Entre son excellente série « Roi de la Vanne », ses passages au Montreux Comedy Festival qui cumulent plus de 6 millions de vues, ou ses innombrables chroniques chez Nagui, sur France Inter, il y a peu de chances pour que vous soyez passés à côté de l’un des belges les plus drôles de sa génération.

Mais si c’est le cas, alors petite séance de rattrapage avec un florilège (oui j’utilise encore ce mot) des meilleures vannes de Guillermo Guiz dispo sur internet, avant de foncer le voir en spectacle juste ici.

1. J'aime trop l'alcool, et heureusement, à Bruxelles, d'où je viens, la police aussi en fait.

2. En Belgique le taux d'alcool au volant est à 0,5, mais si t'es blanc, tu peux monter jusqu'à 2,40 - 2,60. Je dis pas que la police est raciste, je dis juste que quand ils croisent un automobiliste blanc qui a picolé, ils s'identifient.

3. Je déconseille évidemment à tout le monde de rouler bourré. Sauf cas extrême, coup classique : t'as bu, tu dois rentrer en voiture, bon là t'as pas le choix évidemment.

4. Moi j'aime trop l'alcool, parce que j'aime bien faire la fête. Et les gens me disent toujours : "Ouais, tu peux faire la fête sans alcool". Ok, bah alors, ça s'appelle une réunion.

5. Mon vrai prénom à moi c'est Guy. J'ai 40 ans, mais je peux vous dire un truc, c'est que quand je suis né il y a 40 ans, ça faisait déjà 40 ans qu'on ne faisait plus un coup de pute comme ça à un enfant.

6. En 2010, la cocaïne elle était à 67€ le gramme. Ça m'a toujours étonné 67€ le gramme, moi j'ai connu des dealers dans ma vie, j'en ai jamais vu un avec de la monnaie quoi. La drogue, c'est comme la prostitution, c'est des métiers à prix ronds : y'a jamais une prostituée qui fait une passe à 42€50 avec une touche TVA.

7. Avant je prenais de la coke, ça n'avait aucun sens. J'arrivais chez les gens, je faisais : "J'ai pris de la coke, mais ça me fait rien la coke, je gère". Et les gens me disaient : "Mec, si tu veux un truc où ça ne te fait rien, et où tu gères, pourquoi tu ne prends pas juste du pain ?"

8. La drogue du crocodile, c'est un mélange de codéine, d'héroïne, d'iode, de phosphore, d'essence et de white-spirit. Honnêtement : c'est fort.

9. Un bébé humain, tu le laisses seul dans une pièce, ça tient moins longtemps que du basilic.

10. Accoucher aujourd'hui, c'est quand même pas accoucher il y a 2000 ans. Je rappelle que pendant toute une période de l'histoire de l'humanité, forgeron et sage-femme, c'était la même personne.

11. J'ai été élevé par mon père, parce que ma mère était alcoolique. Mon père il avait un autre problème, il buvait. C'est subtil, c'est vraiment subtil, mais ça a fait la différence chez le juge.

12. J'ai 40 ans, et je suis un peu coincé entre deux générations. Tu vois, j'écoute du Jul, mais je garde quand même un œil sur ma prostate.

13. Je n'ai plus un corps pour être à Ibiza autour d'une piscine, j'ai un corps pour être en Poitou-Charentes autour d'un étang.

14. C'est triste de bander mou [...] C'est pour ça que j'aime bien le cunilingus : tu ne peux pas débander de la langue.

15. Depuis que je ne mange plus de viande, je déprime, j'ai plus de libido. Je rentre chez moi, je regarde du porno pour l'intrigue.

16. Noël c'est une fête familiale. Mais Noël, quand tu te places du point de vue de la dinde, il y a moins le côté fête, tu vois. Moi j'en parlais avec une dinde, elle me disait : "Oui en effet, c'est une fête familiale, dans le sens où avant Noël, j'ai une famille quoi".

17. Un cochon, c'est pas moins intelligent qu'un chien. Franchement, un cochon et un chien, tu les fais jouer ensemble à la bataille... Bon ils vont manger les cartes, parce que c'est pas un jeu pour eux, mais c'est des chouettes animaux.

18. C'est terrible pour moi de me dire que la Belgique, mon pays, est assimilé à quelque chose d'aussi atroce que le terrorisme. Alors qu'on a des pédophiles merveilleux.

19. J'ai joué dans des villes moches, où c'est le désespoir, où même les animaux sont désespérés. T'as des chats qui se jettent des gouttières... et qui retombent sur le dos !

20. J'ai un seuil de tolérance à la douleur qui n'est pas adapté à un contexte de guerre, clairement. Moi, tu m'interroges dans une pièce où il fait moins de 13 °C, je parle.

Il ne te reste maintenant plus qu’une chose à faire : prendre ta place pour le voir en vrai.