Les prix Nobel récompensent les meilleurs acteurs de la science, de la littérature ou de la Paix dans le monde. Du coup, on a tendance à penser que les gens qui ont reçu le prix Nobel sont des personnes bien sous tout rapport et intouchables. Eh ben c’est un grand NON. On peut avoir reçu cette récompense et avoir aussi agit dans une partie de sa vie comme un beau connard, voire une bonne grosse enflure. La preuve avec ces quelques prix Nobel qui ont à eux tous cumulé à peu près toutes les tares de l’humanité.

1. Winston Churchill, prix Nobel de Littérature et un petit peu raciste

Winston Churchill, figure de la deuxième guerre mondiale notamment, s’est opposé avec force à Hitler, et fut un rempart contre la barbarie nazie. Il a également écrit des textes à la fois beaux et drôles, donc il partait avec quelques très bons points. Dommage qu’il ait eu des sorties bien racistes à côté de ça. Allez, quelques exemples pour cerner le bonhomme dans son intégralité. A propos des Indiens, il a dit : « Je déteste les Indiens. Ce sont des gens bestiaux avec une religion bestiale. » (pas sympa) et à propos de la famine du Bengale, il nous a offert un joli : « C’est leur propre faute de se reproduire comme des lapins » (pas sympa non plus). Il refusait aussi d’admettre que les colons américains avaient fait du tort aux Amérindiens et ne voulait pas reconnaître le racisme qui existait envers les noirs en Australie. Bref, on a beau aimer les citations de Churchill, l’homme n’en restait pas moins un gros raciste avéré. Certes, le racisme au début du 20e siècle, c’était plutôt courant, mais c’est pas une excuse non plus, tout le monde ne prenait pas ses positions et surtout ne les véhiculait pas dans toute la société.

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2. James Watson, prix Nobel de médecine raciste, sexiste et grossophobe

En 1962, James Watson a été récompensé pour avoir découvert la structure de l’ADN avec Francis Crick et Maurice Wilkins en 1953. On n’aurait pas fait mieux. Par contre, sur le plan éthique, on a des choses à redire. Le mec était raciste et pensait qu’un certain antisémitisme était justifié, il pensait aussi que les femmes étaient moins efficaces que les hommes et, pour couronner le tout, trouvait ça gênant d’avoir un entretien d’embauche avec un gros parce qu’il savait qu’il n’allait pas l’embaucher. Ce n’est qu’une toute petite partie de ses nombreux défauts, mais c’est déjà pas mal pour se rendre compte que le mec n’était pas tout à fait fréquentable.

Crédits photo (Domaine Public) : James_D_Watson_Genome_Image.jpg: Cold Spring Harbor Laboratory

3. Francis Crick et James Watson ont volé le travail d'une femme pour obtenir leur prix Nobel

Juste au-dessus, on vous disait que les mecs avaient trouvé la structure de l’ADN en 1953, mais c’est faux. C’est Rosalind Franklin, une chercheuse brillante, qui a fait cette découverte en premier. Ensuite, Crick et Watson ont repris ses travaux sans jamais la mentionner et ont profité de ses découvertes pour remporter le prix Nobel. Bien entendu, ils n’ont jamais reconnu avoir volé la physico-chimiste parce que ça leur aurait bien fait mal au cul d’avouer qu’une femme avait fait mieux qu’eux.

Crédits photo (CC BY-SA 4.0) : MRC Laboratory of Molecular Biology

4. Mère Teresa, prix Nobel de la Paix réac et anti-avortement

On a tous une image de Mère Teresa hyper positive véhiculée par les médias, celle qui consacra une grande partie de sa vie aux pauvres et aux malades, béatifiée et canonisée par le Vatican. Mais elle avait un autre visage bien plus sombre. Pour elle, le divorce, c’était mal. L’avortement, même en cas de viol, c’était non. Les pauvres qui souffrent, c’était bien. Si vous voulez en savoir plus, allez voir notre top des saints pas si saints que ça, et vous comprendrez que derrière le grand sourire et des bonnes œuvres de Mère Teresa, il y avait des choses bien moins présentables.

Crédits photo (CC BY 2.5) : Evert Odekerken

5. William Shockley, prix Nobel de physique raciste et eugéniste

Avec John Bardeen et Walter Houser Brattain, il a obtenu en 1956 le prix Nobel de physique pour avoir découvert l’effet transistor. Perso on n’y comprend rien à l’effet transistor, par contre on capte mieux les côtés sombres du gars. Un gars qui, en plus de rabaisser ses collègues, était profondément raciste. C’est quoi « profondément raciste » ? Ben c’est dire des trucs comme : « Mes recherches m’ont conduit à affirmer que la cause majeure de l’infériorité intellectuelle des Afro-américains est héréditaire et génétique. » Et puis ça s’arrête pas là : Shockley pensait aussi qu’il fallait faire de la sélection génétique pour améliorer l’être humain. Ça donne pas envie de l’inviter à dîner hein ?

Crédits photo (CC BY 3.0) : Chuck Painter / Stanford News Service

6. Philipp Lenard, prix Nobel de physique et sympathisant nazi

Le physicien allemand d’origine hongroise a été récompensé du prix Nobel en 1905. Il était pote avec Einstein et respecté de tous, et puis ça a dérapé. Il a rejoint le parti national-socialiste en 1930 et, en bon antisémite, a voulu faire croire que le « E=mc² » d’Einstein était en fait une découverte aryenne de Friedrich Hasenöhrl. Le mec a très mal tourné.

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7. Henry Kissinger, prix Nobel de la Paix qui aimait vachement la guerre

Kissinger était le secrétaire d’État des États-Unis à la fin de la guerre du Vietnam. Il a fait bombarder le Cambodge, tuant 150000 personnes et provoquant des déplacements de millions de personnes, puis il a soutenu le Pakistan qui commettait des horreurs au Bangladesh. Ça fait pas très « Paix » comme parcours, hein ?

Crédits photo (Domaine Public) : Marion S. Trikosko.

8. Fritz Haber, prix Nobel de Chimie et père des armes chimiques

Fritz Haber a remporté le prix Nobel de chimie en 1918 pour la synthèse de l’ammoniac. Une distinction probablement méritée sur le plan scientifique, mais qui revient quand même à un homme qui a travaillé pendant toute la Première Guerre Mondiale à créer des armes chimiques, notamment au chlore, qui ont tué des milliers de soldats dans les tranchées. La femme de Haber s’est même suicidée en 1915 en signe de protestation parce qu’elle ne supportait pas les travaux de son mari. Ça met quand même bien la puce à l’oreille.

Crédits photo (Domaine Public) : The Nobel Foundation