Le sommeil est vraiment une bête noire, un fléau de tous les temps qui pose problème sur bien des points. Déjà on galère souvent à s’endormir et quand on y parvient, il est possible qu’on se réveille en sursaut et en sueur à cause d’un cauchemar. Mais pourquoi on se fait du mal à nous-même, même en dormant ? Vous trouverez ici toutes les questions sur ces enfoirés de cauchemar qui ont niqué bien des rêves.

1. Pourquoi fait-on des cauchemars ?

Déjà il faut savoir que c’est tout à fait normal, voire thérapeutique selon les chercheurs car les cauchemars permettraient de digérer nos émotions négatives. On s’imagine le pire pour pouvoir y faire face dans la réalité. C’est un peu une séance de psy avec notre inconscient.

2. Est ce qu'il existe un moyen de les éviter ?

C’est difficile d’éviter un cauchemar dans la mesure où l’on ne peut pas prévoir son arrivée, toutefois il existe des solutions pour le désamorcer. On peut s’avouez que l’on est en train de rêver, ça parait dingue mais c’est possible, décider de se réveiller ou modifier son rêve pour quelque chose de plus sympathique. Noter ses cauchemars peut aussi être une bonne technique pour comprendre ce qui nous tracasse et y réfléchir. Après vous pourrez sortir votre carnet où vous notez vos cauchemars et les raconter à votre entourage ça vous donnera un petit côté ténébreux, sauf si vous rêvez que vous êtes pourchassés par des poules.

3. Que signifie un cauchemar récurent ?

5% de la population fait des cauchemars récurrents. Il peut y avoir plusieurs explications à ça : un souvenir traumatisant dans l’enfance (peur de se noyer car on a glissé du plongeoir étant petit) ou un souvenir d’une situation de violence (guerre, viol, incendie) qu’on n’a pas digéré. Donc ça resurgit pendant la sommeil car ça permet de supporter la vie présente, en le refoulant dans l’inconscient celui-ci le rappelle à travers le cauchemar. Sympa.

4. Pourquoi ça fait transpirer ?

C’est lié au stress pendant le cauchemar, exactement comme dans une situation où vous êtes éveillé et stressé qui vous ferez transpirer. C’est donc chiant mais naturel. Après si vous vous réveillez toujours dans des draps mouillés et en sueur c’est peut-être parce que vous faites des sueurs nocturnes, ce qui n’est pas forcément en lien avec un cauchemar. Notre corps est décidément plein de ressources.

5. Est-ce qu'il y a une vraie différence avec un rêve ?

Oui. On parle de cauchemar quand l’émotion est tellement forte, négative, que ça nous réveille. On peut donc faire des mauvais rêves où l’on rate sa présentation hyper importante pour demain mais même si c’est désagréable ça ne veut pas dire que c’est un cauchemar.

6. A quel âge ça commence ?

Les cauchemars peuvent commencer à partir de 18 mois. Ils surviennent lorsque l’enfant a un sommeil régulier et ne se réveille pas la nuit. Ils ont lieu dans la deuxième partie du sommeil, le sommeil paradoxal. Comme pour les adultes il ne faut pas s’en alarmer, ça permet à l’enfant d’exprimer ses angoisses, ses peurs, de régler des conflits.

7. Est ce que c'est pareil que les terreurs nocturnes ?

Les cauchemars et les terreurs nocturnes sont deux troubles du sommeil bien différents. Les premiers sont des «rêves anxieux» qui nous réveillent tandis qu les secondes se caractérisent par des manifestations physiques de la peur, alors que nous sommes toujours endormi. C’est pour ça que c’est pas facile de calmer une personne qui fait une terreur nocturne car elle n’est pas réveillée. Ça explique aussi qu’elle ne s’en souvient pas vu qu’elle n’était pas consciente.

8. Un cauchemar peut-il être prémonitoire ?

Il n’y aucune théorie scientifique qui valide cela, il existe seulement des hypothèses à ce sujet. Si l’on s’en tient à la raison de son existence le cauchemar révèle des peurs, anticipe des situations angoissantes mais il n’est pas prémonitoire. Après une situation qui nous angoisse peut malheureusement se produire, mais si vous rêvez cette nuit que vous vous êtes fait écraser par un train ça ne veut pas dire que ça va se réaliser.

9. Quel est le cauchemar le plus fréquent ?

La plupart du temps c’est une agression qui prend la forme d’une course poursuite, de quelque chose, de quelqu’un que l’on fuit. Pour Freud ces cauchemars correspondent à l’anxiété du rêveur dans la vie réelle. Il préconise de lâcher prise pour que le conflit intérieur cesse. D’autres chercheurs plus contemporains comme le psychothérapeute George Romey sont à l’inverse pour qu’on cesse d’échapper à la réalité et qu’on prenne ses responsabilités.

Je préfère nettement les conseils de Freud, une fois n’est pas coutume.

10. Pourquoi tout le monde veut mettre un "d" à la fin de cauchemar ?

Le mot cauchemar vient de l’ancien français cauquemare, composé de cauque (apparenté à l’ancien français cauche, du verbe chauchier qui signifie « presser, fouler »), et de mar, emprunté du moyen néerlandais mare qui signifie « fantôme nocturne ». Pour l’instant pas de d me diriez-vous et en effet, si l’on veut mettre un d à cauchemar c’est parce qu’on appelle « cauchemarder » le fait de faire un cauchemar. Donc comme on sait que le français est une langue de gros fourbe bah on se dit qu’il y a un piège à base de lettre muette, sauf que non, ici le piège c’est qu’il y en a pas.

N’hésitez pas à vous procurer ces objets pour mieux dormir. Et surtout n’oubliez pas de faire de beaux rêves.

Sources : Santé Magazine , Magic Maman, Futura Sciences, Cosmopolitan , Science Vie, Doctissimo