Non, ce n'est pas « l'intention qui compte ». Il ne suffit pas de crier son amour pour l'Amérique pour qu'elle en sorte grandie. A l'heure où on exige de nos sportifs, de nos écoliers et de toute personne candidate à « l'identité nationale » d'entonner à pleins poumons la Marseillaise, ces personnalités, ces nouveaux héros américains, nous le rappellent : il faut laisser la guerre aux soldats, l'Histoire aux historiens et les hymnes nationaux aux fanfares (et éventuellement à Jimi Hendrix). Chacun à sa place et les mouches seront bien gardées

Carl Lewis

Ce n'est pas parce qu'on est un héros afro-américain qu'on est forcément armé pour la soul ou le gospel. Carl Lewis se prend pour ce qu'il n'est pas et le malaise s'installe. Bravo champion.

Roseanne Barr

Apparemment, on ne peut pas saloper délibérément The Star-Spangled Banner, même « pour déconner », et quand on le fait, on est obligé d'appeler Madonna pour être défendu.

Kat DeLuna

Non Mademoiselle… le stade des Cowboys de Dallas n'est pas le plateau de « La Nouvelle Star », et les vocalises n'impressionnent personne. Donc calme toi, Kat.

Un anonyme qui va le rester

Et tant mieux. Comme pour Kat DeLuna, le compositeur a posé des rails, essayez de rester dessus.


Michael Bolton

Déjà, l'écho foireux, ça engageait mal l'affaire. Mais ce n'est pas la faute de ce pauvre Michael si la technique ne suit pas. Par contre, ce moment gênant où le chanteur lit les paroles dans sa main, il ne doit rien à personne.

L'officier de Police de Chattanooga, Tennessee

Une interprétation épouvantable qui aurait pu être anecdotique si elle n'était pas si tragique. L'occasion est un hommage à des policiers morts en fonction. Du coup, ces visages qui luttent pour contenir une envie d'éclater de rire font presque de la peine.

Fairest of the fair

Soyons clairs : tenter a-cappella une version de l'hymne national au milieu d'un de ses concerts, c'est une idée de con.

Tupelo Honey

Tentative intéressante, mais, c'est bien connu, trop d'harmonie tue l'harmonie.


Aaron Neville, Aretha Franklin & Dr. John

Gros casting pour cet hymne marqué par le récent traumatisme de l'ouragan Katrina. On a voulu mettre de la soul, de l'émotion, bref, de l'âme. Mais comme disait Desproges, on peut faire du gospel avec tout, mais pas avec n'importe qui. Là par exemple, ça ne fonctionne pas (du tout).

La petite fille de 8 ans que le public va aider dans sa détresse

La preuve qu'il y a un temps pour se moquer, mais un petit coup de main, c'est encore mieux

Ecrit par Nonimous, topiteur-designer-de-logo-topito

Sources : Billboard