Entre simulations et arbitres payés, le foot (comme beaucoup d’autres sports) a son lot de rencontres un peu suspectes.

Parfois ce sont les joueurs qui font délibérément de l’anti-jeu en simulant des blessures et ou saccageant le terrain, mais d’autres fois ce sont carrément des directeurs sportifs ou des dirigeants qui se mettent dans le coup.

Quand les scandales éclatent en Coupe du Monde, ça gâche tout de suite un peu le spectacle, et on comprend pourquoi ce sont toujours les mêmes qui gagnent (je rigole, ne vous énervez pas).

1. Maradona à la Coupe du Monde de 1986

« La main de Dieu », qui ne connaît pas cette histoire ?

Maradona en Coupe du Monde 1986 marque volontairement un but de la main face à l’Angleterre au Mexique. L’Argentine a ainsi gagné pour la seconde fois la Coupe du Monde grâce à cette tricherie. Mais comment l’arbitre a pu laisser passer ça ? Apparement l’arbitre aurait vu le but marqué de la tête et non de la main… ou alors le mec a sérieusement besoin de lunettes et on a la limite de s’inquiéter pour sa santé, ou alors il s’agit là d’une des plus grosses tricheries de l’histoire du football.

Crédits photo (Domaine Public) : Unknown authorUnknown author

2. Rivaldo et sa fausse blessure en Coupe du Monde 2002 (décidément quand l'enjeu est grand on est prêt à tout)

Le 3 juin 2002, lors du match Brésil-Turquie en Coupe du Monde 2002, Rivaldo fait un geste plus que discutable qui vaudra l’expulsion du joueur turc Hakan Unsal.

Touché à la jambe, le Brésilien se jette au sol en hurlant à la mort et en se tenant la tête (rien que ça). Unsal est donc renvoyé sur le banc et ne peut plus joueur le reste du match, alors que les caméras montrent bien que Rivaldo n’est pas blessé.

Plus tard, Rivaldo devra payer une amende de 7200 € mais explique qu’il ne regrettait pas du tout son action, bel esprit !

3. Les Anglais et la Coupe du Monde 1966, qui éveille les soupçons

Là c’est carrément l’ensemble de l’organisation du mondial anglais qui éveille des soupçons.

La seule Coupe du Monde remportée par les Anglais serait-elle un peu volée ? C’est ce qu’affirme en tout cas l’ancien président de la Fifa João Havelange en expliquant que le président de la Fifa de l’époque était Anglais, que le mondial se déroulait en Angleterre, que sur les 3 arbitres et 6 assistants qui ont notamment dirigé les matchs du Brésil, du Portugal de la Hongrie et de la Bulgarie, 6 étaient anglais et deux autre allemands. Dans le match Argentine-Allemagne, justement l’arbitre était allemand et en finale on retrouve les deux nations européennes : l’Angleterre et l’Allemagne.

Il y avait des tensions entre les Anglais et les trois nations sud américaines présentent lors du mondial (Brésil, Argentine et Uruguay) qui dénoncent l’organisation de ce dernier. Même si à ce jour, la victoire de l’Angleterre n’a jamais été remise en cause, il faut reconnaitre que l’organisation était largement en faveur du pays hôte qui n’était d’ailleurs pas du tout favori de la compétition à l’origine.

Crédits photo (Creative Commons) : National Media Museum from UK

4. La Juventus et ses quelques petits arrangements

Si la Juve n’a pas toujours eu une très bonne réputation en Italie, c’est en grande partie à cause des affaires de corruption qui planent sur le club.

les conclusions d’une enquête en 2006 accuse de tricherie le directeur sportif Turinois Luciano Moggi qui décidait de la nomination des arbitres pour les matchs clefs du championnat italien. Par exemple, en 2000, la Juventus avait besoin d’une victoire pour être sacrée championne et alors qu’elle mène 1-0 contre Parme le défenseur parmesan Fabio Cannavaro inscrit le but de l’égalisation qui va être refusé par l’arbitre pour une faute inexistante. Bref, ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres, mais en matière de tricherie et de corruption, la Juve a un petit passif.

5. Robben, au Mondial de 2014

Lors du Mondial de 2014 au Brésil, dans un latte qui oppose les Pays-Bas et le Mexique, Robben s’effondre à plusieurs reprises lors du match, allant même jusqu’à un penalty accordé pour son équipe.

Plus tard, le joueur avouera avoir anticipé ses chutes, s’attendant soit-disant à être touché par le défenseur mexicain…mouais un peu bidon tout ça.

6. L'affaire Bernard Tapie en Ligue des Champions 1993

La ligue des champions 1993 fera a jamais la fierté de l’OM, et c’est bien normal. Cependant, une fois de plus dans l’histoire du foot, des soupçons de corruption se sont éveillés, et l’on accuse Bernard Tapis, ancien directeur du club, d’avoir acheté un match. En effet, c’est lors du match de l’OM face à Bruges, remporté 1-0 par les Marseillais, que l’arbitre aurait été corrompu.

Cette accusation est notamment portée par une ancienne légende du football roumain, Cornel Dinu. La rencontre était arbitrée par Ion Craciunescu, un compatriote de Cornel Dinu. Le joueur roumain affirme avoir rencontré le patron marseillais à plusieurs reprises, et aurait donc été chargé de faire en sorte que l’arbitre « s’abstienne de donner un carton jaune » au défenseur Basile Boli. Tapie expliquait « Si Boli est sanctionné, il sera suspendu contre Milan en finale. Pour cela, l’arbitre recevra 20 000 dollars. »

Ce n’était pas la première fois que Bernard Tapie était accusé de tricherie et de corruption (une affaire avait déjà éclaté la même année dans le match opposant l’OM et Valenciennes), néanmoins la victoire de l’OM en Ligue des Champions ne sera pas remise en cause, et aujourd’hui on a plutôt tendance à oublier cette histoire.

Crédits photo (CC BY-SA 4.0) : Michaël Bemelmans

7. L'élimination de l'Algérie en Coupe du Monde 1982 par l'Allemagne et l'Autriche

En coupe du Monde 1982, l’Algérie était le premier pays africain à se qualifier. Alors que les Fennecs se retrouvent dans un groupe assez compliqué (Allemagne, Autriche et Chili), ils parviennent à battre les Allemands, bien trop confiants, dans un de leur plus beau match qui se soldent avec 2 buts à 1.

Pour être qualifiés et être la première équipe africaine à passer un tour lors d’un Mondial, n’importe quel résultat leur est favorable, sauf une victoire avec un ou deux buts d’écart de l’Allemagne de l’Ouest sur l’Autriche. Dans ce cas-là, ce sont les deux équipes européennes qui seraient qualifiées. Et bizarrement, c’est précisément ce qui va se passer.

A la 10ème minute, Horst Hrubesch ouvre le score pour les Allemands, et ensuite plus rien. Les deux équipes, satisfaites par ce résultat refusent le jeu, dans le but d’éliminer l’Algérie.

Ce n’est que 25 ans plus tard que Harald Schumacher le gardien allemand avouera que le match était truqué, et demandera pardon aux Algériens.

8. La grande affaire Calciopoli

Toujours dans le football italien, l’affaire Calciopoli a fait parler d’elle. Cette affaire a impliqué dans un premier temps la Juventus, le Milan AC, l’AC Fiorentina, la SS Lazio, la Reggina Calcio et la Società Sportiva Arezzo, oui, ça fait beaucoup. Pour résumer, comme expliqué plus tôt, le directeur sportif de la Juventus de Turin Luciano Moggi, est accusé de truquer les matchs, sachant que c’était à lui de décider de la nomination des arbitres pour les matchs importants du championnat.

Pas seulement la Juve, mais beaucoup d’autres clubs sont impliqués dans ce scandale, avec le lot d’arbitres qui va avec. Luciano Moggi sera suspendu de toute fonction sportive pour une durée de cinq ans. La Juventus sera le seul club relégué, mais le Milan AC sera pénalisé de 8 points, et passera de la seconde à la quatrième place et participera donc au tour préliminaire de la Ligue des champions. La Fiorentina et la Lazio restent en Serie A mais seront privées de Coupe d’Europe.De lourdes sanctions qui font quand même réfléchir sur l’utilité de tricher durant toute une saison…

9. Marwin Hitz ancien gardien d'Augsbourg qui laboure le terrain lors d'un penalty

Dans un registre un peu plus léger (mais qui reste une tricherie), le gardien allemand Marwin Hitz, a fait lors d’un match en 2015, un geste un peu déplacé.

C’était en Budensliga face à un match contre Cologne, que le gardien, après qu’un penalty ait été signalé, a fait mine de parler avec l’arbitre et pendant ce temps, creusait la pelouse avec ses crampons pour faire un trou. Quand le joueur de Cologne s’est avancé, il a glissé sur la pelouse et l’arbitre n’a rien compris. C’est avec les caméras que l’on va remarquer le geste de Hitz, qui le reconnait lui-même. Il sera évidemment sanctionné pour cet anti-jeu et aura une amende de 120 euros (seulement).

10. Luis Suarez, entre simulations et morsures

On termine ce top par le grand, le TRES grand Luis Suarez, pro des simulations et des morsures.

Peut-on vraiment appeler cela de la tricherie ou est-ce simplement du mauvais esprit ? Dans tout les cas les exemples se multiplient : la morsure sur Giorgio Chellini en Coupe du Monde de 2014 (Suárez n’avait pas été puni par l’arbitre pour cette agression), la morsure sur Branislav Ivanovic qui lui a valu une suspension… bref, c’est une mauvaise habitude, et il faut expliquer à Suarez de ne pas bouffer ses adversaires.