Je ne le dirai pas en face à l’un de leurs membres de peur de me faire trucider, mais les gangs ne sont pas à proprement parler des organisations sympatoches avec lesquelles on aimerait partir en weekend. Vu qu’en plus de voler et de faire du racket leur commerce repose sur la peur et donc sur la violence qui est devenue la fin et non le moyen d’y parvenir, il vaut mieux savoir à quoi s’attendre quand on y met les pieds. Et vu les rites de passage qu’ils imposent à leur recrue, les nouveaux doivent se douter de quelque chose.

1. Les Numbers en Afrique du Sud posent une énigme et il vaut mieux pas se tromper

Les Numbers ont le contrôle plus ou moins total sur la plupart des prisons en Afrique du Sud. Loi du silence, violence, on connaît le topo. Pour rejoindre le gang, il faut répondre notamment à une question qui a l’air toute simple : « Il pleut et tu es avec un autre membre sous la pluie. Tu n’as qu’un parapluie. L’autre t’annonce qu’il commence à être mouillé et qu’il va peut être tomber malade. Que fait-tu ? ». Si tu réponds « je partage le parapluie », tu deviens l’esclave sexuel du gang. Si tu réponds « je lâche mon parapluie pour être avec mon pote », tu fais partie de l’équipe. Et tu es mouillé à plus d’un titre. Bravo.

2. Les Bloods demandent aux recrues de planter quelqu'un

Le gang a notamment défrayé la chronique dans les années 1990 en raison de son extrême violence et du peu d’organisation prévalant à sa tête. En gros, au milieu des années 90, les Bloods ont recruté tout azimut et le seul truc à faire pour être accepté consistait à poignarder quelqu’un et à ramener le sang de la victime. Une sorte de marque de fabrique qui a causé de nombreuses attaques au couteau sorties de nulle part sur la côte Est américaine.

3. Les MS13 passent à tabac les nouveaux entrants - ou bien les violent en réunion

On ne va pas revenir sur le pedigree abominable des MS13, il suffit de savoir que c’est une mara très très puissante en Amérique centrale qui est impliquée dans tout : le narcotrafic, la traite des blanches, l’immigration illégales aux US et surtout plein d’actes de violence absolument gratuit. L’entrée dans le gang nécessite d’accepter un passage à tabac en bonne et due forme par d’autres membres du gang pendant une trentaine de secondes. Si jamais tu es une fille, tu peux éviter le passage à tabac en acceptant de te faire violer en réunion. Sympa.

4. Les Hell's Angels envoient de la pisse à la gueule des initiés

C’est Hunter S. Thompson, qui a consacré un bouquin aux Hell’s Angels dont il a réussi à forcer la porte, qui racontait ça. L’info date peut-être donc un peu mais en tous les cas il semblerait que dans les années 70/80, pour faire partie du gang, en plus de disposer d’une grosse moto, il fallait donc accepter de se prendre un seau d’urine.

5. Pour entrer dans la Triade, il faut boire un mélange de son sang avec du sang de poulet et du vin. Et puis dire des trucs.

Bref une sorte de truc pour bien faire comprendre que le gang, c’est la famille. L’initié passe ensuite sous une arche pleine d’épées en récitant par coeur 36 serments qui forment le corpus de la Triade et son code d’honneur. Evidemment, les serments sont super longs et galère donc on pourra demander aux membres de la Triade comment ils font pour apprendre autant de trucs, comme on le fait avec les acteurs quand on n’a plus rien à dire.

6. Les Blood Nations passent à tabac et brûlent à la cigarette

Le peu de recherches que j’ai effectuées pour ce top m’a prouvé que la plupart des gangs donnent dans le passage à tabac. Les Blood Nations, c’est pareil : 20 secondes de bang bang dans la gueule, parfois avec des clubs de golf ou 1 heure de gang bang avec la fameuse technique du viol en réunion pour les femmes. Les nouveaux membres sont ensuite marqués à l’épaule par une brûlure de cigarette ou de pistolet encore chaud. Bon, à la différence des autres, les nouveaux venus peuvent être dispensés de rituel si le chef est OK.

7. Les Mungiki demandent aux wannabe Mungiki de décapiter quelqu'un

Tu veux faire partie du gang des Mungiki, au Kenya, l’un des plus violents du monde ? Eh bah rien de plus simple : il te suffit de tuer quelqu’un puis de le décapiter et de ramener sa tête aux membres du gang. A priori, si tu ne t’es pas planté et que tu n’as pas décapité un membre des Mungiki, tu devrais être accepté. La décapitation, c’est une signature pour les Mungiki, presque une seconde nature : la police sait quand attribuer les crimes au gang grâce à ce petit détail.

8. Pour entrer dans l'Aryan Bortherhood, il faut tuer un maton

Généralement, les gens qui se revendiquent des aryens ne sont pas à proprement parler sympas. Les membres de la fraternité aryenne sont tous en prison et représentent une très faible proportion de la population incarcérée, mais 20% des meurtres qui ont lieu en prison sont de leur fait. De toute façon, tu peux pas entrer dans le gang sans avoir commis un meurtre : il faut soit tuer un membre d’un gang rival, soit un maton. Et donc pas te faire choper sinon c’est plus galère pour entrer dans le gang.

9. Le Roto Gang d'Afrique du Sud fait des bonnes blagues à ses impétrants

Une jeune recrue légèrement refroidie a raconté à des journalistes qu’on lui avait demandé d’aller cambrioler une baraque dans un quartier riche de Johannesburg, mais que c’était un leurre. On l’a de fait obligée à assister au meurtre d’un traître du gang, abattu par balles avant que l’on ne découpe son corps en deux, viscères à l’air et bonne ambiance.

10. Les Zetas obligent les nouveaux à bouffer de la chair humaine tuée sur place en circuit court

On ne sait pas tout à fait s’il s’agit ou non d’une légende urbaine, mais il est courant de lire que l’appartenance aux Zetas nécessite de kiffer le cannibalisme. Pour pénétrer le groupe, il serait donc nécessaire de bouffer un type récemment tué par les mecs gradés. Avant de tuer le gars, on lui demanderait de se raser entièrement et de boire une bouteille de whisky pour que la viande ait plus de goût.

Idéal pour incorporer les mafias les plus flippantes du monde.

Sources : Wikipédia, Wikipédia, Urban Hit