Les chiens font-ils des chats ? Les gros chiens de fdp font-ils des petits chatons tout gentils ? C’est ce qu’on va voir aujourd’hui en vous racontant le destin de quelques « fils de » et « filles de » personnes qui ont marqué l’Histoire dans un mauvais sens. Genre un très très mauvais sens. Sans vouloir vous spoiler, vous apprendrez notamment qu’on peut être l’enfant d’un dictateur sanguinaire et pourtant devenir une personne tout à fait respectable. C’est un top plein d’espoir finalement.

1. Le fils de Ben Laden est peintre en Normandie

Oussama Ben Laden, feu le leader d’Al Qaida, a eu pas mal d’enfants, mais celui d’entre eux qui a le destin le plus insolite est Omar Ben Laden. Le mec a choisi une carrière totalement différente de son papa puisqu’il est venu s’installer en Normandie et est devenu peintre. Rien à voir avec le climat des vallées afghanes, ni avec la préparation d’attentats. Contrairement à son papa, Omar ne risque pas de faire trop de dégâts avec ses pinceaux.

2. La fille de Staline a dénoncé la dictature de son père

Svetlana Allilouïeva est l’unique fille de Staline, et, à la différence de ses frères, elle s’est ouvertement opposée au régime dictatorial du papa. En 1967, alors que Staline avait déjà clamsé depuis plus de 14 ans, Svetlana a réussi à fuir l’URSS et à se planquer en Suisse avant d’être accueillie par les États-Unis. En arrivant, elle a directement dénoncé tout ce qu’avait fait son père, et elle a fini par changer de nom pour prendre celui de Lana Peters et s’éviter un petit assassinat des familles. Vers la fin de sa vie, quand ça s’était un peu calmé côté URSS, elle a tenté de retourner vivre là-bas mais s’est rapidement fait chier, du coup elle est repartie. C’est pas l’anecdote du siècle, mais on se devait de vous le dire.

Crédits photo (Domaine Public) : UPI

3. Iakov, fils de Staline mort dans les camps nazis

On va pas faire toute la famille du Petit père des peuples, mais l’histoire de Iakov, son aîné, est assez révélatrice du caractère de Staline. Iakov était issu de son premier mariage, et autant dire que Staline ne l’a jamais aimé. Il le trouvait trop faible et trop mou, et n’attendait plus rien de lui. Le jour où Iakov a annoncé à son père qu’il allait se fiancer, les deux hommes se sont disputés au téléphone et le fils a tenté de se suicider, mais s’est raté. Staline aurait alors balancé : « Il ne peut rien faire correctement. Dire qu’il n’a même pas pu viser juste, je ne peux rien avoir en commun avec lui. » Pas très affectueux de sa part, mais le pire c’est qu’il a réussi à faire encore plus dur. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Staline a forcé Iakov à aller combattre, et quand Iakov s’est fait capturer par les Allemands, ça ne l’a pas du tout affecté. Les Nazis avaient proposé à Staline d’échanger son fils contre un maréchal, ce que le dictateur a refusé, considérant que la vie d’un maréchal avait plus de valeur que celle d’un simple soldat. Iakov a fini par mourir dans les camps, et le papa n’en a jamais rien eu à foutre. Une bien belle histoire.

Crédits photo (Domaine Public) : Unknown authorUnknown author

4. Nicu, le fils de Ceausescu, aussi horrible que son père

Si l’aîné du dictateur roumain n’a jamais été impliqué dans les affaires de son père, le cadet Nicu, lui, avait été désigné comme successeur pour reprendre la tête du régime dictatorial. Et autant dire que le mec n’était pas un tendre : violent et alcoolique, il est surtout connu pour sa relation forcée avec la gymnaste Nadia Comaneci. L’athlète était revenue des J.O. de Montréal avec plusieurs médailles et l’amour de tout un peuple, mais Ceausescu en a profité pour l’instrumentaliser et l’isoler dans la capitale pour qu’elle soit obéissante et ramène d’autres médailles. Pendant toute cette période où Nadia vivra un enfer, le fils Nicu en profitera pour la forcer à s’engager dans une relation avec lui, ce qu’elle a toujours refusé. À la fin du régime de son père, Nicu a été condamné à 20 ans de prison, mais il n’a pas effectué toute sa peine parce qu’il était malade. Pas de Justice ici.

Crédits photo (Domaine Public) : Unknown (likely Cornel Mocanu)

5. Jaffar, fils d'Amin Dada, qui double des publicités

Amin Dada, dictateur Ougandais, est responsable de la mort de dizaines voire de centaines de milliers de morts dans son pays et reste probablement l’un des dictateurs les plus fous qu’on ait pu voir au XXeme siècle. Sur sa soixantaine d’enfants, certains sont devenus aussi violents que lui, mais d’autres, comme Jaffar Amin, ont juste tracé leur propre route. Le dixième enfant du dictateur a décidé de rester vivre en Ouganda, mais, au lieu de vivre du crime, il vit de doublages de publicités. C’est nettement moins violent.

6. Vittorio, le fils de Mussolini est devenu producteur de films

Vittorio Mussolini fait partie de la catégorie de ceux qui ont trempé dans les sales affaires de leur père mais qui s’en sont miraculeusement bien sortis. Parce que le Vittorio, il a participé comme aviateur aux campagnes de son papa et il adorait ça. Vraiment, il adorait la guerre et a raconté sa fascination pour les bombardements. N’empêche qu’à la chute de son père, il n’a eu qu’à se réfugier en Argentine pour vivre sa vie pépère, sans devoir affronter la Justice. Là-bas, il a ouvert une chaîne de restaurants italiens, puis s’est mis à produire des films, dont certains de Federico Fellini, et s’est improvisé critique cinéma. Et il n’a jamais renié son père. Au contraire, il a continué à en faire l’éloge dans différents écrits. Une belle ordure.

Crédits photo (Domaine Public) : AAVV

7. Saadi Kadhafi, le fils footballeur de Mouammar Kadhafi

Le troisième fils du dictateur libyen a eu une carrière de footballeur et a notamment réussi à accéder à la Série A italienne en intégrant le club de l’AC Pérouse en 2003. Seulement, même s’il savait jouer au foot, tout le monde s’est accordé à dire qu’il n’avait pas du tout le niveau de la Série A et qu’il ne devait sa présence ici qu’à des magouilles politiques (ce qu’a confirmé l’ancien propriétaire du club, disant que Berlusconi voulait améliorer les relations entre l’Italie et la Libye). En plus, Saadi n’a figuré que deux fois sur une feuille de match, parmi les remplaçants, et n’a joué que 15 minutes, mais ça ne l’a pas empêché d’être contrôlé positif pour dopage. Superbe exploit. Au passage, il a aussi été militaire pour papa, mais ça c’est vu et revu.

Et vous, lequel des pires dictateurs vous voudriez avoir comme papounet ?