Twitter, comme tous les réseaux sociaux, a parfaitement le droit de supprimer des comptes de sa plateforme s’ils enfreignent ses règles. La plupart du temps, ceux qui dégagent sont des parfaits inconnus voire des personnes qui n’existent pas vraiment. Mais de temps en temps, ceux qui se font virer sont des stars, des personnes mondialement célèbres, et là ça fait tout de suite un peu plus bizarre.

1. Donald Trump (suspension permanente)

Suite aux émeutes des pro-Trump encouragées et largement commentées par le Président Américain lui-même, le compte Twitter de Donald Trump a été suspendu en même temps que son compte Facebook. On pourra toujours débattre de la liberté d’expression, mais quand un homme aussi puissant appelle ses supporters à envahir l’un des sièges de la démocratie américaine, supprimer son compte sur les réseaux sociaux est bénéfique pour tout le monde. Bon depuis il a annoncé la création de son propre réseau « Truth Social » et pas sûr que ce soit mieux.

Baptisé Truth Social, il devrait être accessible en novembre. L’ancien président américain avait été banni de Twitter, Facebook et YouTube, après l’assaut sur le Capitole, le 6 janvier.

Posted by Le Monde on Wednesday, October 20, 2021

2. Azealia Banks (suppression permanente)

En mai 2016, la rappeuse américaine a été bannie de Twitter pour racisme. Elle s’en était prise à Zayn Malik, ex-chanteur de One Direction, qui est d’origine pakistanaise. Pour la citer, même si ça fait mal de lire ça, elle l’a qualifié de « nègre des sables » et de « Pakpak qui pue le curry ». C’est hyper violent et ça fait halluciner de voir une célébrité sortir ce genre d’horreur sur une plateforme publique. La suppression permanente de son compte était plus que méritée. Ça ne surprendra personne si on vous apprend qu’elle supporte Trump, hein ?

Crédits photo (CC BY 2.0) : Tim Boddy

3. Milo Yiannopoulos (suppression permanente)

Milo Yiannopoulos, pour ceux qui ont la chance de ne pas encore le connaître, c’est un journaliste et entrepreneur britannique. Pour vous donner une idée du mec, il s’oppose clairement aux droits des homosexuels et qualifie l’homosexualité d’aberration alors qu’il est lui-même ouvertement gay. Mais ce qui a amené Twitter à le bannir en juillet 2016, c’est les tweets qu’il a publiés pour harceler Leslie Jones, une actrice noire à l’affiche du remake de SOS Fantômes. Il l’a désignée comme étant un « mec noir » « quasiment illettré », ce qui a encouragé pas mal d’internautes à harceler l’actrice à leur tour. On ne le regrettera pas.

Crédits photo (CC BY 2.0) : NEXTConf from Berlin, Deutschland

4. Tila Tequila (suppression permanente)

Vous voulez découvrir une autre célébrité fort sympathique ? Alors voici Tila Tequila, ancienne actrice pornographique (c’est son droit), ex-star de réalité (c’est toujours son droit) et suprémaciste blanche (c’est pas son droit). Elle a été virée du réseau social en novembre 2016 pour avoir tenu des propos haineux et publié une photo d’elle faisant le salut hitlérien dans un rassemblement néo-nazi à Washington. Rien que ça. En 2015, elle avait déjà souhaité un joyeux anniversaire à Hitler dans le plus grand des calmes, et il lui est aussi arrivé de poster une photo d’elle habillée en nazie sur Facebook. Bref, bon débarras. Ah oui, au fait, elle aussi est une fervente supportrice de Trump, au cas où vous vous le demandiez.

Crédits photo (CC BY-SA 3.0) : Toglenn

5. Martin Shkreli (suppression permanente)

Martin Shkreli, on en avait parlé dans le top des fdp plus méchants que les méchants de fiction. Cet investisseur américain avait obtenu le titre d’homme le plus détesté de la planète en 2015 en achetant les droits d’un médicament utilisé notamment par des malades du Sida pour faire passer son prix de 13,50 à 750 dollars la boîte. La pire des ordures, quoi. Mais s’il s’est fait bannir de Twitter en janvier 2017, c’est pour une tout autre raison. Il avait mené une campagne de harcèlement envers Lauren Duca, une journaliste qui avait publié des articles contre Trump, et en a payé le prix. Si vous voulez en apprendre plus sur qui est Martin Shkreli, allez voir le top, vous allez forcément le détester.

Crédits photo (Domaine Public) : House Committee on Oversight and Government Reform

6. Courtney Love (suppression permanente de son premier compte)

La première star a avoir fait les frais d’une suppression de Twitter, c’est Courtney Love, la chanteuse et ex de Kurt Cobain. En 2009, elle avait écrit une série de tweets dans lesquels elle qualifiait la créatrice de mode Dawn Simorangkir, son ancienne collaboratrice, de « sale voleuse ». Seulement, Simorangkir lui a intenté un procès pour diffamation et l’a remporté en 2011. Du coup, Courtney a dû lui verser de la thune et Twitter a décidé de supprimer son compte. Sauf que la chanteuse a pu s’en créer un nouveau plus tard, et Twitter n’a pas bronché.

Crédits photo (CC BY-SA 3.0) : ©Marie Havens

7. Meghan Murphy (suppression permanente)

Meghan Murphy est une journaliste canadienne qui se définit comme féministe. A priori, rien de bien méchant. Sauf que Meghan Murphy est un poil transphobe et qu’elle a manqué de respect à une femme trans en novembre 2018 en l’appelant « lui » de manière intentionnelle. Twitter a sévi en supprimant son compte. Meghan Murphy a poursuivi Twitter en Justice, mais sa plainte a été rejetée en juin 2019. Elle s’en remettra.

Crédits photo (CC BY-SA 4.0) : Eyoälha Baker

8. Kanye West (suspension temporaire)

Le rappeur américain, futur ex-mari de Kim Kardashian et accessoirement candidat à l’élection présidentielle, avait été temporairement interdit de Twitter en septembre 2016. La cause : il avait publié le numéro de téléphone de l’éditeur du magazine Forbes, Randall Lane, le qualifiant de suprémaciste blanc. Juste avant ça, il avait posté une vidéo de lui en train de pisser sur son Grammy Award, et il était globalement énervé contre l’industrie musicale et les médias. Bref, ça n’avait pas l’air d’aller fort pour Kanye.

Crédits photo (CC BY-SA 2.0) : Jason Persse

Vous saviez qu’il y avait aussi des stars bannies de certains pays ?

Source : Wikipedia, Le Monde.