On connait les insultes chti, les gros mots en breton et on en oublierait presque les insultes en Marseillais. Car oui les Marseillais sont doués pour un nombre incroyable de choses, c’est incontestable. Mais s’il y a un domaine dans lequel ils excellent, c’est bien l’art de l’insulte. Passons en revue les meilleures, histoire de mettre un peu de soleil dans vos prochaines engueulades.

1. Kéké

À l’origine ce terme servait à désigner un voyou mais par extension, on l’utilise aujourd’hui pour parler d’un gros frimeur, d’un type qui en fait des caisses pour impressionner les autres.

Exemple : « Té vé ce kéké des plages; ça sert à rien de gonfler ses pecs quand y a dégun qui te regarde. »

2. Payo

L’équivalent d’un (gros) bouffon en non marseillais. Un type ringard, peu dégourdi et dont il est permis (voire conseillé) de se moquer.

Exemple : « Ces payos du PSG sont vraiment moulégas quand il s’agit de courir après un ballon. »

3. Mange-bon-dieu

Une expression plutôt transparente pour désigner un cul béni, une grenouille de bénitier et par extension des personnes qui se disent de bons croyants mais ne sont pas bien intentionnés dans la vie. Des gros relous quoi.

Exemple: « Regarde-moi ce mange-bon-dieu; ça va tous les les dimanches à la messe, ça se dit charitable, mais je ne l’ai jamais vu une seule fois proposer de payer sa tournée. »

4. Cagole

Fille vulgaire, qui fait mauvais genre. Notons l’emploi parfois abusif de ce terme par les marseillaises pour désigner tout membre de la gent féminine qu’elles ne porteraient pas spécialement dans leur cœur.

Exemple : « Quelle cagole celle là, elle montre vraiment sa pachole à tout le monde ! (synonyme : radasse) »

5. Couillon

Terme plutôt gentillet servant à désigner un imbécile, un benêt. Selon le contexte et le ton de la personne qui le prononce, il peut même parfois s’agir d’une marque d’affection. C’est aussi une des insultes françaises que notre peuple préfère selon un sondage très exhaustif réalisé par nos soins.

Exemple : « Qui m’a foutu un couillon pareil ?! Il a encore oublié la tapenade pour l’apéro de ce soir… »

6. Vier

Désigne un incompétent, un abruti fini. Pour faire simple : si tu tapotes son crâne, ça sonne creux.

Exemple : « Mais quel gros vier, avec ses yeux de gobi ! »

7. Fada

Littéralement : Fou. Mais les Marseillais affectionnent tellement ce terme qu’on peut vite finir par croire que la ville entière est un asile d’aliénés.

Exemple : « Tié fada de mettre autant d’eau dans ton pastis ! On va plus sentir les arômes. »

8. Counas

Gros con. Comme c’est pas hyper sympa, on lui préférera le terme « cono » histoire de ne pas trop plomber l’ambiance quand on joue aux boules, à part si on est vraiment mauvais joueur.

Exemple : « Counas ! Tu m’as encore mis Fanny à la pétanque. »

9. Va Fangoule

L’équivalent du « Va fanculo » italien. Une interjection ordurière entendue de préférence sur le Vieux Port lorsque le conducteur d’une voiture grille la priorité. Et en même temps il l’avait bien cherché.

Exemple : « Va fangoule avec ta Fiat de merde, on t’as bercé trop près du mur quand t’étais tout petit ?! »

10. Grognasse

Comme vous auriez pu le deviner, on l’utilisera pour parler d’une femme désagréable, pour laquelle on a pas spécialement de sympathie.

Exemple : « Cette grognasse a toujours les plus gros atouts au tarot. »

N’hésitez pas à checker les meilleures activités à Marseille si vous vous rendez bientot dans la ville du pastis et courrez choper les indispensables du marseillais qui se repecte.

Source : Oh Aime Passion, Wikipédia, Marseille sympa