On parle beaucoup du monde d’après, de ce qu’il va représenter lorsque la tempête sera passée, mais l’après se prépare maintenant comme je dis toujours. Non, c’est faux, c’est la première fois que je dis ça de ma vie, mais la phrase n’en reste pas moins vraie, puisque ce sont les choix de maintenant qui façonneront demain. 2020 a réservé son lot de bonnes nouvelles malgré tout, et la planète pourrait même mieux se porter avec la réduction de notre activité. Et par activité j’entends buter des animaux qui n’ont rien demandé, fabriquer des parkings à la place des forêts et faire fondre la calotte glacière en roulant en 4X4 en plein centre ville. Alors voyons les quelques bonnes nouvelles de 2021 pour l’écologie, même si l’année est encore jeune.

1. La crise du Covid redistribue les cartes

Dire que la crise sanitaire change notre monde n’est pas une exagération. Que ce soit en terme écologique, d’activité, économique, artistique… Sur tous les plans beaucoup de choses se bousculent. L’Union Européenne et la nouvelle administration de Joe Biden ont d’ailleurs promis des plans pour faire évoluer leur impact environnemental en lien avec la relance de leur économie en investissant dans les énergies vertes. Il faut espérer que ces plans ne se feront pas au détriment de l’environnement et que les engagements seront tenus (enfin les bons engagements quoi). Cela dit, il faut quand même nuancer l’impact du coronavirus sur l’environnement qui n’est pas si bien que ça.

2. La conférence mondiale pour le climat

Cette conférence est prévue pour septembre 2021 et fait suite à celle de Paris en 2015. C’est une bonne chose dans le sens ou celle de Paris fut la première véritable conférence mondiale où tous les pays discutaient des manières de réduire l’impact de l’homme sur l’environnement. Dans l’idée ça a l’air super, dans les faits c’est quand même moins beau, comme Reporterre le décrit dans un article : les mesures sont insuffisantes, les remises à plus tard sont nombreuses, les oublis et les reports également… Le beau discours n’est peut-être finalement qu’une façade. À voir en septembre.

3. Plusieurs pays sont déjà très engagés sur la réduction de l'impact carbone

C’est en 2020 que la Chine a promis d’arriver à une neutralité carbone pour 2060, ce qui a étonné tout le monde. Ok, ce sera probablement trop tard en 2060 et il s’agit d’une promesse, mais bon, c’est déjà ça… Ceci étant dit, il faut quand même se réjouir du fait que plusieurs pays ont déjà bien entamé leurs plans de réduction comme le Japon. On croise les doigts pour que le reste suive, parce que sinon on meurt tous en fait, c’est quand même pas si complexe à comprendre.

C’est une lueur d’espoir dans un ciel obscurci par les catastrophes climatiques.

Posted by Le Monde on Thursday, September 24, 2020

4. Les énergies renouvelables sont les moins chères au monde

En 2020, l’Agence internationale de l’énergie a calculé que l’énergie solaire était « la source d’énergie la moins chère de l’Histoire ». Ces calculs changent alors la donne, puisque les énergies fossiles représentent des coûts beaucoup plus élevés (et en plus polluent à mort). L’Agence va même plus loin en prouvant que plus on va produire de systèmes basés sur l’énergie renouvelable, moins cher cela coûtera, et moins cher cela coûtera, plus on produira. Ce qui fait que les investisseurs n’auront qu’a suivre l’argent en se faisant passer pour des amoureux de la planète. Cependant la Suède a par exemple dernièrement été obligée de faire importer de l’électricité de ses pays voisins à cause d’une énorme vague de froid. Les éoliennes qui en général produisent 20% de l’énergie du pays sont passées à 9% alors que la consommation augmentait pour le chauffage. Ce n’est donc pas encore gagné sur ce plan là puisque l’énergie importée provient de centrales à charbon extrêmement polluantes.

5. De plus en plus d'entreprises changent leur méthodes

Ce qu’on peut lier à la baisse des prix de l’énergie verte mais surtout par l’opinion publique qui grogne de plus en plus contre les entreprises responsables de fortes pollutions, de déforestations, d’exploitations humaines, de massacres d’animaux… C’est une chose qu’il ne faut pas négliger, la tendance à pointer du doigt les entreprises qui ne respectent pas l’environnement s’est beaucoup intensifiée ces dernières années et elles sont obligées de réagir pour rectifier leur image. Parce que si tout le monde les déteste, elles ne vendent plus. C’est con.

6. La ville d'Amsterdam interdit la pub pour les énergies fossiles et l'avion

Une première mondiale pour cette ville qui a toujours montré une avance dans la lutte contre le réchauffement climatique. La publicité des énergies fossiles comme le gaz, le charbon et le pétrole est interdite dans toute la ville et devrait s’étendre prochainement dans l’intégralité du pays. Mais ce sont également les pubs pour les compagnies aériennes low-cost qui sont désormais bannies. La municipalité explique ces actes comme action pour tenir les engagements pris à Paris en 2015. Y’en a qui se bougent le cul et ça c’est cool.

7. Boeing promet des avions uniquement alimentés en biocarburants pour 2030

Puisqu’on parle d’avions, la compagnie Boeing a promis la mise en place d’appareils pouvant voler en utilisant 100% de biocarburants et ainsi réduire l’impact monstrueux de l’aéronautique sur l’environnement. Son concurrent Airbus tente lui de développer un avion à l’hydrogène afin de limiter également sa pollution. Bon après c’est pas encore fait, pour rappel l’année dernière plusieurs compagnies effectuaient des vols « à vide » pour garder leur créneaux ou faisaient même des vols qui tournaient en rond pour revenir à leur point de départ. On marche sur la tête quand même…

8. L'interdiction de plusieurs objets en plastique à usage unique

Allez, on va tous rire un bon coup nerveusement. Ça fait quoi, huit ans qu’on nous parle de tous les objets en plastique à usage unique qui vont être interdits chaque année ? Devant cette vaste blague il semble que ce soit à nous d’essayer de faire bouger les choses en décidant simplement d’en acheter le moins possible et dans le meilleur cas de s’en passer totalement.

9. Joe Biden revient dans les accords de Paris

Alors que son prédécesseur Donald Trump avait clairement décidé de ne pas s’engager dedans, Joe Biden n’a pas attendu bien longtemps pour y remédier : à peine quelques heures après sa prise de fonction, il a signé un décret annonçant le retour des États-Unis dans ces accords. Salué par beaucoup de chefs d’états il faudra attendre de voir comment se dérouleront les mesures prises par les États-Unis sur ce sujet d’importance capitale. Le président Emmanuel Macron n’a donc pas perdu de temps pour féliciter son collègue parce qu’il est vraiment sympa. Bon, le souci c’est que cela intervient presque au même moment où le gouvernement était visé par une plainte sur son inaction vis à vis de ses engagements sur le climat mais c’est pas graaaave, ça vaaaaa, là c’est festif.

Le retour des #ÉtatsUnis ?? dans l'accord de Paris sur le climat est l'une des mesures phares de Joe Biden destinées à rétablir le leadership américain dans la lutte contre le changement climatique

Posted by FRANCE 24 on Thursday, January 21, 2021

10. Le gouvernement condamné pour son inaction climatique

C’est tout bonnement historique : le gouvernement français a été condamné par le tribunal administratif de Paris pour son inaction par rapport à ses engagements sur la réduction des gaz à effets de serre. À l’origine de cette plainte, plusieurs ONG (Greenpeace, Fondation Nicolas Hulot, Oxfam et Notre affaire à tous) qui se sont donc réjouis de cette victoire. Évidemment le gouvernement a fait savoir par son porte-parole Gabriel Attal qu’il mettait tout en place pour évoluer sur ce sujet : « Il est tout à fait juste de dire que notre pays a accumulé un retard depuis des années dans la lutte contre le réchauffement climatique. Je partage ce constat et nous y répondrons. »

Bon, faut croiser les doigts et espérer que les choses vont vraiment bouger sur ce sujet. En attendant vous pouvez aller voir les pays qui font des trucs cools pour l’environnement et les paradoxes écolos un peu ridicules, ça nous remet tous un peu à notre place.