Vous êtes déjà passé par ces villes de tailles moyennes, en train ou pour voir de la famille. Elles sont à l’opposé des villes les plus touristiques de France. Souvent, il y pleut, et même quand il fait beau c’est gris et ça donne envie de pleurer. Du coup, à part rendre les gens tristes, elles ne servent à rien du tout. Comme on est chaque jour plus nombreux et que les places de parking commencent à sa faire rares, on pensait faire d’une pierre deux coups et en raser quelques unes, histoire d’y voir un peu plus clair. Seulement, déplacer les gens, acheter des pelleteuses, ça prend du temps et de l’argent. Donc il a fallu faire un choix. Le peuple a parlé, faisons place nette (et si il faut acheter des voitures pour les remplir, on est prêt à le faire, on n’en a rien à foutre).

1. Sarcelles

Pionnière des « grands ensembles » en périphérie parisienne, Sarcelles incarne dans l’imaginaire collectif l’archétype de la banlieue pourrie. Malgré ses efforts, la ville garde une sale réputation de foyers à faits divers et le modernisme de ses équipements joue manifestement contre elle, les Français préférant toujours les vieilles pierres au équipements sans âme des « nouvelles villes », surtout quand elles sont emblématiques du rap français. Elle est donc considérée comme une ville moche, sans équivoque.

3. Dunkerque

Oui, il y a la plage à Dunkerque. Mais au lieu de se baigner ou de faire du char à voile, on va à Dunkerque pour prendre une grosse murge à l’occasion du carnaval avec cette règle : « ce qui se passe à Dunkerque reste à Dunkerque ».

5. Vitrolles

Enfin un peu de sud et d’accent chantant dans ce classement. Les Bouches-du-Rhône sont globalement épargnées. Exception pour Vitrolles, à jamais associée à son idylle avec le FN au milieu des années 90, Catherine Megret remplaçant son mari frappé d’inégibilité pour magouille dans ses comptes de campagne. Une leçon à en tirer : quand on choisit un maire FN, on salit la réputation de sa ville pour des décennies. Pensez-y.

6. Charleville-Mézière

Charleville-Mézière, pour sa part, n’a pas grand chose à se reprocher à part d’avoir choisi d’appeler ses habitants les Carolomacériens, d’être traversée par la Meuse (ça fait froid dans le dos) et d’être pas bien loin de Charleroi, l’enfer Carolo. Donc à raser. Next.

7. Beauvais

Un nom qui sent bon la Ligue 2, un imposant cimetière militaire et une situation qui en fait le premier contact des voyageurs « low-cost » qui rêvent de voir Paris. Tu rêves de Tour Eiffel et de Sacré Cœur, tu atterris à Beauvais, forcément, tu te venges en la classant dans les villes à bousiller de toute urgence.

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8. Maubeuge

Maubeuge, ‘la Belle Balafrée’ comme l’appelait son maire Pierre Forest, défend le concept de « campagne à la ville ». Non, pas les équipements de la ville dans un cadre bucolique, mais l’isolement de la campagne au milieu de la pollution. Brillant. Bienvenue dans le classement avec vos 3 fleurs au concours du village fleuri.

10. Le Havre

Manifestement, tout le monde n’a pas été convaincu par « la puissance du port du Havre ». Le Havre, c’est effectivement un port important, donc une ville conçue pour qu’on en parte. Le plus vite possible.

11. Autres

Le voilà le grand gagnant : deux fois plus de suffrages pour ce mystérieux « Autres » que pour Sarcelles. Parce qu’on vit tous dans la ville pourrie d’un autre et qu’on a tôt fait de dénoncer son voisin de département, celui contre qui on perd les derbys.

Source : sondage pas très sérieux, ni IFOP ni IPSOS, réalisé sur un échantillon pas du tout représentatif de 10 000 internautes un peu moqueurs mais sympathiques au fond.

Et si tu aimes ce qui est déprimant, n’hésite pas à aller à Mouthe, la ville la plus froide de France ou à Saint-Benoît de La Réunion qui a l’air sympa comme ça mais qui est la ville la plus pluvieuse de France.