Tous les ans c’est un peu la même chanson. A force de la vouloir à tout prix et “quoiqu’il en coute” comme dirait Macron, le PSG croit à nouveau en sa chance de gagner la Champion’s League cette année. Mais pour une fois, on a toutes les chances de croire en un joli succès sur la scène européenne (non, on ne dit pas ça tous les ans). C’est même quasi certain. La preuve par 10, 11 même.

1. Le PSG a déjà perdu 2 matchs cette année, c'est bon signe

Ce qui lui arrive normalement à peu près autant de fois d’habitude mais dans toute la saison, pas en 7 journées. Une saison qui ne part pas bien, ça change. Et si change, c’est que la fin changera aussi. CQFD. On vous avait dit “scientifique”, on vous a pas menti.

2. Si Neymar veut un jour être Ballon d’Or c’est le moment

Et on ne parle pas de “ballon d’or de trash talk/insultes racistes” ou de “ballon d’or de l’évasion fiscale en Espagne”, mais bien de ballon d’or en foot. Sur le terrain. Avec des Ronaldo et Messi performants mais vieillissants, Neymar a une vraie carte à jouer cette année si justement il se focalise un peu plus sur le jeu. Et quand Neymar va mieux, même en finale, Paris va bien.

3. Les joueurs du PSG ont déjà tous eu le Covid

Et c’est un avantage certain pour la saison qui se profile : les autres équipes vont elles mathématiquement, avoir des absences répétées tout au long de la saison. Cette histoire de grosse teuf à Ibiza l’été dernier était la meilleure idée du staff du PSG depuis longtemps. Big Up Nasser.

4. C’est la dernière année avec Neymar ET Mbappé

Vu que l’été pourrait être sanglant pour Paris avec le départ de Mbappé pour le Real et pour l’Angleterre pour Neymar (on a des infos, cherchez pas). Mais avant ça, Neyney et Kiki, les deux meilleurs amis, se sont « jurés-jurés » de gagner quelque chose ensemble pour être amis pour la vie. C’est beau non ?

5. Les chats noirs sont partis

Malgré leurs apports indéniables sur toutes ces années, il manquait visiblement un petit quelque chose à Edinson Cavani et Thomas Meunier pour viser le sommet de l’Europe. Sans parler de l’animateur de vestiaire G.O du Club Med Eric Choupo Moting. Mais gageons qu’ils remporteront encore moults championnats (et Coupes de la Ligue) dans leurs futurs clubs respectifs. Pendant que Paris brandira la coupe aux grandes oreilles.

6. Tuchel joue son va-tout et se faire violence

A force d’être patient, le club va finir par l’être moins, avec Leonardo en tête qui se verrait bien remplacer Tuchel dès demain, voire dès hier. Pour gagner sur ce qui sera surement sa dernière année, Tuchel saura donc se faire violence et demandera officiellement à Icardi de courir, à Paredes de ne plus jouer le garde du corps de Neymar, à Verrati de rester pro pour ne pas se blesser avant les rendez-vous importants, à Mbappé d’arrêter de penser à battre des records personnels…. Mine de rien, ça fera la différence: on va redécouvrir la rigueur allemande. Plutôt Netflix et Chill pour les prochaines vacances que Ibiza.

7. La phase de poules ne sera qu'une formalité

Sans manquer de respect à Manchester United qui joue sur une patte cette année, à Istanbul Bakksehir qui existe depuis 1990, et au futur paillasson du RB Leipzig, ces doubles confrontations devraient permettre aux joueurs parisiens de prendre confiance et de polir leurs stats, à base de quadruplés de Neymar, de doublés de Kurzawa, de buts de Verratti de la tête…Les matchs face aux Reds devraient nous offrir un joli spectacle, bien que les garçons de Solskjaer commencent plutôt l’année assez mal. Bref, que du bon pour les Parigots. Enfin normalement hein, on parle de Paris, donc on ne sait jamais.

8. La concurrence s'organise en Ligue 1 et pousse le PSG à être meilleur

Un PSG qui bataille face à Lille, l’OM, Monaco, Nice et peut-être Lyon (qui sait, si Garcia s’en va) pour être champion est un PSG qui va rester sous pression toute la saison, notamment en février, mars et avril, pour les matchs qui comptent. Une locomotive en Ligue 1, c’est bien gentil, mais ça ne vaut pas un train entier avec quelques wagons qui foncent.

9. Thiago Loser Silva n'est plus là

On s’en souviendra en quarts de finale de LDC, dans ces moments douloureux où les remontada et les buts dans les arrêts de jeu font en général très mal. On n’a rien contre l’ex-capitaine Brésilien, mais si ça peut installer Marquinhos et le Kimpembe de cette année en défense centrale, ce départ est un véritable atout. Sans compter l’économie en mouchoirs dans le vestiaire.

10. Le plafond de verre des ¼ de finale est tombé cet été

Alors certes l’année dernière était particulière avec ce final 8 étrange, certes Paris n’a battu que l’Atalanta et Leipzig, certes, mais le traumatisme des dernières années est maintenant derrière Paris. Et sans ce boulet mental aux pieds qui plombait le club, les joueurs parisiens devraient être bien plus légers. Déjà que M’bappé courait vite avant ça…

11. (Bonus) C'est Ben Arfa en personne qui l'a dit il y a quelques années. Alors...

Et Ben Arfa on peut le croire. Parce qu’il avait aussi dit qu’il gagnerait un jour la Coupe du Monde, qu’il avait bon espoir de décrocher un Ballon d’or, et qu’il était en mesure de « rattraper Messi » (en 2013). Une année où l’Argentin avait été longuement blessé : preuve que le nouveau bordelais (rien que de l’écrire c’est bizarre) dit toujours la vérité. Puisqu’on vous dit que cette année c’est la bonne…

Cette année, c’est sûr, c’est la bonne.

MAJ après le match de Manchester: bon faut voir, hein, la science, y’a jamais rien de sûr sûr non plus. Peut-être aussi que c’est pas du tout la bonne, mais alors pas du tout.