Aaaaaaaah Paname, Paris la belle, Paris la fidèle, ses fêtes, sa Seine, sa Tour et ses ruelles...et ses tueurs. Aujourd'hui on a décidé de laisser tout ça derrière nous pour se concentrer sur la face sombre de la capitale, ses tueurs en séries, ses meurtriers fameux, de toutes époques, empoisonneurs, égorgeurs, simples voleurs sans pitié ou maniaques pervers, on a de tout à Lutèce.

  1. Henri Désiré Landru - le Barbe bleue de Gambais
    Landru est un des tueurs en série français les plus connus. Celui que l'on surnommait le Barbe bleue de Gambais a profité de l'important nombre de veuves au lendemain de la Première Guerre mondiale pour les séduire, mettre la main sur leur pognon avant de les tuer et de disposer des corps en les brûlant dans ses fourneaux et en les enterrant. On retrouva plus d'un kilo d'ossements chez lui, ce qui ne joua pas en sa faveur quand on dut décider de son sort. Il fut décapité en février 1922 laissant derrière lui au moins 11 victimes.
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  2. Marcel Petiot - Le Docteur
    Petiot c'est l'histoire d'un homme instable depuis l'enfance, diagnostiqué bipolaire, neurasthénique, déséquilibré mental, dépressif paranoïaque et phobique, qui pourtant obtient un diplôme de médecine en 1921. Installé à Paris en 1933 il y ouvre un cabinet de médecin qu'il utilisera à des fins plus que détournées : il va proposer à des personnes poursuivis par la Gestapo de leur faire quitter clandestinement la France. Pour cela il leur suffit de venir de nuit et avec toutes leurs possessions de valeur dans une valise...Sauf que Petiot les y tue (en les gazant) puis fait disparaître les corps. Il sera jugé et exécuté pour le meurtre de 27 personnes mais celui que l'on surnomma alors Le Docteur en revendiquait plus de 60.
  3. Thierry Paulin - Le Monstre de Montmartre
    Quand on est tueur on peut se spécialiser, et Paulin avait choisi les vieilles dames, du XVIIIe arrondissement qui plus est. De 1984 à 1987, après une enfance et une adolescence pour le moins chaotique, Paulin décide de s'attaquer aux victimes les plus faciles pour obtenir de l'argent facilement : il repère et assassine sauvagement plus de 20 vieilles femmes, les battant à mort et les forçant parfois à boire du détergent. Il les détrousse ensuite et claque son argent en boîte de nuit, parfois avec son complice et amant. Il sera inculpé pour 18 meurtres même s'il en revendiquait 21 et que les policiers chargés de l'enquête jaugeait plutôt son tableau à une trentaine de victimes. Thierry Paulin meurt du SIDA en prison le 16 avril 1989 avant d'avoir pu être jugé.
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  4. Henri Pranzini - Le chéri magnifique
    Pranzini a vu du pays : cet aventurier français fils d'Italiens installés en Egypte a roulé sa bosse, mercenaire à la solde de l'armée des Indes puis des Russes, il ne se classe pas dans la catégorie des tueurs en série mais son crime est des plus barbares. Installé à Paris et devenu (on le suppose) gigolo, il est arrêté après une longue enquête dans le cadre de l'affreux triple assassinat de la rue Montaigne en 1887 lors duquel une courtisane Claudine-Marie Regnault, sa femme de chambre et la fille de cette dernière âgée de 12 ans avaient été retrouvées sans vie, égorgées sauvagement, presque décapitées. Pranzini sera guillotiné quelques semaines plus tard, il nia jusqu'au bout.
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  5. Albert Soleilland - Le premier "profanateur"
    Si Paulin était le tueur des vieilles dames, Soleilland entre dans l'Histoire en 1907 comme étant le premier cas (avéré) de tueur pédophile français. A l'époque le sujet est encore très tabou et on parle donc de "profanation" de la victime, une fillette de 11 ans. D'abord condamné à mort, Soleilland sera finalement grâcié et envoyé au bagne où il mourra en 1920.
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  6. Guy Georges - Le tueur de l’Est parisien
    Quand on parle de tueur parisien, Guy Georges est souvent le nom qui revient en tête tant le monstre de l'Est parisien a terrorisé la capitale dans les années 90. Abandonné à la naissance il sera adopté adolescent par une famille qui le placera rapidement en foyer après qu'il ait tenté à deux reprises d'étrangler ses soeurs, apparemment en répondant à des pulsions incontrôlables. Dans les années 80 il passe son temps entre foyers et prison (il agresse régulièrement des jeunes femmes qu'il viole et poignarde, sans pour autant les tuer) mais c'est en 1991 qu'il tuera pour la première fois. Après un nouveau passage en prison suite à une agression, il se lance dans une frénésie meurtrière qui ne cessera qu'en 1997. Arrêté en 1998, "la Bête de la Bastille" est condamné pour sept meurtres à l'emprisonnement à perpétuité.
  7. Cabard et Miquelon - Le duo maléfique
    Oubliez les années 90, cette fois je vous emmène dans le Paris du XVe siècle avec le cas d'un duo qui marqua les esprits : Cabard et Miquelon. On ne sait pas trop ce qui relève de la vérité et de la légende dans cette affaire qui compterait au plus haut près de 143 victimes, toutes mortes aux mains d'un barbier machiavélique qui les égorgeait au rasoir avant de son voisin pâtissier qui en faisait...des pâtés dont les parisiens raffolaient. Une histoire qui rappelle étrangement une autre "légende urbaine", britannique cette fois, et adaptée au cinéma par Tim Burton : Sweeney Todd.
  8. La Marquise de Brinvilliers - L'empoisonneuse
    On quitte le bas-peuple pour trouver la seule femme tueuse de ce classement, une Marquise présente à la Cour du roi Louis XIV et protagoniste principale de l'affaire dite "des poisons". Marie Madeleine Dreux d'Aubray s'éprend d'un homme, Godin de Sainte-Croix, qui ne plaît pas du tout au père de cette dernière. Du coup, il fait embastiller le jeune homme qui apprendra, manque de bol, l'art de l'empoisonnement en prison, art qu'il passera à son tour à sa gow en en sortant. Elle zigouille donc toute sa famille (père, frères, soeur) pour toucher le pactole et vivre son amour librement. Sauf que son mec, un peu méfiant, va garder plein de preuves dans un petit coffre qui sera découvert le jour de sa mort. La Marquise s'enfuit alors à Londres avant de trouver refuge dans un couvent de Liège avant d'être arrêtée, torturée et décapitée à l'épée en place de Grève. (Elle sera ensuite brûlée et ses cendres dispersées dans la Seine, on déconnait pas des masses à l'époque.)
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Sources : ParisZigZag, 20minutes