Les Aveyronnais ne sont pas vraiment ordinaires. À bien y regarder, ils se démarquent sur de nombreux points, et sont parvenus, depuis la création du département, en mars 1790, à se tailler une solide réputation en France mais aussi à l’étranger. C’est pas pour rien qu’on vous a donné les raisons de sortir avec un Aveyronnais. Pour autant, il y a toujours des trucs qu’on a du mal à piger chez eux…

1. Leur désir de conquête

C’est bien connu, les Aveyronnais se sont implantés, tels des Vikings des temps modernes, dans de nombreux pays et territoires. Très puissants à Paris, on les retrouve aussi à l’étranger et notamment en Argentine. La ville de Pigüé par exemple, a été fondée par des familles du Rouergue au XIXe siècle et compte aujourd’hui à peu près 15 000 habitants. Ils se sont également établis en nombre du côté de la baie de San Francisco à la même période.

Crédits photo (CC BY-SA 4.0) : Jiròni B.

2. Le secret qui entoure les coins à champignons

Les Aveyronnais se refusent catégoriquement à dévoiler l’emplacement des meilleurs coins à champignons. Si un Tarnais, qui vient donc du département voisin, s’aventure en Aveyron pour choper un maximum de cèpes, il s’expose à de graves ennuis. Et croyez-moi, personne n’a envie de subir la vendetta aveyronnaise.

3. Leur grande résistance au froid

L’Aveyron est un pays un peu rude. Pourtant, l’Aveyronnais ne se laisse jamais impressionner par la neige ou le gel. Même quand les éléments se déchaînent de manière inattendue et tardivement, au mois d’avril par exemple, il prend la chose avec philosophie.

4. Leur obsession du fromage

Prenez les spécialités gastronomiques aveyronnaises. L’aligot par exemple, la flaune (le cheesecake local), la soupe au fromage… Sans oublier la truffade qui, si elle est originaire des monts du Cantal, est largement cuisinée dans l’Aveyron. C’est un fait, l’Aveyronnais est totalement dépendant du fromage. Et notamment du…

5. Le Roquefort

C’est ici qu’est né ce fromage mythique au bon goût de moisi. Plus sérieusement, le Roquefort, ou le Bleu, c’est une affaire sérieuse en Aveyron. On raconte que le « concept » serait né il y a bien longtemps, quand un berger un peu tête en l’air, oublia son casse-croûte dans une grotte. Un peu de pain recouvert de lait de brebis caillé. Casse-dalle qu’il retrouva plus tard recouvert d’une pellicule de moisissure. Pas spécialement dégoûté, le berger décida de mordre dedans et trouva le goût délicieux… Depuis, le Roquefort s’est exporté mais n’est pour autant pas du goût de tout le monde.

6. L'attirance pour les tripes

Parce qu’il faut quand même en vouloir pour aller bouffer les tripes du veau non ?

7. Plus globalement son côté très viandard

Vous ne trouverez pas Rodez, Millau ou une autre ville aveyronnaise dans le top 10 des cités les plus végétariennes de France. Non car ici, on aime la viande. Alors bien sûr, il y a aussi des personnes végan et végétariennes en Aveyron, cela va sans dire. Mais le truc, c’est que la gastronomie locale, et ce depuis bien longtemps, a toujours mis en valeur la bidoche. De manière classique ou plus originale, avec les fameux tripoux sus-cités…

8. Leur accent

Assez différent de l’accent toulousain, l’accent aveyronnais est unique. Tout comme les expressions fleuries qu’il ne manque pas de mettre en valeur.

9. Leur vocabulaire

Comme tous les départements, l’Aveyron possède son panel d’expressions bariolées. Des mots qui parfois rejoignent le lexique toulousain ou tarnais, qui, pour une personne extérieure, sont parfois difficiles à comprendre. Petit florilège via une charmante histoire : alors qu’il avait passé la soirée à s’arsouiller, pris par une subite envie de caguer, Gégé décida de sortir du troquet pour se trouver un endroit peinard ou faire sa petite affaire. Le voyant partir, son pote Hervé, alias R-V, le roi du tuning de La Primaube, lui lança « qu’est-ce que tu sanes ? », en manquant de s’escaner avec une cacahuète. Indifférent, Gégé passa la porte et bascula dans le bartas avant même d’avoir pu traverser la rue, en ayant juste le temps de laisser échapper un laconique « macarel ». « Atche », lança R.V, « Gégé s’est vautré comme une merde dans le bartas ». Fin.

10. L’omniprésence de l'accordéon

En Aveyron, l’accordéon est partout. Le musette est toujours très populaire et donne lieu à des fêtes très animées. Même si on joue aussi d’autres genres de musiques, il ne faut pas limiter le département à son folklore.

Top écrit par un Aveyronnais exilé…