Comme le montrent les grosses différences entre l’école aux USA et l’école en France, le système scolaire n’est pas le même partout dans le monde (surpriiiiiiise, j’espère que vous étiez bien assis en lisant ces mots). Et puis comme l’a dit Yannick Jadot le 17 mars 2022, askip les Français ont trop de vacances scolaires l’été et il faudrait s’inspirer des autres pays pour devenir des beaux gosses en tables de multiplication. Voyons tout de suite ce qu’il en est pour savoir où déménager et refaire notre entière scolarité.

1. Les vacances

Comment vous dire que j’ai bien galéré à vous écrire ce point convenablement tant les règles en matière de vacances scolaires sont complètement disparates en Europe. La galère, je vous raconte pas. En France, les élèves bénéficient en moyenne de 16,5 semaines de congés, dont environ 9 durant l’été. Alors qu’en Allemagne, les élèves ont seulement 13,5 semaines de vacances dont 6 en été.

Mais cela s’explique par leur rythme de travail qui est bien différent (ça fera l’objet d’un autre point, je vais pas commencer à tout vous raconter maintenant). Les moins chanceux sont les Suisses avec seulement 10 semaines de vacances, et les plus chanceux, les Irlandais avec 19 semaines de vacances (la chaaaaatte).

2. Le rythme de cours

Comme je vous le disais un peu plus haut si vous avez été attentif, les écoles en Europe n’ont pas le même rythme d’études du tout. En France, on tourne à 24 heures de cours par semaine, réparties sur 4 à 4,5 jours, de 8h 30 à 16h 30.

En Allemagne, les cours sont plutôt répartis entre 5 et 6 jours car les élèves font du 7h30 – 11h30/13h30. Ce qui fait qu’en effet, ils ont leur après-midi de libre ce qui est beaucoup trop cool (même si du coup ils n’ont pas vraiment de vacances, les losers). En Espagne aussi, l’après-midi est réservé aux activités extra-scolaires avec du 9h-14h.

3. La tenue

Si vous avez fait un petit tour dans le public en France, vous avez bien dû voir que chacun était plus ou moins libre de s’habiller comme il voulait (dans la limite d’une tenue républicaine selon les vieux réacs de France). Globalement, l’uniforme n’est pas très porté en Europe, mais il l’est beaucoup dans les pays anglo-saxons comme en Irlande, en Grande-Bretagne, en Nouvelle-Zélande et en Australie. On peut aussi voir des élèves en uniformes au Japon ou en Turquie. Et puis si vous êtes en manque d’exotisme mais que vous n’avez pas assez de thunes pour voyager, vous pouvez toujours vous rendre dans un lycée catho. De rien pour le tuyau.

4. Les notes

En France, les élèves sont évalués dès la maternelle avec des gommettes de couleurs (ou des smileys pour les vrais de vrais), puis avec des lettres évaluant la réussite et l’acquisition des apprentissages, et enfin, avec des chiffres à partir du collège. En Finlande, les évaluations n’existent pas jusqu’à l’âge de 13 ans (ou très occasionnellement en étant non chiffrée). Puis à partir de cet âge, les élèves peuvent être évalués entre 4 et 10, car le zéro n’existe pas pour éviter de décourager les élèves. Des gens très déconstruits en Finlande.

5. Le programme scolaire

Malheureusement en France, les élèves n’ont pas vraiment la possibilité de choisir leurs matières. Avec la nouvelle réforme du bac, ça s’est un peu arrangé au lycée me direz-vous. Mais c’est pas encore trop ça, puisque le programme scolaire français est très précis et l’enseignement scolaire bien encadré.

Dans les pays nordiques, ce sont les enseignants qui choisissent ce qu’ils veulent enseigner (dans le respect de valeurs et d’objectifs définis par le gouvernement). Ils peuvent ainsi choisir leurs manuels scolaires et la façon dont ils veulent enseigner. Dans les pays anglophones, les élèves peuvent eux choisir leurs cours parmi beaucoup d’options disponibles (genre de la cuisine, du sport, des activités manuelles…), même s’ils ont un socle commun à respecter. C’est fou !

6. Les devoirs

En France, les devoirs sont une institution (malheureusement pour moi et tous ceux qui ont fait des exercices de maths en pleurant avec leurs darons). Mais dans plusieurs pays européens, les devoirs ne sont pas obligatoires. En Finlande, les élèves n’ont par exemple pas ou très peu de devoirs. Dans d’autres pays comme la Belgique, ils sont réglementés : en primaire, ils sont interdits durant les deux premières années, puis doivent durer 20 minutes pour les 3e et 4e années et 30 minutes pour les 5e et 6e années. Chrono en main.

Cela dit, figurez-vous qu’en réalité en France les devoirs sont interdits d’après une loi passée le 29 décembre 1956. Non ce n’est pas une blague.

7. La relation élèves-profs

En France, on appelle souvent son prof « Maître »/Maîtresse ou Monsieur/Madame, ce qui crée une certaine distance. On est trop content quand on apprend qu’ils ont un mec ou une meuf et la vie change quand on les croise en train de faire leurs courses au supermarché du coin.

Dans d’autres pays, la relation élèves-profs est beaucoup plus approfondie. Aux États-Unis par exemple, les profs n’hésitent pas à raconter leur life dans les moindres détails, à inviter leurs élèves à venir dîner chez eux, à se faire appeler par leur prénom et à filer leur num perso à qui veut. Dit comme ça, ça peut avoir l’air chelou, mais en vérité, cela crée une relation de confiance plus équilibrée qu’en France puisque les élèves ont un peu plus le sentiment d’égalité vis-à-vis de leur prof.

8. Les objectifs pédagogiques

L’éducation française est basée sur le modèle latin, c’est à dire qu’elle se focalise sur l’apprentissage et l’acquisition de connaissances qui sont sanctionnés par des examens, alors que les systèmes des pays scandinaves et anglo-saxons préfèrent miser sur l’autonomie des élèves et la continuité de l’apprentissage. L’un et l’autres ont des avantages et des inconvénients mais les deux sont bien intéressants à comparer.

Allez avouez, vous aussi ça vous a donné envie de retourner en classe pour envoyer des petits mots aux autres élèves et vous faire choper par le prof ? Sah quelle époque.

Sources : BFM TV, Snuipp, Sud Ouest, Éditions Retz, Taurillon.