Tu veux ressentir de la haine, de la frustration et du dégoût envers la presse ? Eh bien le compte Insta @preparez_vous_pour_la_bagarre recense les titres de presse sexistes. Et franchement, ça donne envie de faire la bagarre.NB : PENSEZ À SWIPER LES IMAGES VERS LA DROITE SINON VOUS ALLEZ RIEN COMPRENDRE.

2.

View this post on Instagram

Ouest France, 16 juin 2020 [Édit : titre modifié] . La culture du viol est un concept sociologique qui regroupe des croyances très profondes qui minimisent, excusent voir encouragent les violences sexuelles. Une de ces manifestations c'est la “solidarité” des hommes avec les agresseurs. Peut-être connaissez vous l’affaire Brock Turner arrêté et mis en accusation pour cinq chefs d'accusation d'agression sexuelle, reconnu coupable de trois et condamné à six mois d'emprisonnement mais libéré au bout de trois. L’histoire avait fait du bruit à cause de la clémence de sa peine mais surtout parce que sa défense avait reposé sur le fait qu'une peine de prison "gacherait" sa vie d'athlète. Le traumatisme de ses victimes étaient perçus comme moins graves que les dégâts sur sa vie présente et future. ?Cet article est un cas d’école de culture du viol. En rose : on minimise une agression sexuelle qui devient un “dérapage”. On s’épanche sur le ressenti de l’auteur des faits, on s’identifie à son malheur, en le décrivant “blessé” “rongé par la honte” avec "ces chaussures de montagnes aux pieds"qui le rendent misérable et inoffensif. On va même jusqu’à mettre dans l’équation son métier d’agriculteur “ Dans notre métier, on se construit dans la douleur et quand on fait une erreur, on le paie cash”. Quel rapport ? En bleu, un petit paragraphe pour la victime qui semble mineure et qui souffre pourtant d’un traumatisme. Pourquoi ? Consciemment ou non, les hommes s'identifient aux agresseurs. Comme ils se savent quelque part “capables” de ces actes, ils les minimisent et traitent les agresseurs comme ils voudraient qu’on les traite s'ils se faisaient "coincer". "Il ne pensait pas à mal" "il a fait une faute mais il regrette". Défendre l'autre c'est se rassurer. Ignorer le ressenti de la victime c'est se protéger soi. Et c'est plus facile, que de se lancer dans une introspection difficile sur ces comportements, et les violences qu'on (je m'inclus) a pu exercer. On met un couvercle sur ces histoires, on regarde ailleurs et rien ne change pour les victimes. C'est la culture du viol. ? Captures : @mathilde_passions

A post shared by Préparez-vous pour la bagarre (@preparez_vous_pour_la_bagarre) on

Suivez le compte Insta, c’est nécessaire.

Source : Préparez vous pour la bagarre