Au début, comme beaucoup, on était plutôt emballé par La Casa de Papel. On avait même fait un top : les raisons de mater La Casa de Papel. On émettait déjà quelques réserves sur le déroulement du scénario, un peu facile, puis on a pris encore plus de recul et on a sorti, non sans mauvaise foi, les raisons de détester La Casa de Papel. Après, on a continué à mater, la saison 3, puis maintenant la saison 4, et on arrive à un constat implacable : cette série c’est vraiment n’importe quoi. Mais vraiment. Les incohérences pas bien gênantes dans les saisons 1 et 2 deviennent totalement insupportables. Regardez, c’est pas possible.

Saison 3

1. On peut survoler une ville dans un énorme dirigeable sans problème

Au début de la saison 1, des dirigeables balancent des billets de banque depuis le ciel de Madrid, comme si on pouvait survoler une ville aussi grande sans problème et sans se faire intercepter. A partir de là, on savait très bien que la saison 3 allait partir en couille.

2. On peut attendre dans un arbre avec des dizaines de flics autour, et quand on en descend 2 minutes après, il n'y a plus personne

Quand El Professor croit que Lisbonne a été tuée, il descend de l’arbre dans lequel il était caché. Et, alors que juste avant le secteur était rempli de flics avec leurs chiens, il n’y a plus personne. Le mec peut faire son petit footing tranquille.

3. On peut être un braqueur recherché par Interpol et se balader en public sans être reconnu

Tokyo et Denver peuvent se pointer sans aucun souci devant la banque d’Espagne sans se faire reconnaître. Pourquoi ? Parce que les producteurs de la série préfèrent nous mettre des images qui claquent plutôt qu’un peu de cohérence.

Saison 4

4. On peut se protéger d'une grenade en foutant 2 gilets par balle dessus

Denver et Rio ont miraculeusement survécu à la grenade lancée par Gandia juste avant que les portes de l’ascenseur ne se ferment. Comment ils ont fait ? Eh ben ils ont mis leurs gilets par balles sur la grenade, normal. Ils s’en sortent juste sonnés, avec un petit acouphène, alors que ça devrait être une vraie boucherie.

5. Un novice peut s'improviser chirurgien

Tokyo qui opère Nairobi dans un environnement pas du tout stérile alors qu’elle n’a jamais fait ça de sa vie et que la connexion avec le chirurgien a été coupée, ça n’a pas l’air de déranger les producteurs de la série. La prochaine fois, elle va réparer une station spatiale, on le sent.

6. Un patient peut se remettre hyper rapidement d'une opération après avoir perdu un bout de poumon

Nairobi est remise sur pied en deux-deux, sachant qu’après son opération réalisée par une débutante, elle a été victime d’une tentative de meurtre. Soit elle devrait faire partie des X-Men, soit on se fout bien de notre gueule.

7. Un plongeoir peut sauver d'une chute de plusieurs étages

Quand El Professor et Marseille viennent voir le flic Antonanzas, celui-ci se jette par la fenêtre, tombe de plusieurs étages, rebondit sur un plongeoir, puis ressort de la piscine sans aucune égratignure (ah si, il a une petite griffe sur le front). Il bouffe les mêmes céréales que Nairobi au petit déj’ ou quoi ?

8. On peut se prendre 50 balles et une grenade dans le cul quand on porte un gilet par balles

Gandia, le chef de la sécurité, se retrouve entre quatre feux d’armes de guerre, il est pris de tous les côtés, il est touché plusieurs fois, mais comme il porte un gilet par balles et qu’il sait faire des roulades, il survit. Mais c’est quoi cette série où personne n’a envie de crever ?

9. Il suffit de se luxer le pouce pour retirer des menottes

Si c’était si simple, les flics auraient encore plus de boulot dans le monde. En plus, dans la série, c’est Palerme qui apprend la technique au mec qui est censé être un tueur surentraîné.

10. Quand on est otage, on peut se balader tranquillou pour faire ses petites affaires

Big up à Arturo, qui, après 4 saisons, arrive toujours à faire sa petite vie pendant les braquages, alors que tout le monde sait que c’est un gros fouteur de merde. Le mec se croit au Club Med, et ça n’a pas l’air de déranger les braqueurs.

11. Il suffit d'avoir une corde et de l'utiliser comme un lasso pour pendre quelqu'un

En plus c’est un sacré gaillard le Helsinki, il faut savoir le porter.

12. La police peut t'apporter une petite paella quand tu braques une banque et que t'as faim

On ne voit jamais les braqueurs manger, mais par contre quand ils ont la dalle, ils passent une petite commande Deliveroo pour 50 personnes et la police vient leur livrer. Et puis ça livre pas dans des sacs en papier, hein. Non non, on apporte tout en faisant un petit défilé bien organisé. Vous nous prenez vraiment pour des débiles, en fait ?

13. De toute façon, quand t'es braqueur et que t'as besoin d'un truc, tu l'as

Parce que, parmi la longue liste du matos que l’équipe à miraculeusement pensé à amener, il y a un fauteuil-tricycle-électrique pour Nairobi, histoire qu’elle puisse se déplacer après son opération. Ce braquage c’est mieux que le génie de la lampe dans Aladdin.

14. (Bonus) Tous les braqueurs sont beaucoup trop cons

Désolé, c’est un peu gratuit, mais quand même : on prend des plombes à leur expliquer qu’il va falloir respecter un plan, résister à la pression, etc., et eux passent leur temps à se prendre la tête pour des histoires privées sans aucun intérêt. On sait que c’est pour ajouter du drama à la série, mais on a le droit de dire qu’ils sont sacrément débiles.

15. (Bonus) Personne ne s'appelle "Aurillac" alors que ça buterait pour un braqueur "Aurillac"

Le plus incohérent, c’est qu’on ait continué à regarder la saison 4 de la Casa de Papel.