L'été est là. Alors parce qu'on est jeune et beau, on se regroupe le soir autour d'un feu de camp et on sort une guitare. Il y a ceux qui savent jouer, et les autres qui lancent des petits bouts de bois dans le feu pour s'occuper. Et les mêmes chansons qui reviennent
No woman no cry (B. Marley)
parce qu’on est cool, mais plus si jeune.
Une maison bleue (M. Leforrestier)
puisqu’on vous dit qu’on est cool !
La fille du coupeur de Joint (HF Thiéfaine)
tellement cool qu’on fume encore de la paille
Burn One Down (Ben Harper)
décidemment, c’est le theme de la soirée ?
Redemption song (B. Marley)
on s’en veut d’avoir fumé tout ça, on se confesse
Cendrillon (Telephone)
parce qu’à force, on aurait pu finir comme elle
Tears in heaven (Clapton)
ou pire…
Wonderwall (Oasis)
Maintenant que la fumette est finie, on passe l’épisode dragouille. On se la joue anglais négligé
Imagine (John Lennon)
et puis là, l’arme secrète, le côté « Poetic Lover », rêveur touché par la grâce.
Santiano (Hugues Aufray)
Et là tout d’un coup, ça se barre en couille, un mec reprend la guitare et nous sort un vieux Hugues Aufray. L’ambiance monte, mais la fille s’éloigne.
Les copains d'abord (Brassens)
Les filles sont parties, il ne reste plus que les mecs, dont deux vont un concours de rots.
Jeux interdits (Narciso Yepes)
la moitié du groupe dort, l’autre balbutie quelques mots les yeux vers les étoiles. Sauf un qui joue tout seul dans son coin et s’abime les doigts sur les cordes, en croyant qu’il sait jouer aussi.
Et vous, vous grattez quoi ?