Le Vatican vient de s’opposer à un projet de loi italien visant entre autre à pénaliser sévèrement les agressions homophobes, le Vatican considère que cette loi serait une atteinte aux libertés de ses fidèles.

La Hongrie vient de faire passer une loi interdisant la « promotion » de l’homosexualité auprès des mineurs.

L’UEFA a refusé de parer le stade de Munich des couleurs LGBT pour manifester contre cette loi homophobe en Hongrie.

A ceci on ajoute que les injures et agressions homophobes ou transphobes ont augmenté de 36 % en France en 2019.

J’aime pas du tout écrire cette phrase mais l’homophobie se porte plutôt très bien en ce moment. Dans un premier temps, vous pouvez vous inspirer des meilleures réponses à des commentaires homophobes, ou des gens qui trollent les manifs homophobes ou encore vous remettre en question avec ces trucs qui n’ont pas l’air homophobes mais qui le sont ; dans un second temps on vous livre ici les résultats de plusieurs études qui traitent de l’homophobie et du portrait des homophobes. Toutes les sources sont à retrouver à la fin de l’article.

1. Globalement (et sans trop de surprise), les agressions homophobes sont perpétrées par... des hommes

Bien sûr (et c’est pas une bonne nouvelle), l’homophobie existe aussi chez les femmes, toutefois il semblerait que 78 % des auteurs des agressions homophobes soient des hommes. Voilà. C’est un fait.

2. Les homophobes agiraient davantage en groupe

Comme dit l’adage, mieux vaut être seul que mal accompagné. L’effet de groupe a des conséquences plus que dramatiques auprès des homophobes et dans 61 % des cas d’agressions, la victime se trouve alors confrontée à un groupe (et dans 40 % de ces cas d’agressions groupées, seule une personne porte des coups).

En résumé, on a affaire à des homophobes en groupe dont un des charmants membres plus véner que les autres profite de la présence de ses petits copains pour mettre des coups. En plus d’être gros cons, ce sont donc des gros lâches. On adore.

3. Les agresseurs ont le plus souvent entre 18 et 30 ans

AH BAH ELLE EST BELLE LA JEUNESSE. 75 % des agresseurs ont moins de 30 ans. YAY. Franchement les gars passez la trentaine et nous emmerdez plus.

4. Les homophobes seraient des homosexuels refoulés

Ça c’est notre info préférée évidemment. D’autant plus qu’elle est corroborée par plusieurs études (à retrouver dans l’article de Slate en bas de top) ce qui tend à confirmer cette thèse.

Le sentiment anti-gay serait ainsi lié à une méconnaissance de sa propre sexualité. D’après une autre étude, les personnes qui se déclarent hétérosexuelles alors même qu’elles manifestent dans leur comportement une attirance non consciente vers le même sexe développeraient une crainte de l’homosexualité, vue alors comme la menace de révéler leur réelle tendance sexuelle.

5. Les victimes d'agressions homophobes sont les hommes dits féminins ou des femmes dites masculines

Là encore c’est assez peu surprenant bien que tout aussi déprimant. Plus les victimes se décrivent comme des hommes « féminins » ou « androgynes », et inversement pour les femmes, plus elles semblent exposées aux agressions.

6. Contrairement à une idée reçue (et raciste), les agresseurs ne sont pas "racisés"

Eh oui les p’tits potes, 41 % des victimes ne se souviennent pas du profil de leurs agresseurs et moins de 10 % sont aptes à mentionner leur couleur de peau ou leurs caractéristiques ethniques. Parmi ces 10 %, seuls 6 % décrivent leur agresseur comme « maghrébin » ou « arabe », 4 % comme une personne « blanche », et 2 % comme une personne « noire ». L’homophobie ça touche tout le monde.

7. On peut techniquement considérer l'homophobie comme une maladie psychiatrique

Cet article de la BBC détourne le traditionnel sujet de questionnement homophobe par excellence : peut-on soigner l’homosexualité ? A l’inverse, on pose la question autrement : l’homophobie peut-elle être soignée ? Pour le psychologue américain George Weinberg, la « phobie » est liée à une peur irrationnelle. L’homophobie serait donc une maladie comme il l’écrit dans son livre Society and the Healthy Homosexual (1972), « Je ne considérerais jamais un patient en bonne santé s’il n’a pas vaincu ses préjugés contre l’homosexualité ».