Le réchauffement climatique n’est plus une hypothèse pour personne (sauf quelques climatosceptiques complètement à la ramasse à qui on laisse encore malheureusement trop la parole). La planète et les espèces qu’elle abrite (donc, nous), vont avoir chaud aux fesses dans les prochaines années. La faute en particulier à un bipède qui a décidé qu’il avait tous les droits, y compris celui de saloper son environnement et celui de ses congénères. C’est ce qu’on appelle l’Anthropocène, on en parlait déjà dans les questions qu’on se pose sur le dérèglement climatique.

Accusé humain, levez-vous !

1. Les gaz à effet de serre explosent depuis le début de l’ère industrielle...

Les relevés montrent que les taux de gaz à effet de serre présents dans l’atmosphère n’ont cessé de grimper en flèche depuis le milieu du 18ème. Pile au moment où les hommes ont fait leur révolution industrielle avec toute la pollution qui va avec. Au début, ça puait un peu, mais les bénéfices au quotidien étaient tellement énormes que personne ne pensait à vérifier si on n’était pas en train de flinguer les sols, l’air et les océans… On a mis du temps à ouvrir les yeux, mais aujourd’hui c’est officiel : le lien entre activité humaine impliquant un procédé de combustion (transport, chauffage, industrie, agriculture…) et le réchauffement climatique est une réalité sur le point de nous péter dans les doigts. Heureusement qu’il suffit de regarder ailleurs pour reprendre une vie normale…

Crédits photo (Domaine Public) : EurekaLott

2. Des records de pollution atmosphérique inégalés depuis plus de 2 millions d’années !

En 2019, les concentrations atmosphériques de CO2, principal gaz à effet de serre, ont atteint 410 parties par million (ppm), soit un niveau inégalé depuis au moins deux millions d’années ! Idem pour les concentrations de méthane et de protoxyde d’azote dans l’atmosphère. Des polluants au nom compliqué qui nous empoisonnent à petit feu et qui, toujours en 2019, atteignirent de nouveaux sommets jamais approchés depuis au moins 800.000 ans. La preuve que les humains déconnent à plein pot (d’échappement)!

3. Le Co2 émis par les activités humaines est chimiquement traçable (eh ouais !)

Certains sceptiques avancent le fait que les humains ne sont pas les seuls à émettre du CO2 et que d’autres activités, naturelles elles, s’en chargent depuis la nuit des temps. C’est pas faux. Sauf que le CO2 émis par les activités volcaniques, les feux de forêts ou le dégazage des océans possèdent des empreintes isotopiques différentes de celles liés à la combustion fossile d’origine humaine.

Ça a l’air un peu compliqué dit comme ça mais pour faire simple, c’est comme si le CO2 émis par les activités de l’homme se baladait avec un t-shirt Desigual au milieu d’une soirée gothique. Pas facile de passer inaperçu ! On sait ainsi que la hausse du CO2 dans l’atmosphère est liée en très grande partie à l’homme.

4. Le réchauffement climatique n’a jamais été aussi rapide

Depuis sa formation, la Terre a connu de multiples variations de son climat et des températures à sa surface… et pour le coup, impossible d’incriminer les humains puisqu’ils ne faisaient pas encore partie du casting. Mais ces changements climatiques se sont opérés sur des milliers d’années et n’étaient jamais visibles à l’échelle d’une vie, comme c’est le cas depuis une cinquantaine d’années. Les températures sur Terre ont ainsi augmenté plus rapidement depuis 1970 qu’au cours de toute autre période de 50 ans sur 2.000 ans. Et ça ne risque pas de s’améliorer puisque chacune des quatre dernières décennies a été successivement la plus chaude enregistrée depuis 1850 !

5. Des facteurs naturels à l'impact faible sur le réchauffement climatique

Parmi les suspects que certains pointent du doigt pour dédouaner l’humain de ses responsabilités climatiques, on retrouve régulièrement les volcans (et ses éruptions sporadiques), le soleil (et ses émissions d’énergie solaire fluctuantes), ainsi que l’orbite de la Terre par rapport au soleil.

Autant de coupables potentiels qui ont un rôle sur l’évolution du climat de la planète et que les scientifiques ont évidemment étudié ces dernières décennies. On sait ainsi que depuis la révolution industrielle, l’activité humaine a eu 50 fois plus d’impacts sur l’augmentation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère que les conséquences des variations d’émission d’énergie solaire (par les rayons du soleil donc). Impossible donc de nier notre culpabilité dans le bordel ambiant.

6. Même le GIEC valide la responsabilité de l’homme dans les dérèglements climatiques

Créé par le G7 en 1988, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a émis en 2021 son 6ème rapport qui pointe la responsabilité « sans équivoque », ce sont ses termes, des activités humaines sur les changements climatiques en cours. En 2014, le précédent rapport utilisait le terme de « responsabilité humaine claire »… Le suspense est insoutenable quant à savoir quel adjectif sera utilisé dans le prochain rapport (« responsabilité qui crève les yeux? ») pour enfin espérer réveiller les consciences… et faire avaler la pilule des efforts et compromis qu’il faudra tous fournir au quotidien pour espérer des jours meilleurs.

7. Des scientifiques pour une fois (presque) tous d’accord

Le grand défaut de la science, c’est qu’elle aime prendre son temps pour tout bien vérifier. Et comme l’opinion a horreur du vide, elle ne se gêne pas pour occuper l’espace et les discussions avec des théories au doigt mouillé qui tendent à semer le doute et la tempête dans l’esprit de certains. Mais une fois que les scientifiques ont fini de bosser, que leurs conclusions, réunies dans un rapport (celui du GIEC) rédigé par 234 auteurs issus de 66 pays, basées sur 14.000 études scientifiques et réponses à 78.000 commentaires de chercheurs et membres de gouvernements, il n’y a plus de doute possible. D’ailleurs 97 % des scientifiques dans le monde sont d’accord pour dire que l’homme est le principal responsable des dérèglements climatiques.

Source photo : Giphy

8. La combustion des énergies fossiles en ligne de mire

La combustion des énergies fossiles (pétrole, charbon et gaz) est de loin la principale responsable des émissions humaines de gaz à effet de serre, elles-même coupables des dérèglements climatiques. Le transport, la production d’électricité ou encore le chauffage, reposent en effet très largement sur ce type de combustion. Là où nous faisons très fort, c’est qu’en plus de polluer l’atmosphère, nous impactons la capacité qu’a naturellement la planète d’absorber une partie du CO2 que nous émettons. La faute par exemple à la déforestation massive, aux cultures intensives, au rejet de polluants dans les fleuves et océans… Ou comment scier la branche sur laquelle les primates que nous sommes sommes confortablement installés depuis des millions d’années !

9. Les climato-sceptiques ont de bonnes gueules de coupables

Donald Trump, Claude Allègre, JM Le Pen, Steve Bannon, Naomi Seibt… Les climatosceptiques les plus connus ont tous un certain penchant pour les extrêmes surtout quand ils pointent vers la droite (sauf Claude Allègre, l’éternel intrus). Autant dire, pas franchement des personnalités qui respirent l’altruisme ou l’amour de leur prochain, mais plutôt celui de leurs intérêts personnels.

Crédits photo (CC BY-SA 2.0) : fondapol

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