Au fur et à mesure qu’on avance dans notre rôle de parent, on renonce, parfois, à certains éléments marqueurs de notre vie d’avant. Alors ok, on a temporairement abandonné l’idée de faire la fête tous les soirs mais ce qui nous fout quand même bien les boules, c’est de réaliser qu’en réalité notre petit bambin nous a déjà coiffé au poteau depuis belle lurette. La preuve par 10.

1. Il est à l’origine de la nuit de java

Même si, dans les faits, ça n’a rien d’une sympathique bringue de bal musette, force est de constater que dès la deuxième ou troisième nuit qui suit sa naissance, le nourrisson est déjà au cœur d’un concept de festivité qui ressemble davantage à l’enfer pour toi. Et tous les jeunes parents se souviennent de cette terrible nuit de java

2. Après avoir vomi, il reprend son activité là où il l’avait laissée

Bah oui, nous, cons d’adultes, après avoir vomi, tu nous retrouveras encore un peu groggy roulés en boule dans le canap’ puis rampant jusqu’à la salle de bain pour se passer un peu d’eau sur le visage et se brosser les dents. Ton enfant, lui, vomit en général depuis l’arrière de la voiture, bien proprement dans son seau (à force, il a l’habitude). Quand il a fini, il te tend le récipient en échange du paquet de chips qu’il t’avait confié le temps de se soulager, et croque à nouveau la vie à pleine dents. On n’arrive pas bien à décider si on est absolument dégoûté par cette scène ou bien en admiration totale.

3. Il raconte n’importe quoi sans même être bourré

Et on ne parle pas que des bébés et de leur légendaire babillage. Quiconque a déjà essayé de converser avec un gamin surexcité à la sortie de l’école en fin de journée comprend ce qu’on veut dire. Ça part dans tous les sens, il manque des mots et la grammaire laisse à désirer, sans parler de l’intérêt même de ce qu’il raconte. Bref, ce que n’importe lequel d’entre nous ferait après au moins 3 pintes, il le fait sans efforts. Chapeau.

4. Même après une nuit quasi blanche, il sera au taquet à 6h

On est tous un jour tombés dans le panneau : oh, vu l’heure à laquelle il s’est endormi hier soir celui-là (après moults histoires, passages aux toilettes, demande de verre d’eau etc.) y’a moyen qu’on réussisse à faire une grasse mat’ demain. QUE NENNI ! Où puisent-ils dont cette incroyable énergie quand il nous faut désormais le week-entier pour nous remettre du pot de départ de Madeleine du service paye organisé jeudi dernier à 17h30 ?

5. Bébé, il a été relié au buffet à volonté H24 via le cordon ombilical

On imagine ces étudiants en médecine ou en école de commerce faire les malins avec leur entonnoir à bière : iglou iglou iglou iglou ! Mais les gars, vous n’avez rien inventé, tous les bébés font déjà ça dans le ventre de leur mère avant même de mettre le nez dehors. Alors on va vous donner un conseil pour vous éviter le coma éthylique, retournez réviser vos cours dans votre chambre. Bah quoi ? Y’a pas de raison qu’on soit les seules nazes coincés chez nous ce soir !

6. Il est complètement désinhibé alors qu’il est à jeun

Combien de temps faut-il à un adulte sobre pour aborder quelqu’un en soirée ? Pour les plus téméraires d’entre nous, disons une demi-heure ? Une vie, pour les plus timides ? On ne laisse pas 5 minutes à votre enfant pour instinctivement se diriger vers ses congénères courts sur patte. C’est un truc qu’ils ont développé entre individus de leur espèce pour faciliter les relations. Et ils ne s’encombrent pas d’informations futiles comme le prénom de la personne avec qui ils ont joué pendant des heures. Non, ils sont au-dessus de ça on vous dit.

7. Il a commencé à marcher avec le pas titubant et mal assuré d’un ivrogne (mais toujours à jeun)

On ne réalise pas le lâcher-prise que ça demande de laisser son corps chanceler dans tous les sens, se cogner, se relever, atterri sur les fesses, sans en faire toute une histoire. Et sans vouloir nous répéter, ils le font avec juste du lait à l’apéro. On est à deux doigts de militer pour que les marques de lait maternisé mentionnent bien dans leurs publicités : à consommer avec modération.

8. Il a toujours quelqu’un pour le raccompagner en fin de soirée

Et c’est clairement l’un de ses plus gros avantages par rapport à toi. Déjà parce qu’a priori, c’est toi qui vas devoir le ramener chez lui. Et même que toi tu lui liras une histoire pour qu’il s’endorme et que tu lui feras 3 bisous et 5 câlins. Combien d’entre nous peuvent se vanter d’avoir des amis aussi sympas pour gérer l’après-soirée ? Rien à voir avec ces potes en carton qui se vantent d’avoir tenu les cheveux de leur camarade de beuverie au-dessus de la cuvette des chiottes.

9. Il peut crier jusqu’au bout de la nuit sans avoir la voix cassée le lendemain

La voix enrouée post-soirée c’est un peu comme les suçons, y’a une touuuute petite période où tu en es fier et où tu te crois cool. Suivie du reste de ta vie où tu réalises que c’est quand même pas glorieux. Mention spéciale à nos nourrissons chéris qui sont donc capables de monter haut dans les décibels et dans les aigües toute la nuit sans que cela n’affecte pour un sou la qualité de leurs cris en journée. Et pourtant, qu’est-ce qu’on aimerait, qu’eux aussi finissent aphones après leurs folles nuits de java (spoiler : bien sûr que non, ça nous ferait carrément angoisser).

10. Il finira toujours à poil à un moment de la soirée

Qu’il s’agisse d’un bébé à qui on a changé la couche ou d’un gamin de 5 ans qui jugeait son pantalon trop encombrant, les plus jeunes de nos chérubins ont cette fâcheuse manie de se retrouver nu pour un oui ou pour un non. Et c’est vrai qu’on envie, parfois, le naturel avec lequel ils se laissent aller à tant de décontraction. Le Cap d’Agde n’a qu’a bien se tenir…

Oui, on comprend ta jalousie face à ton gamin, ce gros clubber qui ne se la pète même pas. Mais avant de noyer ton chagrin dans un alcool que tu ne tiens plus, rappelle-toi bien que toi aussi tu as été enfant et qu’on en est sûr, le plus gros fêtard à l’époque, c’était toi.