Les artistes parfois ils posent des chansons trankilou genre ouais on est des chanteurs on peut chanter sur tout kesskon veut et ils se rendent pas compte qu’ils causent beaucoup de souffrance aux objets de leur inspiration. On vous avait déjà parlé des prénoms difficiles à porter à cause de chanson, cette fois-ci on se penche sur les villes. Avouez que certaines villes n’échappent pas à un irrépressible fredonnage insupportable.

1. Memphis (fucking Eddy Mitchell)

OK j’avoue j’y vais pas tous les dimanches à Memphis. Et les gens qui vont tous les dimanches à Memphis (qui ?) n’écoutent pas forcément du Eddy Mitchell. BREF, pour moi la ville de Memphis n’évoque rien d’autre que « J’écoutais le disc-jockey, Dans la voiture qui me traînait, Sur la route de Memphis, Sur la route de Memphis, Et la radio me vantait, Un truc débile qui m’endormait, Sur la route de Memphis, Sur la route de Memphis ».

2. Bamako (fucking Amadou et fucking Mariam)

Je ne connais pas une personne sur Terre qui peut entendre parler de la ville de Bamako sans se lancer dans une performance 50 % chantée 50 % dansée 100 % malaise « Beauu dimanche à Bamakoooo ». On ne vous remercie pas les gars pour cette composition hostile.

3. Louxor (fucking Philippe fucking Katerine)

En plus c’est complètement con parce que dans sa chanson, Katerine ne parle pas de la ville mais du bar du Louxor. L’Egypte est en repli sur elle-même depuis la sortie de ce tube.

4. Amsterdam (fucking Brel)

Le plus soulant c’est que les petits malins qui se rendront à Amsterdam pour fumer de la schnouffe (oui j’ai 147 ans) en invoquant les paroles de Jacques Brel ne connaissent généralement que le début de la chanson. Après « Dans le port d’Amsterdam Y a des marins qui chantent… » y’a plus personne.

5. Capri (fucking Hervé Vilard)

Je ne sais pas si c’est Hervé Vilard ou les Nuls qui ont fait le plus de mal à cette ville.

6. Belle-île-en-Mer (fucking Vouvoul)

Honnêtement, j’aurais pu faire un top uniquement dédié à Laurent Voulzy. Les paroles de ses chansons contaminent 75 % de mes discussions. « J’ai laissé dans une mandarine une coquille de noix bleu marine », « Changer le monde changer les choses avec des bouquets de roses changer les femmes changer les hommes avec des géraniums », « On a tous dans le cœur des vacances à Saint-Malo et des parents en maillot qui dansent chez Luis Mariano »…

Naturellement Bell-île-en-Mer n’échappe pas à la règle.

7. Auteuil, Neuilly et Passy (fucking Les Inconnus)

Certes on aime bien se foutre de la gueule des Auteuillois, des Neuilléens et de Passi (chiant çuilà avec sa chanson je zappe et je mate, mec tes histoires de télécommande ça nous regarde pas). Mais c’est relou de ne jamais pouvoir prononcer l’une de ces villes/quartiers sans les deux autres. Par exemple l’autre jour, je prenais un taxi-limousine pour me rendre à une garden party à Auteuil et j’ai direct lâché au chauffeur un « Auteuil Neuilly Passy c’est pas du gâteau, Auteuil Neuilly Passy, tel est notre ghetto ».

8. Toulouse (fucking Claude Nougaro)

Je vous assure les gars. Il y a beaucoup de chansons sur Toulouse mais celle de Nougaro c’est un enfer. Le week-end dernier j’étais avec deux Toulousains, chaque début de phrases je commençais par un « TOU-LOU-SSEU ».

C’était génial comme week-end.

9. San Francisco (fucking Maxime le Forestier)

On commence avec « C’est une maison bleue » (toutes les maisons bleues sont niquées par ailleurs à cause du début de cette chanson) et on poursuit sur « Quand San Francisco s’embrume quand San Francisco s’allume San Franciscoooo »

10. Joinville-le-pont (fucking Bourvil)

Je ne connais personne qui descend à la station RER de Joinville-le-Pont sans lâcher un petit « pon-pon » dans la foulée.

Bon après je connais très peu de personnes qui descendent à la station RER de Joinville-le-Pont. J’en connais deux. Et encore, ils vivent ensemble. Mais bon. C’est pas de ma faute si l’INSEE n’en branle pas une et n’a pas encore sorti un sondage reflétant l’avis de toute la population locale.

Il y en a d’autres mais je refuse d’en entendre parler.