Ça y est… Les vacances, c’est bien terminé. La rentrée, c’était il y a quelques jours à peine, et ce lundi a marqué le début de la première vraie semaine de cours. C’est dur pour tout le monde, mais encore plus pour les tout-petits qui découvrent pour la première fois ce que c’est que l’école (courage, plus qu’une vingtaine d’années à tirer !). Enfin… Pour les petits ET pour leurs parents. Souvent, face à une telle nouveauté et une vague d’émotion de cette ampleur, on ne sait plus vraiment comment faire. Voici donc un petit récap des erreurs à éviter, pour que ça se passe du mieux possible !

1. Manifester de trop fortes émotions en le laissant

On le sait : voir son enfant pleurer le jour de sa rentrée, ce n’est vraiment pas facile. Ça brise votre petit cœur de parents, et vous avez vite envie de vous mettre à pleurer avec lui. C’est normal, mais il va malheureusement falloir vous faire violence et ne pas lui témoigner trop d’émotion. D’abord, parce que les enfants sentent le stress et l’anxiété et réagissent de la même manière. Ensuite, s’il vous voit triste, il aura encore plus de mal à vous laisser partir loin de lui. Le mieux est de prendre le temps de lui dire au revoir, sans trop faire traîner non plus le moment de la séparation, et d’attendre d’être hors de sa vue pour extérioriser toutes vos émotions. Courage. On sait combien c’est difficile.

2. ... Et lui rendre visite dans la journée

Vous l’avez laissé en pleurs, et forcément, vous aimeriez profiter de votre pause dej’ pour aller le voir, vous assurer que tout va bien et savoir s’il se sent mieux. C’est une volonté et un sentiment totalement louables, mais il faut à tout prix éviter. En vous revoyant au milieu de la journée, l’enfant va immédiatement se souvenir de l’angoisse et de la peine qu’il a ressenti le matin, et son désir de repartir dans vos bras va se réveiller. On prend son mal en patience, et on attend la fin de sa première journée d’école pour le serrer dans nos bras.

3. Ou, à l'inverse, partir discrètement sans dire au revoir

Vous pensez sûrement bien faire en contournant le moment de la séparation, mais non. Faire l’autruche est rarement une solution. Dans ce cas de figure, mettez-vous simplement à la place de l’enfant. Imaginez-vous en train de jouer, puis de lever les yeux pour croiser le regard rassurant d’un parent, avant de vous rendre compte qu’il est parti sans même vous prévenir. Vous le sentez, votre cœur, se serrer à l’idée d’avoir été abandonné ou, d’une certaine manière, trahie ? Ne contournez donc pas le moment des adieux. Profitez-en pour rappeler à votre enfant que vous reviendrez le chercher dans quelques heures. C’est bien plus rassurant.

4. Le laisser se débrouiller tout seul avec ses devoirs

On est d’accord, y’a rien de plus chiant que les devoirs à faire à la maison, pour les élèves, comme pour les parents ! Certes, il est important de leur apprendre à être indépendants, mais petit à petit. Quand ils découvrent l’école, le travail obligatoire et tout ce qui s’ensuit, les enfants ont besoin d’aide, de conseils, d’entraînement pour apprendre à gérer leur temps et à faire leurs devoirs correctement. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, même un lycéen peut avoir besoin d’aide, au moins au début de l’année scolaire. Au fil des années, les charges de travail s’intensifient, les enjeux se modifient et les responsabilités grandissent. Il est donc important de prendre le temps de les rassurer et de trouver un rythme efficace. Eh puis… C’est toujours bien de se remémorer quelques bases ! Hâte d’avoir des enfants pour revoir mon théorème de Pythagore. C’est quel côté, déjà, l’hypoténuse ?

5. Projeter vos inquiétudes sur lui

Contrairement aux plus jeunes, les parents ont du recul sur la scolarité. Ils savent combien les enfants peuvent être durs entre eux, voient, régulièrement, dans les actualités, des témoignages d’harcèlement scolaire et autres. Alors… Forcément, quand ils conduisent la prunelle de leurs yeux à l’école, ils sont un minimum anxieux, et espèrent que leur progéniture saura se faire apprécier. Il est important que l’enfant soit au courant de ce qu’il ne doit pas accepter, qu’il sache qu’il a de la valeur et qu’il ne doit laisser personne lui dire le contraire. En revanche, il faut faire attention à ne pas lui transmettre trop d’angoisse, ou pire, à lui mettre trop de pression. Laissez vos enfants être ce qu’ils ont envie d’être, apprenez-leur à ne pas se soucier du regard des autres, mais ne les enfermez pas dans une bulle de stress. Je sais, c’est plus facile à dire qu’à faire et l’équilibre n’est pas simple à trouver, mais essayez d’y travailler, quitte à prendre rendez-vous avec un(e) thérapeute.

6. Trop occuper son temps libre

Ici aussi, c’est une question d’équilibre. L’erreur n’est pas dans le fait de faire faire à votre enfant des activités, bien au contraire. L’erreur, c’est plutôt de penser que plus il fait d’activités, mieux il sera équipé dans la vie. Oui, les activités extra-scolaires sont importantes, permettent de développer des intérêts ou des passions, apprennent à sociabiliser, enseignent la créativité, l’esprit d’équipe, etc. En revanche, il est important de laisser à votre enfant des espaces de temps libre, sans obligation de rien.

7. Dire du mal de l'équipe enseignante devant lui

Ce n’est pas un scoop : les enseignants et les parents ne sont pas toujours en phase sur tout. Vous avez le droit de le penser, de râler auprès des autres parents d’élèves ou de votre moitié, mais pas devant vos enfants. Il est important de les laisser se forger leur propre opinion sans les influencer, et de ne pas briser la confiance qu’ils peuvent avoir envers celui ou celle qui a pour mission de leur apprendre tout un tas de choses importantes. Le mieux, et malgré de possibles désaccords, est de parvenir à mettre suffisamment d’eau dans votre vin pour maintenir une relation cordiale avec le corps enseignant. Ce ne sera que bénéfique pour votre enfant !

8. Le laisser rater la rentrée

Certes, les premiers jours de cours ne sont clairement pas les plus importants en termes d’apprentissage. En revanche, l’enfant doit être présent. C’est le moment où il peut assimiler les différentes règles, comprendre ce qu’on attend de lui, découvrir son ou ses professeurs, et surtout : rencontrer ses camarades. Même si c’est une question de quelques jours seulement, il sera bien plus facile pour un élève de tisser des liens avec sa classe à la rentrée, qu’une fois présenté comme un « nouveau ».

Crédits photo : Topito

9. Imaginer que l'enfant s'adaptera vite et seul

On aimerait tous que ce soit aussi facile, mais ce n’est pas vraiment comme ça que ça se passe ! En fait, ça dépend de chaque enfant. Certains seront capables de s’adapter très vite. Pour d’autres, il faudra quelques jours, voire, plusieurs semaines. Ça peut être long et difficile, autant pour lui que pour vous, mais il faut tenir le coup, rester un soutien rassurant et compréhensif pour l’enfant.

10. Le déposer dans la mauvaise école

Clairement la meilleure manière de créer un traumatisme chez ce pauvre petit. On prend le temps de bien lire les papiers, de rentrer la bonne adresse sur le GPS, et on vérifie qu’il n’y ait pas écrit « collège » à la place de « maternelle » sur la porte d’entrée. Si vous avez un doute, regardez autour de vous. Si ses camarades mesurent déjà 1m50, qu’ils ont un début de moustache et de l’acné, c’est qu’il y a sûrement une couille dans le potage.

Crédits photo : Topito

11. Oublier d'aller le rechercher

PIRE TRAUMATISME AUSSI. Le CLAÉ, c’est bien sympa, mais à 20h, y’a quand même plus grand monde pour jouer à poule-renard-vipère !

12. Lui cacher jusqu'au dernier moment que vous êtes son professeur

EHHHHHHH SURPRISEEEEEEEEEEE !

13. Lui donner un prénom de merde, propice aux jeux de mots

On évite donc Luc, qui donne facilement « cul » ; Alain (-Posteur, -Proviste, -Térieur,…) ; Sarah (-Croche, -Pelle, -Courci) ; Aude (-Javel, -Vaisselle) ; Emma (-Carena, -Yonnaise, -Bite), … Vous avez compris, quoi, on vous parle des blagues de merde qu’on a tous fait sur les prénoms au primaire !

N’oubliez pas non plus que l’erreur est humaine. Oui, oui. Même les profs font des boulettes !

Sources : Être parents , Améliore ta santé