Cédric Mionnet, lors d’un Nantes – Sedan de 2001.

À l’époque où Sedan-Nantes était une affiche excitante, la Ligue 1 s’était prise de compassion pour Cédric Mionnet. Raison de cet émoi soudain : le tacle du Nantais Nicolas Gillet, qui plia littéralement le genou de son adversaire. Mionnet retrouvera les terrains six mois après l’attentat, mais sans son talent d’avant disparu en même temps que ses croisés. Gros coup dur pour le petit Ced…

6. Eric Cantona et son terrible tacle, les deux pieds levés

Cantona état aussi réputé pour être un joueur de « caractère », pour rester correct et ne pas dire que c’était parfois un grand malade.

Tacles assassins (encore), pétage de câble sur d’autres joueurs ou même sur des supporters, on en a vu des vertes et des pas mûres avec lui.

Et l’un des tacles emblématiques de sa carrière est celui qu’il a réalisé en avril 1988 sur Michel Der Zakarian. C’était lors des 16e de finale de Coupe de France dans un match qui opposait Nantes à Auxerre. Le Nantais Michel Der Zakarian fait son petit bout de chemin seul, ballon au pied, quand Cantona arrive sur lui comme une fusée, et saute sur lui, les deux pieds décollés au sol comme s’il allait littéralement abattre une proie. Et pourtant Der Zakarian n’est pas un petit gabarit, du haut de son mètre quatre-vingt-dix on ne pensait pas qu’il pourrait se prendre un tacle aussi assassin.

Cantona est directement explosé du match après cette action, qui choque tout le monde, alors que Der Zakarian roule toujours de douleur au sol.

Bon voila Canto avait disjoncté, on va pas lui en vouloir pour ça (mais un peu quand même).

7. Callum McManaman qui détruit le genou de Massadio Haïdara

Une agression qui aurait mérité de faire le tour de la planète. Dans un match de Premier League opposant Wigan et Newcastle, notre cher Callum McManaman se fait plaisir, et c’est notre international français Massadio Haïdara qui prend. Saison terminée pour lui. Pas de carton rouge en revanche pour McManaman, ni de sanctions a posteriori. Le corps arbitral devait être en train de se siroter une bonne Guiness ce jour-là.

8. Nigel De Jong, le casseur de jambe

Nigel De Jong, footballeur international néerlandais, était aussi réputé pour mettre des gros tacles à ceux qui lui barraient la route. Tout le monde se souvient de ce tacle bien sale de De Jong sur Hatem Ben Arfa. C’était lors d’un match de Premier League durant la saison 2011, dans match opposant Manchester City qui accueillait Newcastle. Nigel de Jong n’a pas hésité à faire un tacle assassin sur Ben Arfa, qui a mis environ un an pour s’en remettre. Un an c’est long, il faut le dire.

Le Néerlandais aura conservé ce style de brute épaisse tout au long de sa carrière sans que personne ne vienne réellement l’empêcher de tacler comme un fou, et on ne sait pas trop pourquoi. Pour l’anecdote, De Jong a remplacé un certains Gattuso au Milan AC, lui même connu pour être une brute, surnommé « Ringhio » ce qui signifie littéralement « rugissement », bref le recrutement n’a pas été fait au hasard.

9. Kevin Muscat, l'ennemi public du foot

L’homme le plus détesté du football a désormais raccroché les crampons depuis quelques années , mais reste très ancré dans les souvenirs tricolores. C’est lui qui découpe le genou de Dugarry en 2001, à quelques mois de la Coupe du Monde, dans un match amical qui n’a rien d’amical. Plus tard, Muscat ajoutera Craig Bellamy, le célèbre international gallois, à son tableau de chasse. Le muscat, c’est définitivement mieux en bouteille.

10. Níkos Dabízas, qui priva Robert Pires de sa Coupe du Monde

On se souvient du Níkos Dabízas qui subit le contrôle orienté complètement fou de Bergkamp en 2004. On n’oublie plus facilement qu’il est à l’origine du tacle (évité de justesse) qui privera Robert Pires de coupe du Monde en 2002.

En effet, Pires avait sauté pour éviter un tacle du défenseur grec à la 20e minute du match, mais il retombe mal et son genou subit une grosse torsion.

Crédits photo (CC BY-SA 2.5) : Mr. Alexander Ottesen

11. Gennaro Gattuso, le "Ringhio"

Comme on l’a dit dans le point 7, Gennaro Gattuso, joueur emblématique du Milan AC, n’était pas réputé pour être quelqu’un de sympa, loin de là. Il était d’ailleurs considéré comme l’un des joueurs les plus agressifs sur le terrain, et il aimait clairement cette réputation.

Des tacles dangereux de Gattuso, il y en a eu pas mal, mais on retient ce magnifique tacle par derrière qu’il avait fait lors d’un derby contre l’Inter au pauvre Ricardo Quaresma. Un tacle très dangereux que Carlo Ancelotti reproche immédiatement à son joueur, qui n’en a rien à faire et hurle face à son entraineur (oui le mec n’a aucune limite).

Gattuso avait même mis un coup de boule parce qu’il était « énervé » à l’entraineur adverse lors d’un match contre Tottenham en 2011, un mec sympathique que l’on aimerait inviter le dimanche pour un brunch quoi.

12. Cyril Rool, un boucher français comme on les aime

Joueur passé par des clubs comme le RC Lens, le SC Bastia ou l’OM, Cyril Rool était un adepte des cartons (27 cartons rouges et une centaine de cartons jaunes, tous matchs confondus, c’est beaucoup).

Le petti Rool aimait se battre et aimait réaliser des tacles dangereux. On se souvient notamment d’une bagarre en interne lorsqu’il était au FC Lens, où Rool a tout simplement pété le nez d’un jeune joueur du centre de formation en lui donnant un coup de boule. Ça annonce la couleur ensuite sur le terrain…

Peut-être faudrait-il rappeler que le foot n’est pas un sport de combat…