Il y a un truc qui nous met tous à égalité : dans la vie, on vieillit. C’est pas dramatique, parce qu’en grandissant on mûrit beaucoup, on n’a plus besoin de notre maman pour nous torcher et on sait enfin faire notre lit tout seul, mais on y perd quand même un peu. On perd en innocence, déjà, et puis on ne parvient plus à faire certains trucs qui étaient hyper faciles quand on était gosse. Et ça c’est triste. Dites-moi combien de trucs de cette liste vous arrivez encore à faire :

1. Faire le grand écart

A 8 piges, on était aussi souples que les horaires d’un jeune travailleur en start-up. On pouvait faire ce qu’on voulait avec nos articulations, y compris claquer des grands écarts sur commande sans faire la grimace. Aujourd’hui c’est à peine si on n’a pas besoin de 12 séances de kiné après s’être baissé pour lacer nos chaussures.

2. Sauter à la corde à sauter

Attendez, comment on est passé d’une activité marrante et facile à une torture qui fait monter notre cardio à 200% de ses capacités, tout ça avec une seule et même corde à sauter ? Il y a un moment où on s’est grave fait arnaquer en prenant de l’âge.

3. Apprendre une langue hyper vite

Rappelez-vous de vos premiers cours d’anglais (ou d’allemand, même si ceux qui font allemand LV1 sont des êtres étranges) : c’était quand même HYPER simple, non ? Votre cerveau emmagasinait toutes les infos en une fois et retenait les verbes irréguliers sans problème. C’était le feu. Maintenant, vous galérez au bout de votre 3eme leçon sur Duolingo et vous vous demandez comment font ces enfoirés qui savent parler 15 langues différentes.

4. Skier pendant 8h sans avoir de courbatures

De toute façon aujourd’hui on a compris que le plus intéressant dans les vacances à la neige, c’est de manger gras pendant 1 semaine. Après c’est peut-être aussi pour ça qu’on ne sait plus skier 8 heures d’affilée. La raclette, ça aide pas.

5. Ecrire en attaché

C’est simple : à partir du moment où on comprend que ça ne sert à rien d’écrire en attaché quand on est adulte, on efface immédiatement cette faculté de notre cerveau. Essayez de réécrire une phrase en attaché, vous allez voir la galère que c’est.

6. Lire jusqu'à pas d'heure sans s'endormir

Il fut un temps où l’on pouvait défoncer des livres de 400 pages en deux nuits sous notre couette sans même cligner des yeux. Aujourd’hui, au bout de deux pages, le sommeil nous emporte avec lui sans nous demander notre consentement. On devrait porter plainte.

7. Inventer des histoires de ouf avec deux bonhommes Lego

De toute façon quand on était enfant un simple bâton de bois pouvait nous refaire notre journée, alors quelques Lego c’était tout simplement le paradis. On pouvait imaginer des scénarios qui auraient fait passer Game of Thrones pour un téléfilm de TF1.

8. Manger 12 paquets de gâteaux sans prendre un kilo

C’est fou ça, on pouvait passer la journée le cul sur notre lit à jouer à la Ps2 tout en bouffant comme des morfales sans jamais prendre le moindre tour de taille, alors qu’aujourd’hui une simple chips peut nous niquer 3 mois de régime. C’est abusé, même.

9. Dire des saloperies à voix haute sans aucune gêne

Alors oui on en dit toujours des saloperies, mais il faut avouer qu’on se soucie un peu plus du regard des gens qu’avant. C’est con, parce que crier « BORDEL DE CUL DE CHIOTTE DE MERDE DE COUILLE » ça fait toujours plaisir.

10. Compter de tête

Il fut un temps où l’on connaissait toutes nos tables de multiplication par cœur et où l’opération « 64×120 » de tête ne nous faisait pas peur. Mais depuis qu’on a constamment une calculatrice sur nous, il faut avouer qu’on est devenus des grosses billes en calcul mental.

11. Dormir paisiblement sur un canapé avec la musique à fond et les potes de nos parents qui chantent

Alors qu’aujourd’hui on maudit nos voisins sur 50 générations s’ils ont le malheur de bouger une chaise après 23h. Ouais, on a mal vieilli.

12. Trouver Marine Le Pen jolie

Ne nous jugez pas trop les jeunes, elle aussi a vieilli. Tenez, regardez ces politiciens qui étaient beaux jeunes, ça va vous faire bizarre.

13. S'endormir le soir sans penser à la vacuité de notre existence...

Oups désolé on a niqué l’ambiance là.